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terme, conduit à l'intraduisible. En effet, on ne traduit pas une phonologie. Mais on ne traduit pas de la langue non plus, dans un texte.630 Par conséquent, au lieu de discuter, en théorie, d'intraduisible poétique, îl faut analyser leș mécanismes linguistiques qui se produisent au niveau du texte lors du processus traductif.631 En conformité avec leș réflexions ci-dessus, nous préférons parler plutôt de " limites de la traduction poétique " que d'intraduisible. Ces limites résident dans leș difficultés que suppose
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
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de la langue non plus, dans un texte.630 Par conséquent, au lieu de discuter, en théorie, d'intraduisible poétique, îl faut analyser leș mécanismes linguistiques qui se produisent au niveau du texte lors du processus traductif.631 En conformité avec leș réflexions ci-dessus, nous préférons parler plutôt de " limites de la traduction poétique " que d'intraduisible. Ces limites résident dans leș difficultés que suppose la traduction de ce discours, mais également dans le fait que nulle traduction n'est définitive : comme elle représente
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îl faut analyser leș mécanismes linguistiques qui se produisent au niveau du texte lors du processus traductif.631 En conformité avec leș réflexions ci-dessus, nous préférons parler plutôt de " limites de la traduction poétique " que d'intraduisible. Ces limites résident dans leș difficultés que suppose la traduction de ce discours, mais également dans le fait que nulle traduction n'est définitive : comme elle représente un compromis, la traduction implique une certaine déperdition. Îl n'y a pas de critères universaux pour séparer leș
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leș difficultés que suppose la traduction de ce discours, mais également dans le fait que nulle traduction n'est définitive : comme elle représente un compromis, la traduction implique une certaine déperdition. Îl n'y a pas de critères universaux pour séparer leș bonnes et leș mauvaises traductions 632, ce qui mène, selon Paul Ricœur, au " deuil de la traduction parfaite ". Un deuil qui apporte pourtant le bonheur de l'hospitalité langagière à travers l'ouverture à l'Autre : " Hospitalité langagière donc, ou le
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suppose la traduction de ce discours, mais également dans le fait que nulle traduction n'est définitive : comme elle représente un compromis, la traduction implique une certaine déperdition. Îl n'y a pas de critères universaux pour séparer leș bonnes et leș mauvaises traductions 632, ce qui mène, selon Paul Ricœur, au " deuil de la traduction parfaite ". Un deuil qui apporte pourtant le bonheur de l'hospitalité langagière à travers l'ouverture à l'Autre : " Hospitalité langagière donc, ou le plaisir d'habiter
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texte cible, y compris du rythme poétique. 2. 5. 1. Signifiant et signifié poétique en traduction Le discours poétique se trouve, irrémédiablement et plus que tout autre discours, sous le paradigme du signe, qui constitue également l'une des difficultés leș plus redoutables en traduction.639 Îl semble que le traducteur de poésie n'ait pas de choix réel et qu'il soit condamné, dès le début, à sacrifier la forme pour le contenu, et inversement : " La traduction est condamnée au
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métrique et prosodique, îl est toujours difficile d'équilibrer la fidélité sémantique et l'élégance dans la langue d'arrivée. "640 Afin d'illustrer un țel sacrifice, nous rappelons la décision des traducteurs d'abandonner la forme poétique en traduisant leș vers par la prose, décision qui se situe, selon Efim Etkind, à l'origine de la crise de la traduction de vers en France dans leș années '70 : " C'est très précisément cette distinction, entre le fond et la forme, qui est
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un țel sacrifice, nous rappelons la décision des traducteurs d'abandonner la forme poétique en traduisant leș vers par la prose, décision qui se situe, selon Efim Etkind, à l'origine de la crise de la traduction de vers en France dans leș années '70 : " C'est très précisément cette distinction, entre le fond et la forme, qui est à l'origine de la crise traversée par la traduction poétique en France, et cette crise, par une évolution continue, est en train de tourner
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la catastrophe. "641 En ce qui suit, nous essayons de voir și le traducteur est vraiment obligé de choisir entre la forme et le contenu du poème. Pour ce faire, nous nous appuyons sur la théorie de la traduction : nous analysons leș plaidoyers pour la forme, ensuite ceux pour le sens du texte poétique, pour aboutir à la problématique de la signifiance en traduction. * Dans la littérature de spécialité, îl est plus probable de trouver des plaidoyers pour la traduction de la forme poétique
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forme poétique ne doit pas être négligée en traduction, car toute composante du signifiant a son rôle bien précis dans la construction de l'effet global : " Un poème est un organisme dont chaque élément a une importance vitale : le rythme, leș rimes, leș strophes, la composition syntaxique, l'organisation phonétique et musicale coexistent et entrent en système. "645 Du point de vue de la traduction, îl y a pourtant des différences entre le traitement de la poésie à forme fixe et des poèmes
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ne doit pas être négligée en traduction, car toute composante du signifiant a son rôle bien précis dans la construction de l'effet global : " Un poème est un organisme dont chaque élément a une importance vitale : le rythme, leș rimes, leș strophes, la composition syntaxique, l'organisation phonétique et musicale coexistent et entrent en système. "645 Du point de vue de la traduction, îl y a pourtant des différences entre le traitement de la poésie à forme fixe et des poèmes à vers
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645 Du point de vue de la traduction, îl y a pourtant des différences entre le traitement de la poésie à forme fixe et des poèmes à vers libres. Și l'on analyse la poésie à prosodie fixe, on observe que, paradoxalement, leș faits de versifications șont à la fois nécessaires et insuffisants par eux-mêmes pour donner naissance au poème.646 Un țel paradoxe n'autorise pas le traducteur à leur accorder une moindre importance. La poésie rimée, ou toute poésie à forme
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marquée par l'époque où elle a été produite.648 Pour approfondir cette analyse, îl serait peut-être intéressant d'étudier l'origine de la rime, phénomène controversé qui pourrait être expliqué soit par să " filiation historique ", soit par une " genèse spontanée ". Leș facteurs qui favorisent la création de la rime șont " la structure syllabique relativement simple ", " l'inventaire réduit de voyelles phonologiquement pertinentes ", " la morphologie bien développée ", " le riche choix de suffixes dans le domaine de la formation des mots " 649. La traduction de la
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de voyelles phonologiquement pertinentes ", " la morphologie bien développée ", " le riche choix de suffixes dans le domaine de la formation des mots " 649. La traduction de la poésie à rime fixe constitue donc une véritable difficulté, à căușe du manque de correspondance entre leș langues au niveau phonique. Îl y a des traducteurs qui soutiennent que la forme est la véritable priorité dans le cas des poèmes à prosodie fixe, car " la poésie est une forme pour laquelle îl est nécessaire de trouver une
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avânt le romantisme, la traduction en prose des poèmes en vers. "657 L'apparition du vers libre est l'un des symptômes du changement de paradigme qui marque la naissance de la poésie moderne, fait reconnu dans un premier temps par leș poètes.658 Le vers libre met en valeur l'étrangeté du poème, car îl " incarne non seulement une révolution formelle, mais aussi une éthique de la singularité des voix naissantes de la poésie "659. * Îl semble que la beauté de la poésie ne
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la composante formelle, parce qu'elle ne résulte pas de la tradition, mais elle est l'expression directe du génie créateur du poète : L'idée, l'image et l'intuition poétique șont le propre du poète ; le lecteur ne peut pas leș conjecturer, si on ne leș lui fait connaître. Au contraire, îl n'y aură pas de mal à entendre en pensée la cadence du vers et à reconstituer le système prosodique, toujours le même, traditionnel, monotone et qui tire précisément
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elle ne résulte pas de la tradition, mais elle est l'expression directe du génie créateur du poète : L'idée, l'image et l'intuition poétique șont le propre du poète ; le lecteur ne peut pas leș conjecturer, si on ne leș lui fait connaître. Au contraire, îl n'y aură pas de mal à entendre en pensée la cadence du vers et à reconstituer le système prosodique, toujours le même, traditionnel, monotone et qui tire précisément să force de la tradition et
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qui renouvelle le traduire "664. Parlant de la manière dont Meschonnic conçoit la traduction de la Bible, Alexandre Eyries observe que toute traduction doit se réaliser à travers une écoute de l'écriture : La traduction inter-linguale, cibliste ou sourcière, ne transporte que leș restes d'une œuvre, qu'une dépouille dépossédée de tout ce qui la fait se mouvoir en tânt que corps-langage. Afin qu'elle soit véritablement efficace et vivante, une traduction doit donner à entendre une vocalisation textuelle, c'est à
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parole, entre la forme et le contenu. Tout texte prend să naissance dans un dialogue qui émerge de la vie la plus concrète. [...] L'écriture est, à son origine, un dialogue réel, dialogue simultané de l'auteur avec lui-même et avec leș autres, dans lequel se rencontrent le passé, le présent et même la projection vers l'avenir. De ce fait, l'écriture se définit comme dépassement de soi et ouverture vers l'autre.671 Par l'analyse dialogique du texte poétique, " l
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traduction. De cette nouvelle perspective sur le texte source comme discours découlent deux hypothèses qui visent l'invariant de la traduction poétique : îl consiste soit dans l'effet produit sur le lecteur (en d'autres mots, îl faudrait " traduire ce que leș mots ne disent pas, mais ce qu'ils font "678), soit dans le rythme qui " a une importance particulière dans le discours sur la traduction, depuis que Henri Meschonnic l'a élevé au rang de théorie "679. * La traduction du
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classique, sur laquelle ironise Meschonnic 683 ; pourtant, le rythme devient " une forme ne pouvant être soumise à la rationalisation, ni prédictible, ni prévisible ", véritable aventure d'un sujet historique : Ainsi, le grand transformateur du traduire n'est pas le sens, leș différences dans le sens, l'herméneutique. C'est le rythme. Pas le rythme au sens traditionnel, d'alternance formelle du même et du différent, ordonnance, mesure, proportion. Mais le rythme țel que la poétique l'a transformé organisation d'un
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la résultante des éléments sémantiques et formels n'est autre que la signifiance de l'œuvre.689 Și le sens ou la forme, pris séparément, n'apportent rien de nouveau à la théorie de la traduction poétique, vu la difficulté de leș définir et de leș traiter, ce qui devrait transparaître dans la langue cible est la signifiance, qui, dans la terminologie de Michael Riffaterre, résulte de la compréhension du texte. En d'autres mots, îl faut traduire le tout, sans occulter aucun
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sémantiques et formels n'est autre que la signifiance de l'œuvre.689 Și le sens ou la forme, pris séparément, n'apportent rien de nouveau à la théorie de la traduction poétique, vu la difficulté de leș définir et de leș traiter, ce qui devrait transparaître dans la langue cible est la signifiance, qui, dans la terminologie de Michael Riffaterre, résulte de la compréhension du texte. En d'autres mots, îl faut traduire le tout, sans occulter aucun élément qui contribue à
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élément qui contribue à la création de l'effet du poème.690 Le nouvel impératif de la traduction poétique est, par conséquent, non l'équivalence du sens, mais l'équivalence de la signifiance : " Le lecteur de la traduction doit pouvoir s'appliquer sur leș mots qui composent le texte traduit pour retrouver une signifiance équivalente à celle du texte. Ceci implique en particulier, dans des formulations amplement répétées par et depuis Henri Meschonnic, que soit traduit "le même par le même" "691. * Nous avons
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à théoriser. La définition la plus compréhensive du terme est fondée sur la théorie de Riffaterre : " C'est ce nouveau mode de production du sens qui a lieu à l'intérieur du texte, dans le jeu des forces que sous-tendent leș signifiants, qu'on appelle la signifiance, par opposition au sens référentiel. "692 La signifiance dépasse le niveau strictement linguistique, car elle est " une manifestation de la sémiosis " et, par cela, elle ouvre la voie à de multiples lectures et interprétations, toutes
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