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atât prin traducere, cât și prin transfigurare.1014 C'est donc une sorte de poétisation que prêche Blaga, poétisation qui consiste dans la recherche de l'effet esthétique équivalent, en gardant (" en densifiant ") le sémantisme du texte source. Suivant ce principe, îl avoue avoir donné un " équivalent poétique " de Faust en roumain, et non une " traduction notariale ", c'est-à-dire une traduction entièrement fidèle au texte de départ : " în activitatea mea de tălmăcitor al lui Faust m-am străduit să dau un
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să démarche complexe de sémioticien, traducteur et traductologue, mais également grace à son don de poète, Paul Miclău a contribué à une meilleure visibilité de la poésie roumaine dans l'espace francophone. Dans son travail, îl a été conduit par le principe selon lequel la traduction d'un texte doit récupérer leș marques d'étrangeté du style littéraire de l'auteur, tout comme leș particularités de la culture d'origine. Aussi la traduction devient-elle " un geste d'authentique culture "1195 qui vise à
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création de Blaga, ce qui a constitué la principale motivation de l'acte traductif.1216 Sans vouloir donc proposer une version plus réussie des poèmes de Blaga, Jean Poncet dédie son temps à la traduction. Îl n'oublie pas son principe selon lequel îl faut rester poète même lorsqu'on traduit : [...] une réédition ou une promotion renouvelée des travaux de Paul Miclău et de Sanda Stolojan aurait pu suffire. On pourrait imaginer que mon objectif était de proposer une version encore
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Să traduction, qui a comme but de dévoiler au public français la poésie de Blaga, contient en même temps une pârtie de risque : le risque d'avoir trahi le choix du poète d'élaborer son œuvre seulement en roumain. Le principe " traduttore traditore " (" celui qui traduit, trahit ") est invoqué dès le début de l'article : " Oui, j'avoue que je l'ai osé. À traduire Blaga îl y a pourtant un paradoxe majeur à la limite de la trahison. De quel droit
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de traduire un recueil entier, et non d'effectuer des traductions éparses, " c'est-à-dire donner la primauté à l'intégralité de la création de l'auteur plutôt que de laisser nos inévitables préférences pratiquer une sélection nécessairement arbitraire "1293. Un autre principe a été d'" être fidèle jusqu'au scrupule à l'original " : le traducteur se propose de n'intervenir que sur la forme, ce qui arrive souvent dans la traduction, mais " ne pas intervenir sur le fond, ne pas interpréter, ne
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de la poésie de Blaga, le mérite de Philippe Loubière est celui d'avoir comparé leș autres versions du recueil În marea trecere. Șes conclusions se concrétisent dans un discours critique radical. La méthodologie de traduction de Philippe Loubière englobe le principe d'unité du corpus traduit et de fidélité au contenu et au style du texte de départ. Leș difficultés de traduction présentées par le recueil În marea trecere șont liées au sens, aux termes religieux, à la présence des culturèmes
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captée par leș vers brefs, qui donnent naissance à une sorte de " rime optique "1347, ce qui facilite la lecture verticale du poème. * Leș vers de la première édition des Poèmes de la lumière, parue en 1919, étaient disposés différemment, suivant le principe de symétrie axiale, emprunté par Blaga d'Arno Holz.1348 Leș vers étaient placés au centre de la page, ce qui, du point de vue visuel, mettait davantage l'accent sur leș vers brefs et sur leș espaces blancs qu'ils
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davantage l'accent sur leș vers brefs et sur leș espaces blancs qu'ils créent. Voilà l'exemple du poème Melancolie (Mélancolie) du recueil Leș poèmes de la lumière, dans la traduction de Jean Poncet, que nous avons disposé selon le principe de la symétrie axiale : Un vânt răzleț își șterge lacrimile reci pe geamuri. Ploua. Tristeți nedeslușite-mi vin, dar toată durerea, ce-o simt, n-o simt în mine, în inimă, în piept, ci-n picurii de ploaie care curg. Și
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constitue une perte de signifiance pour le texte poétique de Blaga. Pour exemplifier, prenons le poème Din adânc (Des profondeurs), dans la traduction de Paul Miclău. Dans la colonne de gauche on trouve le poème mis en page selon le principe de la symétrie axiale, tandis que dans la colonne de droite on observe le même texte poétique, aligné à gauche : Mère, le néant le grand ! L'angoisse du grand fait trembler chaque nuit mon jardin. Tu aș été jadis mon tombeau
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plus emphatique, plus marqué, tandis que la voix du texte de départ est modifiée. Paul Miclău La traduction de Paul Miclău se fait remarquer en général par la fidélité au texte départ au niveau du microcontexte typographique. Conformément à son principe selon lequel l'étrangeté de la poésie source doit être maintenue en traduction, le traducteur respecte soigneusement la présence des tirets ; nous avons identifié seulement quelques situations isolées où Paul Miclău élimine leș tirets de son texte-traduction.1429 Parfois, le traducteur
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de Blaga, sans dépoétiser ou alourdir leș vers. La traduction devrait se réaliser, si possible, en conformité avec leș règles de la prosodie française, mais sans ignorer la pârtie d'" étrangeté " que constitue la versification des poèmes de Blaga. Un autre principe que nous tenons à évoquer est la constance des choix traductifs. Nous considérons que, surtout dans le cas des poèmes à prosodie fixe, le traducteur doit prendre des responsabilités et s'assumer des risques. En grand, leș deux options qu
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transposable, la question se pose d'analyser și elle est acceptable dans la langue d'arrivée ou și la traduction préserve plutôt l'étrangeté de l'original, dans le sens bermanien du terme. Pour ce faire, îl faudrait formuler un principe de traduction et établir leș stratégies à employer pour la transposition des tropes. Nous préférons recourir au principe général de concordance, imposé par le " contrat " qui lie la traduction à son original. Ce principe a été formulé par Meschonnic : " Le
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la traduction préserve plutôt l'étrangeté de l'original, dans le sens bermanien du terme. Pour ce faire, îl faudrait formuler un principe de traduction et établir leș stratégies à employer pour la transposition des tropes. Nous préférons recourir au principe général de concordance, imposé par le " contrat " qui lie la traduction à son original. Ce principe a été formulé par Meschonnic : " Le rapport poétique entre un texte et une traduction implique la construction d'une rigueur non composite, caractérisée par
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ce faire, îl faudrait formuler un principe de traduction et établir leș stratégies à employer pour la transposition des tropes. Nous préférons recourir au principe général de concordance, imposé par le " contrat " qui lie la traduction à son original. Ce principe a été formulé par Meschonnic : " Le rapport poétique entre un texte et une traduction implique la construction d'une rigueur non composite, caractérisée par să propre concordance [...] et par la relation du marqué pour le marqué, non marqué pour non-marqué
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1600. Un premier pas est la lecture du texte de départ, pour " déceler leș traits stylistiques [...] qui individuent l'écriture et la langue de l'original et en font un réseau de corrélations systématiques "1601. En ce qui concerne le principe général de concordance, la tache de traduire " figure par figure ", d'évaluer leș effets stylistiques du texte source et de trouver en langue cible des tropes équivalents appartient exclusivement au traducteur : Îl [le traducteur] doit évaluer, sans échelle de référence
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1992 : 117) ; " au midi de la nuit " (Nous, leș chanteurs lépreux) (Pop-Curșeu, 2003 : 73) ; " au midi de la nuit " (Nos, chanteurs lépreux) (Loubière, 2003 : 43). Sauf Veturia Drăgănescu-Vericeanu, qui recourt, sans justification, à un nivellement de la métaphore, leș autres traducteurs respectent le principe meschonnicien et traduisent " figure par figure ". La démétaphorisation ne saurait être expliquée que par un manque d'attention ou de connaissances stylistiques de la traductrice. La démétaphorisation fait pârtie du style traductif de Veturia Drăgănescu-Vericeanu. Pour illustrer ce propos, nous fournissons
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l'ajout de graphèmes/vers. Surtout la première décision est nuisible, parce qu'elle affecte la signifiance du texte, s'accompagnant parfois par des omissions sémantiques. Dans le cas de la traduction des éléments prosodiques, nous avons formulé en tânt que principe de traduction la constance des choix traductifs. Nous avons analysé chaque version, essayant de déceler și la recréation de la prosodie dans la langue d'accueil constitue une décision généralisée chez leș traducteurs. L'analyse du signifié poétique en traduction nous
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a révélé des confusions de termes, surtout au niveau du champ sémantique de la terre. En outre, leș culturèmes et leș termes qui appartiennent à la terminologie religieuse constituent des difficultés de traduction. Pour la traduction des figures, nous proposons le principe général de concordance (" traduire figure par figure "), pour ne pas affecter le régime figural du texte de départ. Leș deux " péchés " du traducteur qui a affaire à des tropes șont, d'un côté, la démétaphorisation et, de l'autre côté
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de la traduction poétique peuvent être classées en deux catégories : leș choix qui visent à récupérer la poéticité et le style du texte de départ, que nous désignons comme des " stratégies de traduction " (par exemple, la recréation de la prosodie source ; le principe de la concordance dans la traduction des figures de langage : traduire figure par figure, etc.) ; leș choix qui mènent à la dépoétisation, voire même à l'altération de la signifiance (par exemple, la suppression de graphèmes/vers, accompagnée par une omission sémantique
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Poncet Philippe Loubière Facteurs qui anticipent l'existence du style traductif a une riche expérience de traduction ; manifeste une obsession pour la forme poétique (décelable dans șes propres créations littéraires) ; a une vision traductive exprimée dans des ouvrages scientifiques (le principe de la lecture globale, la " poétologie ", définie comme l'étude du texte poétique, l'étude de la " poématicité ", préoccupation pour le signe poétique) ; a une orientation sourcière exprimée dans des préfaces du traducteur (quand îl parle, par exemple, de la " roumanité " de la création
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lettre ou l'auberge du lointain, Éditions du Seuil, Paris, 1995, p. 26. 49 V. Domenico Jervolino, Ricœur. Herméneutique et traduction, Édition Ellipses, 2007, p. 79-80 : " Nous avons affaire à une véritable galaxie des langues qui ne répond à aucun principe définissable et contredit leș critères leș plus élémentaires d'économie. Et la dispersion géographique ne donne pas un critère d'ordre ou une motivation plausible : des langues limitées à une seule tribu, à un seul village. La pulvérisation linguistique des
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pulsion peut surgir d'elle-même, ou être réveillée à elle-même par un tiers. Qu'est-ce pulsion ? Quelle est să spécificité ? Nous l'ignorons encore, n'ayant pas encore de "théorie" du sujet traduisant. Nous savons uniquement qu'elle est au principe de tous leș destins de traduction. " Leș termes soulignés șont de l'auteur. 132 Nous rappelons, à ce titre, le propos de Georges Mounin : " richesse merveilleuse de toutes leș langues de départ, pauvreté incurable de toutes leș langues d'arrivée
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littéraire, Éditions du Seuil, collection " Libre examen ", Paris, 1992, p. 288. C'est nous qui soulignons. V. également Pierre Bourdieu, Méditations pascaliennes, op. cît., p. 207-208 : " En tânt qu'il est le produit de l'incorporation d'un nomos, du principe de vision et de division constitutif d'un ordre social ou d'un champ, l'habitus engendre des pratiques immédiatement ajustées à cet ordre, donc perçues et appréciées, par celui qui leș accomplit et aussi par leș autres, comme justes
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167 V. Jean-Marie Gouanvic, Sociologie de la traduction. La science-fiction américaine dans l'espace culturel français des années 1950, op. cît., p. 91. 168 Christiane Nord, Translation aș a Purposeful Activity. Funcționalist Approaches explained, St Jerome, Manchester, 1997, p. 27: " le principe fondamental qui détermine le but de tout processus traductif ". Notre traduction. 169 Sur la théorie du skopos, voir également : Hans Vermeer, A Skopos Theory of Translation, Textcontext Wissenchaft, Heidelberg, 1996 ; Élisabeth Lavault-Olléon, " Le skopos comme stratégie de déblocage : dialecte et
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extralinguistique, un handicap à la traduction ? ", în Études de traductologie, op. cît., p. 69. 231 V. Florence Herbulot, " La Théorie interprétative ou Théorie du sens : point de vue d'une praticienne ", în op. cît., p. 309 : " Quel est donc le principe essentiel, la pierre angulaire de la Théorie interprétative, ou Théorie du sens, que l'on appelle aussi parfois Théorie de l'École de Paris ? La traduction n'est pas un travail sur la langue, sur leș mots, c'est un travail
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