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cygne./ Dans să pârtie/la neige de son visage tient lieu de parole. " (Autoportrait) (Caumette, 1998 : 189). La métaphore " zăpadă făpturii " (littéralement : " la neige de l'être ") doit être interprétée au niveau abstrait et générique. Și leș trois premières versions șont littérales, Paula Romanescu décide d'introduire une modification de la voix du texte par l'emploi de l'adjectif démonstratif " ce ". En plus, să traduction contient un changement sémantique pas du tout négligeable, tout comme un contresens : la métaphore source est
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partout, țoi et moi. (Un chant de cygne est descendu du ciel) (Villard, 2009 : 75) Dans la langue de départ, l'image du texte source peut avoir leș deux sens suivants : 1) Îl y a des vierges dont leș beautés șont nu-pieds et qui marchent sur leș bourgeons. 2) Îl y a des vierges qui marchent nu-pieds sur des bourgeons avec leurs beautés. On observe quelques différences entre leș versions citées dans le tableau ci-dessus. Premièrement, la métaphore des vierges dont
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en français. Sanda Stolojan et Paul Villard proposent des traductions quasi-littérales. Paul Miclău renonce au nom " la beauté ", compensant cette perte par l'introduction de l'épithète " belles " qui détermine leș vierges. Dans la version de Veturia Drăgănescu-Vericeanu, " leș beautés " șont " dénudées " : en effet, cette traduction correspond à la première interprétation que nous avons exposée ci-dessus. La traduction de Jean Poncet est plus interprétative : le verbe " a umblă " (" marcher ") est traduit par " gambader " ; leș vierges șont " jeunes ". Leș solutions proposées par
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de Veturia Drăgănescu-Vericeanu, " leș beautés " șont " dénudées " : en effet, cette traduction correspond à la première interprétation que nous avons exposée ci-dessus. La traduction de Jean Poncet est plus interprétative : le verbe " a umblă " (" marcher ") est traduit par " gambader " ; leș vierges șont " jeunes ". Leș solutions proposées par Ștefana et Ioan Pop-Curșeu et par Philippe Loubière concentrent le sémantisme de la figure source dans une nouvelle métaphore en français (" beautés marchant pieds nus " ; " la beauté nu-pieds "). La traduction poétique s'avère être, une fois
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et țoi "). La traduction de Veturia Drăgănescu-Vericeanu, tout comme celle Ștefana et Ioan Pop-Curșeu contiennent une faute d'usage du français : on observe la formule " moi et țoi ", eu lieu du " țoi et moi " habituel de courtoisie. Leș autres traductions șont plus conformes à l'esprit de la langue cible. Leș images arborescentes de la poésie de Blaga créent des difficultés de traduction, surtout à căușe du haut niveau d'abstraction et de l'ambigüité sémantique qu'elles véhiculent. La traduction littérale n
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se détache " (Supremă ardere/Suprême combustion) (Miclău, 1978 : 465) ; " un sens se détache sibyllin " (Suprême combustion) (Poncet, 1996 : 190). Leș deux traducteurs recourent à la transposition : l'adverbe du texte source devient adjectif dans leurs textes-traductions. D'autres épithètes inédites șont traduites toujours par la méthode littérale : " cutreier sferic " " un sphérique allant " (Răsărit magic/Lever magique) (Miclău, 1978 : 433) ; " vis canibal " " rêve cannibal " (Prin toate erele/Par toutes leș ères) (Miclău, 1978 : 533). Nous avons remarqué que Blaga est très novateur
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leș deux premières versions, purement littérales. Le syntagme " zvonuri dulci " (littéralement : " des rumeurs douces ") est interprété par Paul Miclău comme " cette douce chanson " (Gorunul/Le chêne) (1978 : 135) ; Leș termes du syntagme " în limpezi depărtări " (littéralement : " dans le lointain clair ") șont inversés par Paul Miclău : " dans le clair lointain " (Gorunul/Le chêne) (1978 : 135) ; Le fragment " vieața netrăită " (littéralement : " la vie non-vécue ") est interprété par Paul Miclău comme " leur vie manquée " (Liniște/Silence) (Miclău, 1978 : 147), variante plus poétique ; " când tu
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coșuri : țestoase, țipari, curcubee. " " [...] leș pêcheurs portent le fardeau sur la tête :/tortues, anguilles, arcs-en-ciel aux paniers. " (Boare atlantică/Brise atlantique) (Miclău, 1978 : 417). Cette énumération se prête à la traduction littérale : și leș " tortues " (" țestoase ") et leș " anguilles " (" țipari ") șont à retrouver d'habitude dans le panier d'un pêcheur, la présence des " arcs-en ciel " (" curcubee ") crée l'inédit de cette figure. En effet, ce dernier élément est une métaphore qui englobe leș deux autres éléments de l'énumération. La
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texte d'arrivée résident dans le choix des termes et dans le travail interprétatif du traducteur. Nous analysons ci-dessous des contextes qui montrent, à travers le vocabulaire employé, la sensibilité poétique du traducteur. Nous présentons ensuite des versions réussies qui șont le résultat du travail d'interprétation. Là où la poéticité du texte de départ ne peut pas être récupérée, le traducteur recourt à la compensation. Nous analysons quelques contextes de traduction pour décider și cette méthode peut être appliquée à
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contextes de traduction pour décider și cette méthode peut être appliquée à la traduction de poésie. 5. 1. 1. Termes poétiques Le discours de la poésie suppose l'existence des termes qui, le plus souvent, appartiennent à un registre soutenu et șont porteurs de valeurs affectives et esthétiques.1616 La tache du traducteur est de ne pas changer de registre lors du passage d'une langue à l'autre ; en d'autres mots, la traduction ne peut se réaliser qu'en accordant
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potrivnic " (" le sort se sert de moi pour faire son jeu contraire ") " le sort se joue de moi, contre moi " (Ani, pribegie și somn/Années, exil et sommeil) (Ierunca, 1975 : 5). Leș deux variantes, résultat de l'interprétation du traducteur, șont poétiques. " o boală învinsă ți se pare orice carte " " tout livre te semble un mal vaincu. " (Încheiere/Conclusion) (Ierunca, 1975 : 7). Le nom " boală " (" maladie ") est traduit par le terme générique " mal ", choix qui met en valeur le message de
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au lieu de " tomber " augmente la poéticité du texte cible. Le deuxième choix témoigne également du désir du traducteur de produire un texte poétique dans la langue d'accueil. " [...] durerile nu sunt adânci decât atuncea când râd. " (" leș douleurs ne șont pas profondes que lorsqu'elles rient ") " [...] douleur qui riț point n'est mortelle. " (Veniți după mine tovarăși !/Suivez-moi, camarades !) (Poncet, 1996 : 66). Le traducteur choisit une formule plus concentrée, proverbiale, pour exprimer le sens de départ. Pourtant, să version contient
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și cald din temelii tresar/de-amarul tinerelor mele pătimi. " " Et tout d'un coup mon cœur frémit/De l'amertume entière/De mes passions d'antan. " (Mugurii/Leș bourgeons) (Romanescu, 1998 : 38). Leș passions présentées par le moi lyrique șont évoquées au présent ; la sensation elle-même est très vive, actuelle. Par conséquent, ces passions ne șont pas " d'antan ". L'ajout de cette unité sémantique change complètement le sens source. " Ar trebui să tai iarbă,/ar trebui să tai iarbă
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cœur frémit/De l'amertume entière/De mes passions d'antan. " (Mugurii/Leș bourgeons) (Romanescu, 1998 : 38). Leș passions présentées par le moi lyrique șont évoquées au présent ; la sensation elle-même est très vive, actuelle. Par conséquent, ces passions ne șont pas " d'antan ". L'ajout de cette unité sémantique change complètement le sens source. " Ar trebui să tai iarbă,/ar trebui să tai iarbă pe unde-ai trecut. " " J'aurais dû, j'aurais dû couper l'herbe poussée/ Le long
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interventions sur l'original qui mènent à des changements de la voix du texte. Ces décisions traductives déterminent, en général, une altération du message de départ. 5. 2. 4. Omissions Nous avons remarqué quelques situations où des éléments du texte source șont omis en traduction : " Văzduh topit [...]/curgea de-a lungul peste miriști că un râu. " " L'air fondu [...]/coulait dans leș champs comme une rivière. " (Pământul/La terre) (Miclău, 1978 : 133). L'image de départ est celle de l'air fondu
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source est " tu erreras comme maintenant parmi leș étoiles tristes et leș herbes ". Parfois, leș traducteurs omettent de traduire des culturèmes, soit parce qu'ils ne leș considèrent pas nécessaires à la compréhension du texte, soit parce que ces culturèmes șont difficilement traduisibles. Par exemple, dans leș vers ci-dessous, l'expression " a se ridica o șchioapa de la pământ " (littéralement : " se soulever de la terre d'un empan ") constitue une difficulté de traduction : " Pe coate încă o dată/mă mai ridic o șchioapa de la
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traduit par " poussière ". " Zăbovește prin rostul/grădinilor pajul. " " Le page s'attarde/dans l'ordonnance des jardins. " (Peisaj trecut/Paysage d'antan) (Poncet, 1996 : 128) ; " S'attarde dans leș jardins/le page. " (Paysage passé) (Villard, 2010 : 91). Leș vers source șont construits sur une ambiguïté sémantique créée par la présence du nom " rost " (" raison d'être "). Une traduction réussie est, dans ce cas, une traduction interprétative, comme celle de Paul Miclău : " Dans l'aura des jardins/s'attarde longtemps le page
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maladresses et des lourdeurs qui mènent à de graves altérations de la poéticité du texte de départ. 5. 3. 1. Fautes de langue Leș fautes de langue que nous avons rencontrées dans leș versions qui font l'objet de notre analyse șont de nature lexicale ou morphologique. Nous citons ci-dessous quelques erreurs qui montrent une mauvaise maîtrise du vocabulaire de la langue française : " O toamnă va veni, cândva, târziu [...]. " " Un automne viendra une fois, plus tard [...]. " (O toamnă va veni/ Un automne viendra
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Sanda Stolojan, tous leș traducteurs roumains ont donné comme équivalent du nom " coarne ", en parlant de " cerfs ", le moț " cornes ". Pourtant, leș cerfs n'ont pas de cornes : ils ont des " bois ".1620 D'autres erreurs identifiées dans le corpus șont de nature morphologique : " eu iubesc/și flori și ochi și buze și morminte " " moi, j'aime/aussi leș fleurs, aussi leș yeux, aussi leș lèvres, aussi leș tombes " (Eu nu strivesc corola de minuni a lumii/Je n'écrase pas
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peste vai [...]./Așa-s de negri ochii tăi,/lumină mea. " " Je sens que ton regard n'est plus/ Le reflet de țes yeux profonds,/Îl est la source d'où la nuit/ Coule doucement par leș vallées [...]./Ô, qu'ils șont noirs țes yeux/mă belle lumière ! " (Izvorul nopții/La source de la nuit) (Romanescu, 1998 : 30) ; " O toamnă va veni și-o să-ți despoaie/de primăvară trupul, fruntea, nopțile și dorul/și-ți va râpi petalele și zorile/lăsându-ți doar
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parfum,/Pour voler ta fraîcheur, la lumière du visage,/Pour t'apporter le froid du crépuscule,/La solitude blafarde. " (O toamnă va veni/ Un automne viendra) (Romanescu, 1998 : 44). On observe que, par l'ajout d'unités sémantiques supplémentaires (qui șont parfois des figures très réussies), la traductrice ne tient pas à récupérer la poéticité du texte de départ, mais à écrire un autre poème s'appuyant sur le texte source. En d'autres mots, Paula Romanescu exerce son don poétique
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don poétique se servant de la poésie de Blaga. 6. 2. Changements de la voix du texte Un autre indice que la version de Paula Romanescu est, en effet, une " non-traduction " réside dans leș multiples modifications de la voix du texte. Ces modifications șont provoquées par l'ajout des termes qui augmentent le caractère pathétique du texte source : " durerea " " la sourde douleur " (Mi-aștept amurgul/J'attends le crépuscule) (Romanescu, 1998 : 24). L'épithète " sourde ", qui n'existe pas dans le texte de départ
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commencer avec le recueil Laudă somnului (L'Éloge du sommeil), on distingue des rimes à résonance folklorique, tout comme des poèmes à prosodie classique (des sonnets). Îl y a une continuité stylistique entre ces deux étapes : leș deux choix stylistiques șont des composantes de la vision esthétique de Blaga. Mettant en parallèle le plan visuel et le plan sonore du signifiant, nous avons conclu qu'à la période verslibriste correspond un découpage irrégulier du rythme typographique, tandis que la prosodie régulière est
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races, leș cristaux, la licorne). Au même niveau lexical, nous avons analysé la présence de trois champs sémantiques : la terre, l'éros et le sentiment de l'illimité. Leș titres des recueils et des poèmes ont un caractère symbolique et șont, dans la majorité des cas, des métaphores. Leș motifs et leș symboles récurrents de la poétique de Blaga șont à retrouver également dans leș titres. Leș poèmes de Blaga présentent parfois des termes empruntés à la terminologie religieuse orthodoxe, mais employés
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la terre, l'éros et le sentiment de l'illimité. Leș titres des recueils et des poèmes ont un caractère symbolique et șont, dans la majorité des cas, des métaphores. Leș motifs et leș symboles récurrents de la poétique de Blaga șont à retrouver également dans leș titres. Leș poèmes de Blaga présentent parfois des termes empruntés à la terminologie religieuse orthodoxe, mais employés dans un cadre laïque. Une autre particularité stylistique est constituée par leș culturèmes, que nous avons partagés en
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