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a murit fratele vânt " " expire mon frère le vent " (Cap aplecat/Tête inclinée) (Stolojan, 1992 : 69) ; Le verbe " a se întuneca " (" s'assombrir ", " s'obscurcir ") est traduit par " s'enténébrer " : " să mi se-ntunece tot cerul " " que s'enténèbre en moi ciel tout entier " (Mi-aștept amurgul/J'attends mon crépuscule) (Poncet, 1996 : 44) ; Le verbe " a închide " (" fermer ", " clôturer ") est traduit par " obturer " ou " murer " : " închid cu pumnul toate izvoarele " " j'obture toutes leș sources " (În marea trecere/Dans le
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par " ciel ". " [...] și cald din temelii tresar/de-amarul tinerelor mele pătimi. " " Et tout d'un coup mon cœur frémit/De l'amertume entière/De mes passions d'antan. " (Mugurii/Leș bourgeons) (Romanescu, 1998 : 38). Leș passions présentées par le moi lyrique șont évoquées au présent ; la sensation elle-même est très vive, actuelle. Par conséquent, ces passions ne șont pas " d'antan ". L'ajout de cette unité sémantique change complètement le sens source. " Ar trebui să tai iarbă,/ar trebui să
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poèmes de départ ne présentent pas un langage trop affectif. " tu crengi ai, nu brațe " " mă chère, tu n'as pas des bras, mais des branches " (Cântecul focului/La chanson du feu) (Miclău, 1978 : 535). Dans le poème source, le moi lyrique compare la bien-aimée à un arbre. La femme est appelée, simplement, " tu ". La version de Paul Miclău se fait remarquer par un langage plus affectif que celui de départ. " gorunule din margine de codru " " jeune chêne, du bord de la
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plus profond,/que nul răi de lumière ne t'effleure :/tu t'écroulerais. " (Crépuscule d'automne) (Poncet, 1996 : 64). On remarque une différence évidente entre leș deux versions au niveau de la voix du texte : și, dans le texte source, le moi lyrique parle pour soi-même (voir la version littérale de Paul Miclău), dans la version de Jean Poncet îl s'adresse à son propre âme, en tânt qu'entité séparée . Leș versions de Paul Miclău, Veturia Drăgănescu-Vericeanu et Jean Poncet contiennent
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Du ciel est descendu un chant de cygne) (Pop-Curșeu, 2003 : 69) ; " Petites choses,/Grandes choses,/Choses sauvages : percez-moi le cœur ! " (Du ciel est descendu un chant du cygne) (Loubière, 2003 : 39). La version de Jean Poncet contient un contresens : le moi lyrique implore qu'on le tue, et non qu'on lui accorde le " repos éternel ". Le thème du " repos éternel " est d'ailleurs hors sujet dans le cas du recueil În marea trecere (Dans le grand passage), qui parle du
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parlant de " cerfs ", le moț " cornes ". Pourtant, leș cerfs n'ont pas de cornes : ils ont des " bois ".1620 D'autres erreurs identifiées dans le corpus șont de nature morphologique : " eu iubesc/și flori și ochi și buze și morminte " " moi, j'aime/aussi leș fleurs, aussi leș yeux, aussi leș lèvres, aussi leș tombes " (Eu nu strivesc corola de minuni a lumii/Je n'écrase pas la corolle de merveilles du monde) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 47). La répétition de l'adverbe
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mă poitrine [...]. " (Amurg de toamnă/Crépuscule d'automne) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 97) ; " o, de-ar fi liniște [...]. " " ô, s'il y avait du silence [...] " (Psalm/Psaume) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 131). Pourtant, îl ne s'agit pas d'un vrai vocatif, car le moi lyrique n'apostrophe personne, bien au contraire : îl soupire, étant touché par la nostalgie ou par la souffrance. La traduction adéquate de l'interjection " o ", là où elle ne vise une autre personne, est " oh ", comme dans l'exemple ci-dessous
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boueux/Poussent leș plus beaux/Leș plus purs nénuphars ? " (Vei plânge mult ori vei zâmbi ?/Pleureras-tu ? Souriras-tu ?) (Romanescu, 1998 : 29) ; " în zori de zi am vrea să fim și noi/cenușă,/noi și pământul. " " Je voudrais tânt/que țoi et moi/La terre avec,/Soyons aussi cendres brûlantes. " (Noi și pământul/ Nous et la terre) (Romanescu, 1998 : 36) ; " Pe-aici umblă și el și se-ntorcea mereu/contimporan cu fluturii, cu Dumnezeu. Voilà la terre bercée du bleu des cieux/ Où
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mon enfance/Je jouais avec Țoi/comme on joue à la poupée. " (Psalm/Psaume) (Romanescu, 1998 : 49). Dans cette version, le " jouet " (" jucăria ") du texte source devient une " poupée ". La traductrice personnalise le texte de Blaga, s'identifiant avec le moi lyrique à țel point qu'elle choisisse leș termes en fonction de son moi biographique. 6. 3. Interprétations Nous avons remarqué que, par son travail interprétatif, Paula Romanescu ne se propose pas nécessairement de récupérer la poéticité de départ, mais
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Romanescu, 1998 : 49). Dans cette version, le " jouet " (" jucăria ") du texte source devient une " poupée ". La traductrice personnalise le texte de Blaga, s'identifiant avec le moi lyrique à țel point qu'elle choisisse leș termes en fonction de son moi biographique. 6. 3. Interprétations Nous avons remarqué que, par son travail interprétatif, Paula Romanescu ne se propose pas nécessairement de récupérer la poéticité de départ, mais de créer des figures de style et des images à partir des poèmes source
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Paris, 2011, p. 141-142 : " La traduction est [...] le symbole de l'"autre mondialisation", celle qui, au-delà de la rationalisation des échanges économiques et techniques, reconnaît aussi la place centrale des cultures, de la communication et de l'incommunication. [...] [La traduction] est pour moi un des symboles de l'enjeu culturel de la mondialisation : la fin des distances physiques comme révélateur de l'étendue des distances culturelles. " Leș mots soulignés șont de l'auteur. 271 Michaël Oustinoff, " Présentation générale. La traduction, enjeu central de la mondialisation
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Mallarmé, Michaux, Nerval, Rimbaud, Roubaud, par Algirdas Julien Greimas, Michel Arrivé, Jean-Claude Coquet, Jean-Paul Dumont, etc., Paris, Larousse, 1971, p. 7. C'est nous qui soulignons. 331 Le texte poétique est qualifié par Jean-Claude Chevalier comme une émergence d'un " moi conscient-inconscient qui se fait en se disant ". V. Jean-Claude Chevalier, " Tendances nouvelles constatées en France pour l'analyse linguistique des textes littéraires ", în Problèmes de l'analyse textuelle, Didier, Paris, 1971, p. 116. 332 Algirdas Julien Greimas, " Pour une théorie
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au signifiant sonore, juste și elle en appelle au signifié. La poésie est le chant du signifié. [...] Et c'est en ce sens que la poésie, par une même métaphore, peut être dite "lyrique". Non parce qu'elle exprime le "moi", mais parce qu'elle fait chanter le sens. [...] Comprendre un poème, c'est entrer en résonance avec lui. " C'est nous qui soulignons. 477 Idem, p. 159. C'est nous qui soulignons. Une distinction nette entre leș textes techniques ou
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V. Idem, p. 71 : Le traducteur, en répétant un poème, se répète lui-même : îl demeure ce qu'il est, tout en devenant l'autre que le poème étranger demande. Ce qu'il éprouve en tânt que traducteur rappelle que le moi qui se cherche et qui est changé progressivement en lui-même subit continuellement l'épreuve de l'étranger, en s'ouvrant à l'autre, à l'autre sexe, à l'altérité du monde matériel. [...] S'il arrive d'étranges choses au
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j'ai acquise pendant plus de trois décennies d'activité littéraire me donnent le courage de croire que je pourrais entreprendre un țel travail. L'œuvre est difficile et l'effort qu'elle suppose est énorme. Mais Faust est pour moi un ancien défi. " Notre traduction. 975 V. le chapitre " Odiseea unei traduceri " (" L'odyssée d'une traduction "), dans Ion Bălu, Viața lui Lucian Blaga, op. cît., vol. 4, p. 189-276. Îl s'agit surtout de critiques émanant d'auteurs comme
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en effet, des questions rhétoriques. 1379 V. par exemple Lucian Blaga, Lumina raiului (La lumière du paradis), în Opera poetica, op. cît., p. 35. On y retrouve 3 exclamations qui expriment, dans une manière expressionniste, l'élan de vivre du moi lyrique. 1380 Nous rappelons, à ce titre, le poème programmatique Eu nu strivesc corola de minuni a lumii (Je n'écrase pas la corolle de merveilles du monde), în Opera poetica, op. cît., p. 19, qui contient une phrase très
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du poème programmatique Eu nu strivesc corola de minuni a lumii, qui contient deux tirets : le premier marque le changement de tonalité, tandis que le deuxième instaure un hiatus avânt leș deux derniers vers, qui constituent la confession finale du moi lyrique. V. Lucian Blaga, Eu nu strivesc corola de minuni a lumii, în Opera poetica, op. cît., p. 19. 1391 Leș constructions absolues du français șont équivalentes à l'élément prédicatif supplémentaire du roumain. V. aussi Eugenia Arjoca-Ieremia, " Bref parallèle
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în Poèmes, Traduction et Avant-propos par Veturia Drăgănescu-Vericeanu, op. cît., p. 237. Leș vers " Faptele ce ar putea pentru mine mărturie să stea/în grădina, în lumina. " prennent la forme d'une interrogation en traduction : " Ceux [leș faits] qui pour moi seraient *temoins/dans le jardin, dans la lumière ? " À remarquer aussi l'erreur de frappe dans le cas du nom " témoins ". 1419 V. Lucian Blaga, Călugărul bătrân îmi șoptește din prag (Le vieux moine, me parlant baș de son seuil
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Leș vers " Dați-mi un trup/voi munților,/marilor [...] !" șont traduits par " Vous leș montagnes, donnez-moi un corps !/Vous leș mers, en donnez-moi un autre ! " On remarque, entre autres, l'interprétation que donne la traductrice aux vers de Blaga : le moi lyrique demande, dans le texte-traduction, un corps aux montagnes et un autre aux mers. Pourtant, comme le titre le dit explicitement, le moi lyrique désire, suivant son élan expressionniste, un seul corps, plus grand, pour qu'il puisse décharger pleinement
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un autre ! " On remarque, entre autres, l'interprétation que donne la traductrice aux vers de Blaga : le moi lyrique demande, dans le texte-traduction, un corps aux montagnes et un autre aux mers. Pourtant, comme le titre le dit explicitement, le moi lyrique désire, suivant son élan expressionniste, un seul corps, plus grand, pour qu'il puisse décharger pleinement să folie. 1445 V. Lucian Blaga, Dar munții unde-s? (Et leș montagnes où sont-elles?), în 65 poèmes, traduit par Paula Romanescu, op.
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și în volumul Trandafiri de octombrie și alte surâsuri (1971). Probabil, și alte bucăți de aici datează dinainte de 1945. Cele noi (Sofora de pe Strei, Pădurea omenească etc.) nu relevă o compoziție echilibrată, anumite părți (dialogurile, digresiunile) etalează o vervă impresionantă, muiată în satiră uneori, alteori cu infiltrații lirice. Potrivit mărturisirilor lui D., și Fauna bufonă (I-II, 1972-1975) a fost scrisă într-o primă formă în 1942, fiind remaniată în 1957 și din nou, atent corectată. Subintitulată Pseudozoologicon, cartea este o
DIANU. In: Dicționarul General al Literaturii Române () [Corola-publishinghouse/Science/286761_a_288090]
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călătorie, eseuri (precum Măștile lui Goethe, 1967), aparținând unui moralist modern, cu lecturi demistificatoare, versuri (Osânda soarelui, 1968, adunând, de-a lungul a două decenii, poeme încropite - s-a spus - de un „diletant”). Implicat în prezentul imediat, polemist de temut, muindu-și pana în cerneala pamfletară, el urmărește atent pulsul vieții românești și comentează, poematizând, evenimentul politic, intern sau internațional. Reportajele sale metamorfozează faptele nude (luate ca pretext), așezând sub lupă detaliul, pentru a extrage semnificații în registrul literaturii. Pe-un
BARBU-1. In: Dicționarul General al Literaturii Române () [Corola-publishinghouse/Science/285622_a_286951]
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importanță figură bisericească, Philip Henry, a relatat cum, imediat după ce toporul gâdelui a separat capul regelui de trup, s-a auzit un murmur unanim al mulțimii adunate să urmărească execuția. Mai mulți privitori s-au apropiat de eșafod și au muiat batistele în sângele sau, din cauza superstiției conform căreia sângele unui rege picurat pe răni deschise poate vindeca boli, pentru că este de esență divină. Desigur, cu ocazia acestui eveniment au apărut o serie de povești învăluite în aură misterioasă a superstițiilor
SOCIETATEA EUROPEANĂ ÎN MEMORIILE APOCRIFE DIN „MARELE SECOL” by Andreea-Irina Chirculescu () [Corola-publishinghouse/Science/266_a_513]
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privirea pierdută în ceața caldă a stepei. Vocea Charlottei era cântată, așa cum o cereau versurile acelea: Il est un air pour qui je donnerais Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber Un air très vieux, languissant et funèbre Qui pour moi seul a des charmes secrets...1 Vraja poemului lui Nerval a făcut să se ivească din negura serii un castel de pe vremea lui Ludovic al XIII-lea și castelana „blondă cu ochi negri, în veșmintele ei străvechi”... În clipa aceea
[Corola-publishinghouse/Science/2364_a_3689]
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de aur am zdrobit-o de stâlpii de marmură a bisericei. Răsuna biserica luminată de făclii de ceară albă, numai sufletul meu era mut și sterp și turbăciunea cruntă rânjea din fundul gândirilor mele. Solomoane, împărat al iudeilor! Tu, înțelept, muiai degetele tale molatece în sunetele sfinte a arfei lui Dumnezeu și coardele sale [de] aur lăudau pre Domnul... Ge-ți păsa ție de femei când în inima ta domnea împăratul împăraților, îmbrăcat cu hlamidă de lumină albă, coronat cu coroană
Opere 08 by Mihai Eminescu [Corola-publishinghouse/Imaginative/295586_a_296915]