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46) Le poète s'adresse directement à la bien-aimée, l'appelant " la Sainte ". Cet appellatif est d'ailleurs assez ironique, puisqu'il se trouve en contraste avec " la secrète volupté du péché ", évoquée dans le vers suivant. L'emploi de la majuscule est censé souligner ce contraste. [...] te chem: vino, Lume, vin'. (Strigat în pustie) (Blaga, 2010 : 81) [...] je t'appelle : viens, Univers, viens. (Cri dans le désert) (Miclău, 1978 : 233) Ces vers șont d'inspiration folklorique (ils șont répétés dans le
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dans le texte source l'emploi de la forme populaire du verbe " venir " " vin' "). Leș vers transmettent en même temps une idée philosophique, à savoir le cri du moi lyrique accablé par la grandeur et le silence de l'univers. La majuscule illustre, le plus probablement, le sentiment d'incomplétitude devant l'immensité du monde. Sunt mai bătrân decât tine, Mama, ci tot așa cum ma știi [...]. De ce m-ai trimis în lumina, Mama, de ce m-ai trimis? (Scrisoare) (Blaga, 2010 : 118) Je
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Le Grand Aveugle par la main). Îngăduie, Prietena, să-ți amintesc că Poetul muri numai mult mai tarziu. (Poetul) (Blaga, 2010 : 233) Permettez-moi, Amie, de vous rappeler que le Poète mourut beaucoup plus tard. (Le poète) (Miclău, 1978 : 429) La majuscule de l'appellatif " Amie " appartient au code épistolaire : cette " Amie " est, probablement, très chère au poète. La présence de la majuscule dans le nom " le Poète " est toujours signe de valorisation. Une analyse de l'exergue de ce poème nous révèle le
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2010 : 233) Permettez-moi, Amie, de vous rappeler que le Poète mourut beaucoup plus tard. (Le poète) (Miclău, 1978 : 429) La majuscule de l'appellatif " Amie " appartient au code épistolaire : cette " Amie " est, probablement, très chère au poète. La présence de la majuscule dans le nom " le Poète " est toujours signe de valorisation. Une analyse de l'exergue de ce poème nous révèle le fait que " le Poète " est Rainer Maria Rilke, que Blaga admirait profondément. Și-o clipă ne e-ngăduit bănuitului Sud să
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nous pouvons envoyer un message heureux vers le Sud soupçonné. [...] Un jeu à l'unisson avec șes ligneux membres sonne le tardif, le chaud septembre. (Jour de septembre) (Miclău, 1978 : 457) Leș noms " Sud " et " Septembre ", qui commencent par une majuscule, représentent, probablement, leș coordonnées d'une géographie mythique, respectivement d'une époque mythique qui s'instaure (le mois de septembre). Și le traducteur a gardé la majuscule dans le premier cas, îl l'a abolie dans la deuxième situation, par
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septembre) (Miclău, 1978 : 457) Leș noms " Sud " et " Septembre ", qui commencent par une majuscule, représentent, probablement, leș coordonnées d'une géographie mythique, respectivement d'une époque mythique qui s'instaure (le mois de septembre). Și le traducteur a gardé la majuscule dans le premier cas, îl l'a abolie dans la deuxième situation, par faute d'inattention ou peut-être parce qu'il l'a considérée inappropriée. [...] ești în mine. Ești, iată, Aducere-aminte, singurul triumf al vieții asupra morții și ceții. (Epitaf
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le seul triomphe sur la brume et la mort amorphes. (Épitaphe pour Eurydice) (Miclău, 1978 : 469) Le moț " Aducere-aminte " est chargé de sens métaphorique dans ce contexte. Le poète décide d'amplifier le sémantisme de ce terme par l'emploi de la majuscule. [...] noaptea să-mi ajute Luna pan' la tine să ajung. (Cântec în noapte) (Blaga, 2010 : 381) A dormit o noapte-n Luna? S-a născut din scrum de urna? (Lângă un fluture) (Blaga, 2010 : 390) Iubita Runa, draga mea, n-
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le mystère (le terme " rune " signifie, en soi-même, " caractère mystérieux des anciens alphabets germaniques et scandinaves "1399), étant perçus comme des éléments-clé de l'univers poétique de Blaga. Le fait que leș termes " Rune " et respectivement " Lune " commencent par une majuscule ne surprend pas le lecteur avisé de Blaga.1400 Toate drumurile duc către Joia focului spre amiază locului [...]. (Toate drumurile duc) (Blaga, 2010 : 384) Tous leș chemins mènent vers le Jeudi du feu vers le midi du lieu [...]. (Tous leș
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référence au jeudi de la Semaine sainte, la dernière semaine du carême. Pendant ce jour, leș habitants des villages roumains avaient l'habitude d'allumer un grand feu près des tombeaux afin d'apaiser leș âmes des morts. En employant la majuscule, le poète met en évidence l'importance de cette coutume ancestrale dans leș villages roumains. Par contre, pour un Français, le syntagme " le Jeudi du feu " reste hermétique ou est associée à une simple structure métaphorique, ce qui représente une
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et des exclamations qui illustrent le tumulte expressionniste ; leș structures intercalées à l'aide de virgules, de tirets, de parenthèses, leș citations introduites dans le texte ; le tiret à fonction créative, expressive ou décorative ; leș noms qui commencent par une majuscule ; la présence des vers en miroir. Nous analysons leș traductions dans leur ordre chronologique. Pour mettre en évidence leș écarts par rapport au texte source et leș choix traductifs inspirés ou maladroits, nous mettons en parallèle plusieurs variantes de traduction
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de lieu dans la phrase (" au village "). Nous pouvons appeler une telle structure, fondée sur un manque de logique discursive, " de faux vers en miroir ". Une décision traductive intéressante de Veturia Drăgănescu-Vericeanu est de faire commencer un moț par une majuscule. À titre de comparaison, nous citons aussi la traduction de Paul Miclău : Nimicul zăcea-n agonie, cănd singur plutea-n întuneric și dat-a un semn Nepătrunsul : " Să fie lumină ! " (Lumină) (Blaga, 2010 : 20) Le Rien gisait à l'agonie
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dans l'agonie, quand seul flottait dans leș ténèbres et fit un signe l'Impénétrable : " Que la lumière soit ! " (La lumière) (Miclău, 1978 : 127) On observe que la traductrice a décidé de faire commencer le nom " le rien " par une majuscule, peut-être parce qu'elle sent le besoin de lui accorder une plus grande importance dans șont texte-traduction. Ce choix est discutable, car le poème source joue sur une ambiguïté : le terme " nimicul ", étant placé en début de la strophe, commence automatiquement
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qu'elle sent le besoin de lui accorder une plus grande importance dans șont texte-traduction. Ce choix est discutable, car le poème source joue sur une ambiguïté : le terme " nimicul ", étant placé en début de la strophe, commence automatiquement par une majuscule. En tout cas, on ne peut pas dire și Blaga a eu vraiment l'intention d'accentuer l'opposition entre " nimicul " et " Nepătrunsul ", accordant au premier moț la même importance par la présence de la majuscule. En plus, le choix des
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strophe, commence automatiquement par une majuscule. En tout cas, on ne peut pas dire și Blaga a eu vraiment l'intention d'accentuer l'opposition entre " nimicul " et " Nepătrunsul ", accordant au premier moț la même importance par la présence de la majuscule. En plus, le choix des équivalents en roumain opéré par Veturia Drăgănescu-Vericeanu n'est pas très approprié au contexte dans lequel l'on se situe : Blaga parle du " néant " qui gisait dans l'agonie du monde primordial, avânt la Genèse
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des poèmes Am inteles păcatul ce apasă peste casa mea (J'ai compris le péché qui pèse sur mă maison) et Domnițele (Leș princesses), îl y a pourtant deux situations où, au milieu de la phrase, le vers commence par une majuscule.1425 Îl s'agit, sans doute, d'une erreur de frappe de la part des éditeurs. La présence des coquilles et des fautes de ponctuation identifiées au niveau du microcontexte typographique montre, une fois de pluș, que le travail des éditeurs
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écart (parfois grave) du message d'origine. La traductrice prend des décisions intéressantes lorsqu'il s'agit de contextes qu'elle interprète comme directement liées à la philosophie de Blaga. Par exemple, elle fait commencer le nom " être " par une majuscule, même și le texte de départ n'est pas transparent à cet égard : Ființă tu găsi-voi cândva cuvenitul sunet de-argint, de foc, si ritul unei rostiri egale în veci arderii tale ? (Ardere) (Blaga, 2010 : 248) Ô Être saurai-je
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445) La question du moi lyrique est adressée, semble-t-il, à l'" Être " générique, dont îl veut exprimer en paroles l'essence avec leș moyens du poète.1437 Le choix de souligner la nature philosophique du concept par l'emploi de la majuscule nous semble élargir la signifiance du poème de départ ; donc, îl n'est pas forcément condamnable. Puisque publiée en France, cette version de traduction est réalisée en conformité avec leș normes de ponctuation du français. Par contre, on observe que
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signe Et la Lumière fut. (Romanescu, 1998 : 7) [...] fit un signe l'Impénétrable : " Que la lumière soit ! " (La lumière) (Miclău, 1978 : 127) " La lumière ", concept-clé dans la poétique de Blaga, est marqué dans la traduction de Paula Romanescu par une majuscule, tout comme le pronom " Lui ", qui désigne " l'Impénétrable ", le Grand Anonyme des écrits philosophiques. On peut remarquer, en plus, la présence des tirets qui encadrent le nom " l'Impénétrable "1444 et le fait que leș vers șont adaptés à
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Grand Anonyme des écrits philosophiques. On peut remarquer, en plus, la présence des tirets qui encadrent le nom " l'Impénétrable "1444 et le fait que leș vers șont adaptés à la rigueur du français, puisqu'ils commencent toujours par une majuscule. À d'autres reprises, la traductrice insère dans son texte-traduction des tirets à fonction créative, donnant naissance à des métaphores là où dans le texte source îl y n'a aucune figure ou îl y a des comparaisons : Din streașina
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sur mes genoux. (L'âme du village) (Loubière, 2003 : 41) Le moț paisible du moi lyrique adressé à une petite fille devient, sous la plume de Paula Romanescu, un ordre. Nous avons identifié dans cette version des emplois inédits de la majuscule, qui entraînent des modulations de la voix du texte. Par exemple, dans la traduction du poème Vreau să joc ! (Je veux danser), le nom " Terre " commence par une majuscule 1449, tandis que " Dumnezeu " (" Dieu ") devient " le Bon Dieu "1450, apportant une
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un ordre. Nous avons identifié dans cette version des emplois inédits de la majuscule, qui entraînent des modulations de la voix du texte. Par exemple, dans la traduction du poème Vreau să joc ! (Je veux danser), le nom " Terre " commence par une majuscule 1449, tandis que " Dumnezeu " (" Dieu ") devient " le Bon Dieu "1450, apportant une note plus tendre, enfantine, au poème de Blaga, ce qui représente un écart de la tonalité neutre du texte source. Dans la traduction du poème Veșnicul (L'Éternel), la
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devient " le Bon Dieu "1450, apportant une note plus tendre, enfantine, au poème de Blaga, ce qui représente un écart de la tonalité neutre du texte source. Dans la traduction du poème Veșnicul (L'Éternel), la traductrice fait commencer par une majuscule le nom " l'Éternel " (" Dieu ", le Grand Anonyme), pour rendre plus transparent le sens exprimé dès le titre.1451 Paula Romanescu omet la majuscule de l'appellatif " Sainte " du poème Lumină raiului (La lumière du paradis) ; en revanche, elle fait
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texte source. Dans la traduction du poème Veșnicul (L'Éternel), la traductrice fait commencer par une majuscule le nom " l'Éternel " (" Dieu ", le Grand Anonyme), pour rendre plus transparent le sens exprimé dès le titre.1451 Paula Romanescu omet la majuscule de l'appellatif " Sainte " du poème Lumină raiului (La lumière du paradis) ; en revanche, elle fait commencer leș noms " Enfer " et " Paradis "1452 par des majuscules, afin de mettre en évidence leur opposition. Leș majuscules șont employées par la traductrice
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majuscules dans le cas des verbes-clés " Connaître " (associé à l'hiver) et " Aimer " (associé au printemps) du poème Primăvară (Printemps) est, lui aussi, réussi.1453 Îl faut remarquer aussi le changement de la voix du texte qu'apporte l'emploi de la majuscule dans le cas des pronoms " Tu ", " Țoi ", " Ton ", qui désignent le Dieu muet et absent du poème Psalm (Psaume) : par cette décision traductive, la tonalité du texte cible devient plus cérémonieuse ou, en tout cas, moins amère que celle du
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source : par exemple, îl intervient, en ajoutant des virgules, là où cela lui semble accroître la cohérence du texte.1466 Îl faut remarquer également que le traducteur a suivi l'usage du français de faire commencer chaque vers par une majuscule, alors que tous leș vers originaux n'en șont pas pourvus. Nous avons remarqué la préférence de Philippe Loubière pour leș majuscules dans le cas des pronoms qui désignent Dieu. Par exemple, dans la traduction du poème Psalm (Psaume), le
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