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n'en șont pas pourvus. Nous avons remarqué la préférence de Philippe Loubière pour leș majuscules dans le cas des pronoms qui désignent Dieu. Par exemple, dans la traduction du poème Psalm (Psaume), le pronom personnel " Tu " commence par une majuscule, car le moi lyrique s'adresse à un Dieu absent et muet. Sensible à la poétique de Blaga, mais aussi aux exigences des lecteurs francophones, Philippe Loubière, tout comme Paula Romanescu, a opté pour la majuscule dans cette situation. Tous
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
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Tu " commence par une majuscule, car le moi lyrique s'adresse à un Dieu absent et muet. Sensible à la poétique de Blaga, mais aussi aux exigences des lecteurs francophones, Philippe Loubière, tout comme Paula Romanescu, a opté pour la majuscule dans cette situation. Tous leș autres traducteurs qui se șont occupés de ce poème (Veturia Drăgănescu-Vericeanu, Paul Miclău, Aurel George Boeșteanu, Ștefana et Ioan Pop-Curșeu, Paul Villard) ont choisi de faire commencer le pronom " tu " par une minuscule. La majuscule est
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la majuscule dans cette situation. Tous leș autres traducteurs qui se șont occupés de ce poème (Veturia Drăgănescu-Vericeanu, Paul Miclău, Aurel George Boeșteanu, Ștefana et Ioan Pop-Curșeu, Paul Villard) ont choisi de faire commencer le pronom " tu " par une minuscule. La majuscule est conservée, par contre, par tous leș traducteurs, dans la traduction de l'appellatif " Doamne " (" Seigneur "). On peut mettre en parallèle la traduction de Philippe Loubière et celle de Ștefana et Ioan Pop-Curșeu pour saisir la modification de la voix du
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leș traducteurs, dans la traduction de l'appellatif " Doamne " (" Seigneur "). On peut mettre en parallèle la traduction de Philippe Loubière et celle de Ștefana et Ioan Pop-Curșeu pour saisir la modification de la voix du texte engendrée par l'emploi de la majuscule : În cer te-ai închis ca-ntr-un cosciug. O, de n-ai fi mai înrudit cu moartea, decât cu viața, mi-ai vorbi. De acolo unde ești, din pământ ori din poveste mi-ai vorbi. În spinii de-aici
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leș épines d'ici-bas, montre-toi, Seigneur, afin que je sache ce que tu attends de moi. [...] Ou bien ne veux-tu rien ? (Psaume) (Pop-Curșeu, 2003 : 45) Le texte source n'est pas très transparent en ce qui concerne l'emploi de la majuscule, car le sujet peut rester implicite en roumain, sans accompagner nécessairement le verbe dans le discours.1467 Le premier vers cité, qui contient le pronom " te" (" te-ai închis "), représente, en effet, l'unique indice que Blaga n'a pas
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1467 Le premier vers cité, qui contient le pronom " te" (" te-ai închis "), représente, en effet, l'unique indice que Blaga n'a pas eu l'intention de faire commencer le pronom " tu ", qui désigne la divinité absențe, par une majuscule. Interprétant le monologue du moi lyrique comme marqué par le côté spirituel, religieux, Loubière opte pour la majuscule 1468 ; en d'autres mots, îl surtraduit, ce qui engage aussi une modulation de la voix du texte : și la tonalité du poème
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indice que Blaga n'a pas eu l'intention de faire commencer le pronom " tu ", qui désigne la divinité absențe, par une majuscule. Interprétant le monologue du moi lyrique comme marqué par le côté spirituel, religieux, Loubière opte pour la majuscule 1468 ; en d'autres mots, îl surtraduit, ce qui engage aussi une modulation de la voix du texte : și la tonalité du poème de départ est assez sombre, le " Tu " de politesse du texte cible adoucit en quelque sorte le monologue
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mots " Ciel " et " Terre " par des majuscules, comme dans leș textes sacrés, afin de souligner l'opposition entre " le cercueil " dans lequel s'est enfermé Dieu et le côté tellurique des " épines d'ici-bas ", destiné aux humains. L'emploi de la majuscule dans leș cas des pronoms qui désignent Dieu ne constitue pas un choix isolé de Philippe Loubière : îl est à retrouver dans l'ensemble du recueil traduit.1469 Comme la décision d'adapter la ponctuation aux normes de la langue cible
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emploi des majuscules au début des vers, îl s'agit à nouveau d'un travail d'adaptation aux rigueurs du français, mais qui n'affecte pas grièvement la signifiance du poème. Par contre, la décision de faire commencer par une majuscule leș pronoms qui désignent Dieu mène, comme nous avons remarqué, à une modification de la voix du texte. En réalité, le moi poétique du texte source n'est pas tellement cérémonieux dans son discours ; bien au contraire, dans le poème Psalm
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traduction est souvent maladroite et préserve leș tournures de la langue source : *" leș pêcheurs arrivent avec le fardeau sur la tête. "1475 Parfois, au lieu d'un point final on trouve une virgule, même și le vers suivant commence par une majuscule.1476 S'égarant de la signifiance source, le traducteur omet la majuscule dans des situations où le poème de départ la contient explicitement.1477 La traduction de Paul Villard contient des confusions qui mènent à des changements sémantiques ou à des
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leș pêcheurs arrivent avec le fardeau sur la tête. "1475 Parfois, au lieu d'un point final on trouve une virgule, même și le vers suivant commence par une majuscule.1476 S'égarant de la signifiance source, le traducteur omet la majuscule dans des situations où le poème de départ la contient explicitement.1477 La traduction de Paul Villard contient des confusions qui mènent à des changements sémantiques ou à des contresens ; par exemple, le traducteur confond le verbe " s'éteindre " avec
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parce qu'elle met l'accent sur l'idée de parcours, de passage à travers le temps. Un choix intéressant est celui de Basil Munteano, tout comme celui de Ștefana et Ioan Pop-Curșeu, qui décident de faire commencer par une majuscule leș composantes du titre, afin d'offrir aux lecteurs un indice sur la valeur métaphorique du syntagme. Par contre, la préposition " dans " manque dans le cas de plusieurs versions, ce qui représente une perte en traduction. La version de Paul
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interprété par leș traducteurs comme une " nostalgie " ou un " doux chagrin " : Nostalgie (Miclău, 1978 : 415) ; Doux chagrin (Romanescu, 1998 : 53). → Le titre Poetul est traduit par Paul Miclău littéralement : Le poète (1978 : 429). Pourtant, le nom " Poetul " commence par une majuscule dans le poème source, car îl fait référence à Rainer Maria Rilke, poète que Blaga admirait profondément. La traduction du titre en français devrait préserver la majuscule du texte source. → Le titre Cântecul brumelor, urmelor contient un jeu phonique, grace
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Miclău littéralement : Le poète (1978 : 429). Pourtant, le nom " Poetul " commence par une majuscule dans le poème source, car îl fait référence à Rainer Maria Rilke, poète que Blaga admirait profondément. La traduction du titre en français devrait préserver la majuscule du texte source. → Le titre Cântecul brumelor, urmelor contient un jeu phonique, grace à la reprise des consonnes " b ", " r ", tout comme de la voyelle " u ". Ce jeu des sonorités est perdu en traduction : La chanson des frimas, de traces (Miclău
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expressive (quand îl introduit un hiatus ou une modulation de la voix du texte) ou purement ornementale (étant associé à l'" espace mioritique ", ondulatoire, des écrits philosophiques de Blaga). On distingue aussi dans cette poésie des noms qui commencent par une majuscule, afin de souligner un concept ou une idée. Une autre particularité de l'idiostyle de Blaga est la présence des vers en miroir, construits sur une reprise de contenu, c'est-à-dire sur un parallélisme lexical ou grammatical. Leș vers en
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emploi de termes poétiques ; → Philippe Loubière : addition de vers (vers en retrăit) ; adaptation aux normes françaises de ponctuation (le tiret est remplacé par la virgule, le point virgule, leș deux points, leș points de suspension ; chaque vers commence par une majuscule) ; l'emploi de termes poétiques ; le travail interprétatif soutenu. Philippe Loubière est cibliste dans la traduction des éléments qui forment le microcontexte typographique. → Paul Villard : tendance à simplifier la signifiance des poèmes (abolition des figures, de la musicalité, des composantes du
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écrite à l'aide d'hiéroglyphes ou de caractères dont l'emploi ne nous est pas encore devenu familier. " Notre traduction. C'est nous qui soulignons. 1398 Dans l'édition princeps des Poèmes de la lumière, leș noms qui commençaient par majuscule étaient plus nombreux que dans leș recueils ultérieurs ou dans l'édition de 1942. V. Alexandra Indrieș, Corola de minuni a lumii..., op. cît., p. 145. 1399 V. http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/rune/, consulté le 12 avril
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dictionnaire/fr/definition/rune/, consulté le 12 avril 2011. 1400 Alexandra Indrieș souligne la ressemblance en termes de sonorités entre " Luna " (" La Lune ", élément féminin par excellence) et le nom propre " Lucian " pour expliquer cette préférence du poète pour la majuscule. V. Alexandra Indrieș, Corola de minuni a lumii..., op. cît., p. 145-146 : " Luna reprezintă elementul feminin, e drept, dar totodată, să nu uităm, "L" este chiar inițială lui "Lucian". Codul general se îmbină cu cel personal : memoria culturală vine în
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să nu uităm, "L" este chiar inițială lui "Lucian". Codul general se îmbină cu cel personal : memoria culturală vine în atingere cu concretul subiectivității, mitul arhaic traversează în textura poemelor dramă modernă a identității. Act de omagiu la adresa "eternului feminin", majuscula "L" nu este mai puțin un semn al "eternului narcisism" al poetului. Această coincidență prin care se ambiguizează o literă îi conferă o valoare specială, care depășește retorica grafiei expresioniste, dedublând un element al mitologiei tradiționaliste, convenționalizate (Luna) cu un
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eternului narcisism" al poetului. Această coincidență prin care se ambiguizează o literă îi conferă o valoare specială, care depășește retorica grafiei expresioniste, dedublând un element al mitologiei tradiționaliste, convenționalizate (Luna) cu un element secret, inavuabil parcă, al mitologiei personale (Lucian). Majuscula devine astfel un fel de metaforă a reflectării eului într-o îndoita oglindă : sinea să și femeia, marcați printr-un unic semn : "L" semn îndoit, marca a dialecticii poetice între diferența și identitate. La lune représente l'élément féminin, c
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Le code général se mélange avec le code personnel : la mémoire culturelle touche le côté concret de la subjectivité, le mythe archaïque traverse, dans la texture des poèmes, le drame moderne de l'identité. Hommage apporté à l'"éternel féminin", la majuscule "L" est aussi une marque de l'"éternel narcissisme" du poète. Cette coïncidence grace à laquelle une lettre devient plus ambigüe lui confère une valeur spéciale, qui dépasse la rhétorique de la graphie expressionniste, en dédoublant un élément de la mythologie tradiționaliste
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plus ambigüe lui confère une valeur spéciale, qui dépasse la rhétorique de la graphie expressionniste, en dédoublant un élément de la mythologie tradiționaliste, transformé en convention (la Lune) par un élément secret, qui semble inavouable, de la mythologie personnelle (Lucian). Par cela, la majuscule devient une sorte de métaphore de la réflexion du moi lyrique dans un double miroir : son être et la femme, réunis par un signe unique : "L" signe double, marque de la dialectique poétique placée entre différence et identité. " Notre traduction.) 1401 V.
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plus triste, traduction de Sanda Stolojan, op. cît., p. 77 : Sanda Stolojan traduit le vers " Tu poate și astăzi o mai aștepți. " par une question " Se peut-il que tu l'attends encore ? " 1437 Le nom " Être ", qui commence par une majuscule, acquiert une signification hautement philosophique et peut évoquer, par exemple, le concept de " Dasein " de Martin Heidegger. 1438 Nous partageons la vision de Vinay et Darbelnet sur la particularisation, qui est conçue comme le " procédé inverse de la généralisation : traduction d
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Pompéi), traduit par Alain Caumette, în Poeme alese, op. cît., p. 239. On peut lire " Venant jadis sur moi, par *laporte [...]. " En plus, le traducteur fait commencer parfois des vers qui ne représentent pas des débuts de phrases par une majuscule, fait qui montre qu'il n'a pas un style traductif propre, et qui indique également un mauvais travail de relecture. 1443 Paula Romanescu supprime souvent leș guillemets qui marquent des citations. V. aussi Lucian Blaga, Mugurii (Leș bourgeons), în
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la traduction du poème Dați-mi un trup voi munților (Vous leș montagnes, donnez-moi un corps !), în 65 poèmes, traduit par Paula Romanescu, op. cît., p. 65 : îl y a trois occurrences du moț " Terre ", moț qui commence par une majuscule. 1450 V. Lucian Blaga, Vreau să joc ! (Je veux danser !), în 65 poèmes, traduit par Paula Romanescu, op. cît., p. 11. Le syntagme " le Bon Dieu " est à retrouver aussi dans la traduction des poèmes Pax magna (Pax magna) et
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