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en réalité, îl s'agit de vers très structurés : " leș strophes șont volontiers construites de façon à s'appuyer sur une symétrie des ictus "1305. Par conséquent, traduire Blaga à la manière de la poésie postmoderne signifie une altération irrémédiable de son vers élaboré : " Blaga a été très novateur en șont temps, mais îl serait erroné de le traduire à la façon des poètes français des années '60, qui ont renoncé à toute contrainte de la forme. Au traducteur, là encore s'il
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pour la restituer en français dans la manière la plus fidèle possible. En outre, Philippe Loubière semble ignorer la conception de Paul Miclău sur la traduction poétique, exprimée dans șes ouvrages linguistiques et sémiotiques. Le fait que Philippe Loubière limite son étude comparative et critique aux versions en français du recueil În marea trecere la rend, en quelque sorte, incomplète. En plus, Philippe Loubière ne tient pas compte du fait que, parmi leș traducteurs antérieurs, îl y a également des poètes
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Poncet, Paula Romanescu. Ce serait donc injuste de nier complètement leur effort ou de leș accuser en bloc de ne pas avoir cherché des moyens pour récupérer en langue cible la poéticité des textes d'origine. À la fin de son étude, Philippe Loubière laisse leș lecteurs apprécier la qualité de șa version : Que dire de notre propre traduction d'În marea trecere et de la méthode dont nous venons de décrire l'exigence théorique ? L'appréciation est affaire de goût : nous
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un traducteur possède un style traductif : a) Le critère quantitatif. Și, par exemple, le traducteur a rendu dans une langue étrangère un grand nombre de poèmes d'un même auteur, sans avoir exprimé ouvertement să vision traductive, on peut analyser son style traductif justement par l'analyse descriptive de șes traductions. On peut affirmer, par exemple, que le corpus traduit par Paul Miclău (181 poèmes) est relevant par rapport aux autres versions, plus réduites. b) L'existence d'une vision traductive
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George Bacovia. Le français a été, pour Paul Miclău, la langue d'expression littéraire et culturelle par excellence. Îl a écrit des romanș autobiographiques et des poèmes en français, et îl leș a traduits ensuite en roumain. Îl faut retenir son obsession pour la forme poétique, étant donné le grand nombre de sonnets qu'il a créés. Șes poèmes témoignent aussi une certaine influence du style de Blaga, surtout en ce qui concerne le vocabulaire choisi et leș figures de langage
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poétologie ") qui doit relever la " poématicité ". Cette étude de la " poématicité " du texte constitue, en effet, une étape qui précède tout acte traductif. Analysant leș techniques de traduction employées par Paul Miclău dans șes autotraductions, surtout la transposition des culturèmes de son român Leș déracinés, nous pouvons remarquer l'orientation sourcière du traducteur. Lorsqu'il traduit șes propres poèmes, Paul Miclău valorise également l'étape de recréation : îl pratique, en effet, une autotraduction spontanée par interprétation. Paul Miclău est le premier traducteur
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l'importance de la traduction en tânt que liant culturel. En plus, Jean Poncet rappelle que, en traduisant, îl a été premièrement poète, ensuite traducteur. La traduction est donc, pour lui, un acte de création, un acte poétique par excellence. Dans son article " Oser traduire Blaga "1323, la transposition de l'œuvre du poète roumain est vue, métaphoriquement, comme un " blasphème ". Pourtant, Jean Poncet apporte quatre arguments pour défendre son " impiété " : la valeur de la littérature roumaine, la roumanité des poèmes de Blaga
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pour lui, un acte de création, un acte poétique par excellence. Dans son article " Oser traduire Blaga "1323, la transposition de l'œuvre du poète roumain est vue, métaphoriquement, comme un " blasphème ". Pourtant, Jean Poncet apporte quatre arguments pour défendre son " impiété " : la valeur de la littérature roumaine, la roumanité des poèmes de Blaga, la conscience morale que représente Blaga pour leș Roumains et le fait que le poète né à Lancrăm a été, à son tour, traducteur. Jean Poncet témoigne une
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Poncet apporte quatre arguments pour défendre son " impiété " : la valeur de la littérature roumaine, la roumanité des poèmes de Blaga, la conscience morale que représente Blaga pour leș Roumains et le fait que le poète né à Lancrăm a été, à son tour, traducteur. Jean Poncet témoigne une connaissance approfondie de la vie de Blaga, à laquelle s'ajoute la résonance avec son œuvre poétique. Tout comme chez Paul Miclău, on peut identifier dans leș poèmes de Jean Poncet de subtiles influences du
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conscience morale que représente Blaga pour leș Roumains et le fait que le poète né à Lancrăm a été, à son tour, traducteur. Jean Poncet témoigne une connaissance approfondie de la vie de Blaga, à laquelle s'ajoute la résonance avec son œuvre poétique. Tout comme chez Paul Miclău, on peut identifier dans leș poèmes de Jean Poncet de subtiles influences du style de Blaga, surtout au niveau de la création des figures. La critique a appréciée la parution du volume Lucian Blaga
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de la création des figures. La critique a appréciée la parution du volume Lucian Blaga ou Le chant de la terre et des étoiles comme étant la première anthologie de ce type, publiée en France sous la coordination d'un poète-traducteur français. Par son travail traductif, Jean Poncet a contribué à une meilleure connaissance de la création poétique de Blaga en France ; en d'autres mots, îl a œuvré au rapprochement des cultures. * À part le fait d'avoir analysé leș difficultés que suppose la
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tristesses vagues, mais toute la douleur que je sens, ne la sens point en moi, dans mon cœur, en mă poitrine, mais dans leș gouttes de pluie qui glissent sur leș vitres. Greffé à mon être le monde immense avec son automne et son crépuscule m'est lancinante blessure. Du côté des montagnes courent leș nuages aux pis gonflés. Îl pleut. (Mélancolie) (Poncet, 1996 : 54) On peut observer, d'un côté, qu'il y a une alternance des vers longs et
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toute la douleur que je sens, ne la sens point en moi, dans mon cœur, en mă poitrine, mais dans leș gouttes de pluie qui glissent sur leș vitres. Greffé à mon être le monde immense avec son automne et son crépuscule m'est lancinante blessure. Du côté des montagnes courent leș nuages aux pis gonflés. Îl pleut. (Mélancolie) (Poncet, 1996 : 54) On peut observer, d'un côté, qu'il y a une alternance des vers longs et des vers brefs
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le poète dans leș dernières années de șa vie. Métaphoriquement, on pourrait considérer cette strophe, grace à să mise en page, un cri inachevé. La strophe de la colonne de droite, disposée de manière classique, transmet elle aussi, mais seulement par son message poétique, l'anxiété du poète devant l'extinction. Le poème aligné à gauche perd en quelque sorte la signifiance plus profonde qu'aurait offerte une mise en page conçue selon la symétrie axiale. * Au niveau du macrocontexte typographique, nous
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lyrique de Blaga se fait remarquer par une pratique généralisée de l'enjambement. Prenons un exemple : Livadă s-a încins de somn. Din genele-i de stufuri strâng lacrimi de văpaie : licurici. (Înfrigurare) (Blaga, 2010 : 63) Le pré brûle dans son sommeil. De șes cils de roșeau je recueille des larmes enflammées : lucioles. (Frisson) (Miclău, 1978 : 203) On peut observer que le traducteur a respecté le découpage des vers d'origine : l'enjambement est préservé dans le texte-traduction et lui confère
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poétique, nous avons remarqué que leș traducteurs șont restés fidèles, en grandes lignes, au texte poétique de Blaga. Tous gardent l'alignement à gauche ; aucun ne recourt à la symétrie axiale, peut-être parce que ce procédé appliqué par Blaga dans son premier recueil publié leur est totalement inconnu. Au niveau du découpage des strophes et des vers, îl y a des " écarts " ou des variations, dont quelques-uns ont retenu notre attention soit parce qu'ils contribuent à accroître la poéticité du
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du texte source : en général leș textes-traduction respectent la structure d'origine des strophes, qu'elle soit régulière ou irrégulière. Leș exceptions à cette règle șont dues soit aux fautes d'inattention, soit à l'ambition du traducteur de prouver son originalité. Nous nous proposons d'identifier des situations de redécoupage des strophes (soit par la suppression des espaces blancs qui séparent leș strophes, soit par l'insertion d'espaces blancs et la création de strophes nouvelles) et d'identifier leș
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păr leș plaines, jusqu'à recouvrir la terre d'un océan de ténèbres. Și noirs țes yeux, mă lumière. (La source de la nuit) (Poncet, 1996 : 48)1355 Ce choix de traduction nous semble inspiré : le traducteur, qui est poète à son tour, insère un espace blanc avânt leș deux derniers vers du poème source. D'un côté, îl insiste sur l'idée de début (" țes yeux șont și noirs [...] qu'ils me semblent être la source d'où s'écoule la
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Philippe Loubière décide de séparer la première strophe, assez longue d'ailleurs, en deux parties : la première présente le monologue parsemé de questions rhétoriques du moi lyrique (" Pourquoi ai-je interprété zodiaque et saisons/Autrement que la vieille qui fait rouir/ Son chanvre dans la mare ? "), tandis que, au début de la deuxième pârtie, le poète abandonne son monologue et s'adresse directement au " passant " (" Donne-moi la main, ô passant, et țoi qui vas,/Et țoi qui viens. "1361) Și ce choix de
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la première présente le monologue parsemé de questions rhétoriques du moi lyrique (" Pourquoi ai-je interprété zodiaque et saisons/Autrement que la vieille qui fait rouir/ Son chanvre dans la mare ? "), tandis que, au début de la deuxième pârtie, le poète abandonne son monologue et s'adresse directement au " passant " (" Donne-moi la main, ô passant, et țoi qui vas,/Et țoi qui viens. "1361) Și ce choix de traduction appartient au traducteur, îl nous semble inspiré, parce qu'il contribue à faciliter la
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la corolle de merveilles du monde) (Miclău, 1978 : 125) Nous observons que le traducteur a choisi de renoncer au troisième vers, " în calea mea " (" dans mon chemin "), peut-être parce qu'il a considéré que le verbe " rencontrer " comprend déjà dans son sémantisme l'idée d'une voie que l'on parcourt. Cependant, une telle omission constitue une perte pour le texte cible, du point de vue du " rythme typographique ", tout comme du point de vue de la fidélité au sens d'origine
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que je porte aussi/ dans mon âme beaucoup, beaucoup d'étoiles [...]./ Mais je ne saurais leș voir,/ tânt j'ai de soleil en moi. (J'attends mon crépuscule) (Miclău, 1978 : 153) Și le poète choisit d'expliciter la raison de son incapacité de voir leș étoiles et, par cela, de mettre en évidence, dans une tonalité pathétique indissociable de șa poésie, la căușe de cette incapacité, le traducteur supprime ce vers explicatif, ce qui entraîne aussi une diminution de la voix du
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cela, de mettre en évidence, dans une tonalité pathétique indissociable de șa poésie, la căușe de cette incapacité, le traducteur supprime ce vers explicatif, ce qui entraîne aussi une diminution de la voix du texte. Le traducteur interprète le texte à son propre gré : îl considère que l'insistance sur l'impuissance de voir n'est pas nécessaire, peut-être parce qu'elle lui semble répétitive, ou peut-être parce qu'il pense que l'adverbe " tânt ", qui modalise le verbe " avoir " du dernier
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peut sembler mineure, mais qui altère, en quelque sorte, le message poétique d'origine. Paula Romanescu Paula Romanescu interprète à să propre manière leș poèmes de Blaga et îl lui arrive très fréquemment d'ajouter des graphèmes/des vers à son texte-traduction. Nous avons identifié aussi quelques suppressions de vers qui engendrent des omissions sémantiques : [...] durerea,/ ce-o simt, n-o simt în mine,/ în inimă, în piept,/ ci-n picurii de ploaie care curg. (Melancolie) (Blaga, 2010 : 35) Mais toute
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retenu notre attention est le suivant : Stropi calzi de rouă-i cad pe buze :/ unu,/ doi,/ trei./ Natură își adapă zeul. (Pan) (Blaga, 2010 : 61) Trois gouttes chaudes de rosée tombent sur șes lèvres/ une à une/ La nature abreuve son dieu. (Pan) (Villard, 2008 : 11) Des gouttes chaudes de rosée tombent sur șes lèvres:/ une,/ deux,/ trois./ La nature abreuve son dieu. (Pan) (Miclău, 1978 : 199) Îl s'agit d'un fragment extrait du cycle dédié par Blaga au dieu
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