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pas mă flamme quand tu trembles dans mes bras comme une goutte de rosée qu'embrassent leș rayons de lumière ? (Ne pressens-tu pas ?) (Miclău, 1978 : 159) Îl s'agit d'un choix inédit : soit la traductrice aspire à imiter, dans son travail, le style poétique de Blaga, insérant un tiret entre le nom et son complément, ce qui constitue une décision inspirée1410 ; soit, au contraire, elle confond le simple trăit d'union du roumain, qui facilite l'élision des termes " roua
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
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qu'embrassent leș rayons de lumière ? (Ne pressens-tu pas ?) (Miclău, 1978 : 159) Îl s'agit d'un choix inédit : soit la traductrice aspire à imiter, dans son travail, le style poétique de Blaga, insérant un tiret entre le nom et son complément, ce qui constitue une décision inspirée1410 ; soit, au contraire, elle confond le simple trăit d'union du roumain, qui facilite l'élision des termes " roua " et " îmbrățișat ", avec le tiret proprement dit, marque stylistique du poète, ce qui est
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adverbe " ici " est inexplicable et, en quelque sorte, illogique, parce qu'elle représente un écart du rythme typographique et du sémantisme du poème source et mène à une confusion. Le premier déictique " ici " n'a aucun référent et, en plus, son emploi crée un non-sens, puisqu'on a déjà un complément de lieu dans la phrase (" au village "). Nous pouvons appeler une telle structure, fondée sur un manque de logique discursive, " de faux vers en miroir ". Une décision traductive intéressante de
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1413 ou l'absence du point à la fin du poème Stelelor (Aux étoiles).1414 On peut identifier également dans cette traduction une disposition hasardeuse de la ponctuation. Îl y a par exemple des situations où la virgule apparaît là où son emploi est interdit, comme dans le cas du fragment : *" Des mains automnales, tend mă nuit vers țoi [...]. "1415, où elle sépare le complément direct du verbe de la phrase, ou du fragment *" Un œil largement compréhensif, était le lac béni. "1416
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interrogation, ce qui change complètement le message poétique.1418 À d'autres reprises, nous avons rencontré des coquilles, comme par exemple *" jeune-homme ", dans la traduction du poème Călugărul bătrân îmi șoptește din prag (Le vieux moine, me parlant baș de son seuil) (sans parler de la virgule du titre)1419, *" quelque passant, trèsjuste-et-trèsbon ", dans la traduction du poème Fiu al faptei nu sunt (Je ne suiș pas le fils de l'œuvre)1420 ou *" le vent qui tout seul se déclanche " et
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devient plus emphatique, plus marqué, tandis que la voix du texte de départ est modifiée. Paul Miclău La traduction de Paul Miclău se fait remarquer en général par la fidélité au texte départ au niveau du microcontexte typographique. Conformément à son principe selon lequel l'étrangeté de la poésie source doit être maintenue en traduction, le traducteur respecte soigneusement la présence des tirets ; nous avons identifié seulement quelques situations isolées où Paul Miclău élimine leș tirets de son texte-traduction.1429 Parfois, le
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microcontexte typographique. Conformément à son principe selon lequel l'étrangeté de la poésie source doit être maintenue en traduction, le traducteur respecte soigneusement la présence des tirets ; nous avons identifié seulement quelques situations isolées où Paul Miclău élimine leș tirets de son texte-traduction.1429 Parfois, le traducteur imite le style de Blaga et introduit dans le texte cible des tirets à fonction créative : Și truda lor e rugăciune. (Cariatide) (Blaga, 2010 : 345) Leur prière travail ardent. (Cariatides) (Miclău, 1978 : 483) Leș vers
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Sanda Stolojan entraîne aussi une perte au niveau de la signifiance du texte de départ : le poète s'adresse en effet à une petite fille ; îl lui fait découvrir le village, une sorte de " centrus mundi " où est née l'éternité. Son discours est, par conséquent, caractérisé par une oralité prononcée : remplacer le verbe " regarder " à l'impératif par la tournure plus neutre (" le soir venu ") signifie annihiler en quelque sorte la présence du destinataire du discours poétique. Un changement des signes
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Loubière, fidèle au message de départ.1436 En ce qui concerne l'emploi du tiret, marque stylistique de Blaga, Sanda Stolojan s'avère être, en général, conservatrice. Pourtant, elle sent parfois le besoin d'expliciter la présence de ce graphème dans son texte-traduction, par exemple en insérant la conjonction " car " après le tiret : Eu cânt semne, semne de plecare sunt. (Semne) (Blaga, 2010 : 130) Moi je chante car dans l'air îl y a des signes, des signes de départ. (Signes) (Stolojan
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chante car dans l'air îl y a des signes, des signes de départ. (Signes) (Stolojan, 1992 : 53) Je chante îl y a des signes, des signes de départ. (Signes) (Miclău, 1978 : 305) On constate que Sanda Stolojan interprète à son propre gré le texte de Blaga : și l'on compare să version avec la traduction littérale de Miclău, on observe plusieurs différences d'ordre sémantique. Premièrement, la traductrice s'éloigne du message source par l'explicitation opérée (" car dans l
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être remplacée par la conjonction de coordination " et ", ou par toute autre conjonction). La fonction du tiret, dans le poème de départ, est purement ornementale ; par contre, Sanda Stolojan donne à ce graphème une valeur explicative : le moi lyrique justifie son acte de chanter. L'interprétation du traducteur peut mener donc à un écart (parfois grave) du message d'origine. La traductrice prend des décisions intéressantes lorsqu'il s'agit de contextes qu'elle interprète comme directement liées à la philosophie
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départ n'est pas transparent à cet égard : Ființă tu găsi-voi cândva cuvenitul sunet de-argint, de foc, si ritul unei rostiri egale în veci arderii tale ? (Ardere) (Blaga, 2010 : 248) Ô Être saurai-je trouver un jour le juste son argentin, la flamme et le rite d'une parole équivalente à tout jamais à ton incandescence ? (Incandescence) (Stolojan, 1992 : 111) Ô être pourrais-je jamais trouver le rite, le son incandescent, argenté d'une pure expression égale à ton éternelle combustion
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Blaga, 2010 : 248) Ô Être saurai-je trouver un jour le juste son argentin, la flamme et le rite d'une parole équivalente à tout jamais à ton incandescence ? (Incandescence) (Stolojan, 1992 : 111) Ô être pourrais-je jamais trouver le rite, le son incandescent, argenté d'une pure expression égale à ton éternelle combustion ? (Combustion) (Miclău, 1978 : 445) La question du moi lyrique est adressée, semble-t-il, à l'" Être " générique, dont îl veut exprimer en paroles l'essence avec leș moyens du poète
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texte de Blaga, s'avèrent être parfois nuisibles à la signifiance du poème. Jean Poncet Fidèle en grandes lignes au microcontexte typographique d'origine, Jean Poncet s'arroge parfois des libertés lorsqu'il est question d'augmenter la poéticité de son texte-traduction. Par exemple, en imitant l'idiostyle de Blaga, le traducteur recrée dans la langue cible une métaphore du texte source par l'insertion d'un tiret. On peut comparer să version à celle de Paul Miclău, plus conservatrice : Pământu-ntreg
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Vară) (Blaga, 2010 : 67) Terre champ de blé et stridence de criquets. (Été) (Poncet, 1996 : 70) La terre entière est un champ de blé et une symphonie de sauterelles. (Été) (Miclău, 1978 : 211) Jean Poncet omet le verbe " être " de son texte-traduction, le remplaçant avec le tiret, à la manière de Blaga. Par ce choix, îl reconstruit la figure en français, lui conférant une forme plus concise et, à notre sens, plus poétique. On peut observer l'adaptation opérée par Poncet
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Dumnezeu se face mai mic să aibă loc ciupercile roșii să crească subt spatele lui. (În munți) (Blaga, 2010: 141) Țapi sous leș mélèzes, Dieu se fait tout petit îl attend leș champignons rouges qui pousseront à l'abri de son dos. (Dans leș montagnes) (Poncet, 1996 : 122) Couvant sous leș arbres Dieu se fait plus petit pour que leș champignons rouges puissent pousser sur son dos. (Dans leș montagnes) (Miclău, 1978 : 327) Comme nous avons montré, Blaga ne voyait que
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se fait tout petit îl attend leș champignons rouges qui pousseront à l'abri de son dos. (Dans leș montagnes) (Poncet, 1996 : 122) Couvant sous leș arbres Dieu se fait plus petit pour que leș champignons rouges puissent pousser sur son dos. (Dans leș montagnes) (Miclău, 1978 : 327) Comme nous avons montré, Blaga ne voyait que rarement dans le tiret un moyen qui sert à introduire une explication dans le discours : pour la majorité des cas, ce signe de ponctuation a
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importance stylistique du tiret dans l'œuvre de Blaga. Par exemple, dans la traduction ci-dessous, Jean Poncet ignore la fonction créative du tiret : îl l'élimine du texte cible et recrée, en simplifiant, la métaphore d'origine. Par ce choix, son texte-traduction enregistre une perte de poéticité. Pour souligner l'appauvrissement de la métaphore dans la version de Jean Poncet, nous citons aussi la traduction littérale de Veturia Drăgănescu-Vericeanu : Prin vegherile noastre site de în vremea se cerne, și-o pulbere albă
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y a aussi quelques coquilles, comme le cas des mots qui ne șont pas séparés par un espace blanc, ce qui nous détermine à conclure que le travail des éditeurs et des relecteurs a été insuffisant.1442 Paula Romanescu Suivant son libre esprit interprétatif, Paula Romanescu abolit très souvent de son texte-traduction leș graphèmes d'origine, pour insérer des signes de ponctuation conformes à să vision poétique. Par exemple, elle ne considère pas nécessaire la présence des guillemets dans le cas
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qui ne șont pas séparés par un espace blanc, ce qui nous détermine à conclure que le travail des éditeurs et des relecteurs a été insuffisant.1442 Paula Romanescu Suivant son libre esprit interprétatif, Paula Romanescu abolit très souvent de son texte-traduction leș graphèmes d'origine, pour insérer des signes de ponctuation conformes à să vision poétique. Par exemple, elle ne considère pas nécessaire la présence des guillemets dans le cas ci-dessous1443, mais elle emploie, par contre, des majuscules et des
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plus, la présence des tirets qui encadrent le nom " l'Impénétrable "1444 et le fait que leș vers șont adaptés à la rigueur du français, puisqu'ils commencent toujours par une majuscule. À d'autres reprises, la traductrice insère dans son texte-traduction des tirets à fonction créative, donnant naissance à des métaphores là où dans le texte source îl y n'a aucune figure ou îl y a des comparaisons : Din streașina curat-a veșniciei cad clipele că picurii de ploaie
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langues de feu [...]. (Nous et la terre) (Romanescu, 1998 : 35) Fou, Comme des langues de feu je tends mes bras [...]. (Nous et la terre) (Miclău, 1978 : 145) Sufletul lui e în căutare în muta, seculară căutare [...]. (Autoportret) (Blaga, 2010: 225) Son cœur une quête muette et éternelle [...]. (Autoportrait) (Romanescu, 1998 : 58) Son âme est en quête, une quête éternelle et muette [...]. (Autoportrait) (Miclău, 1978 : 425) Numai sângele meu strigă prin păduri după îndepărtata-i copilărie că un cerb bătrân după ciuta
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Comme des langues de feu je tends mes bras [...]. (Nous et la terre) (Miclău, 1978 : 145) Sufletul lui e în căutare în muta, seculară căutare [...]. (Autoportret) (Blaga, 2010: 225) Son cœur une quête muette et éternelle [...]. (Autoportrait) (Romanescu, 1998 : 58) Son âme est en quête, une quête éternelle et muette [...]. (Autoportrait) (Miclău, 1978 : 425) Numai sângele meu strigă prin păduri după îndepărtata-i copilărie că un cerb bătrân după ciuta lui pierdută în moarte. (În marea trecere) (Blaga, 2010 : 106) Mon
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îndepărtata-i copilărie că un cerb bătrân după ciuta lui pierdută în moarte. (În marea trecere) (Blaga, 2010 : 106) Mon sang seulement vieux cerf En quête de șa biche Perdue dans la mort, Appelle et crie À travers la forêt Son enfance éloignée. (Dans le grand passage) (Romanescu, 1998 : 72) Mon sang brame tout seul à travers le bois Après son enfance en allée, Comme un vieux cerf Après să biche dans la mort perdue. (Au fil du grand parcours) (Loubière
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sang seulement vieux cerf En quête de șa biche Perdue dans la mort, Appelle et crie À travers la forêt Son enfance éloignée. (Dans le grand passage) (Romanescu, 1998 : 72) Mon sang brame tout seul à travers le bois Après son enfance en allée, Comme un vieux cerf Après să biche dans la mort perdue. (Au fil du grand parcours) (Loubière, 2003 : 21) În limpezi depărtări aud din pieptul unui turn cum bate că o inimă un clopot [...]. (Gorunul) (Blaga, 2010
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