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il est doux ! (La chanson du sommeil) (Romanescu, 1998 : 92) Le sommeil est bien doux. (La chanson du sommeil) (Miclău, 1978 : 477) En ce qui concerne la traduction des vers en miroir, Paula Romanescu leș recrée, donnant libre cours à son interprétation. Par exemple, le poème Nu-mi presimți (Ne pressens-tu pas ?, dans la traduction littérale de Paul Miclău), est structuré en trois strophes qui commencent chacune par la question " Nu-mi presimți [...] ? " du titre. Paula Romanescu reformule chaque question et
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Par exemple, le poème Nu-mi presimți (Ne pressens-tu pas ?, dans la traduction littérale de Paul Miclău), est structuré en trois strophes qui commencent chacune par la question " Nu-mi presimți [...] ? " du titre. Paula Romanescu reformule chaque question et, par son choix, elle affecte la symétrie des vers d'origine. On peut lire dans son texte-traduction leș questions successives " Comprends-tu [...] ? ", *" Préssens-tu [...] ? " et " Devines-tu [...] ? ", qui introduisent une variation dans le discours poétique. La technique des vers en miroir, spécifique au style de
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de Paul Miclău), est structuré en trois strophes qui commencent chacune par la question " Nu-mi presimți [...] ? " du titre. Paula Romanescu reformule chaque question et, par son choix, elle affecte la symétrie des vers d'origine. On peut lire dans son texte-traduction leș questions successives " Comprends-tu [...] ? ", *" Préssens-tu [...] ? " et " Devines-tu [...] ? ", qui introduisent une variation dans le discours poétique. La technique des vers en miroir, spécifique au style de Blaga, est abolie en traduction.1455 Dans la traduction du poème Taină inițiatului (Le
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et dans la traduction des vers en miroir. Philippe Loubière Une particularité évidente de la traduction de Philippe Loubière est l'adaptation aux normes de ponctuation du français : on observe, dans la plupart des cas, l'omission du tiret et parfois son remplacement par un signe plus conforme à l'usage de la langue cible, comme la virgule, le point virgule, leș deux points ou leș points de suspension. À titre d'exemple, nous pouvons comparer la traduction de Philippe Loubière à celle
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Dieu, qui est le commencement de la création du monde, et de Jésus, dans le premier chapitre de l'Évangile de Saint Jean.1465 Pour rendre le texte plus transparent, Philippe Loubière opère une explicitation du message d'origine à travers son travail d'interprétation. Philippe Loubière adapte souvent la ponctuation du texte source : par exemple, îl intervient, en ajoutant des virgules, là où cela lui semble accroître la cohérence du texte.1466 Îl faut remarquer également que le traducteur a suivi
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vers) se fait remarquer dans la plupart des poèmes traduits, nous pouvons conclure qu'elle fait pârtie du style traductif de Philippe Loubière. En d'autres mots, le traducteur s'avère être plutôt cibliste au niveau du microcontexte typographique, dans son désir permanent de ne pas troubler le lecteur francophone par des éléments qu'il peut ressentir comme choquants. La suppression du tiret et son adaptation aux normes de ponctuation du français constitue pourtant une perte stylistique dans la traduction. Comme
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d'autres mots, le traducteur s'avère être plutôt cibliste au niveau du microcontexte typographique, dans son désir permanent de ne pas troubler le lecteur francophone par des éléments qu'il peut ressentir comme choquants. La suppression du tiret et son adaptation aux normes de ponctuation du français constitue pourtant une perte stylistique dans la traduction. Comme nous avons montré, la présence de ce graphème dans leș poèmes de Blaga n'est pas accidentelle : le tiret constitue l'un des traits stylistiques
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est pas accidentelle : le tiret constitue l'un des traits stylistiques qui relèvent du rythme typographique, ayant une fonction créative, expressive ou décorative. À notre sens, le discours poétique de Blaga devrait être transposé en français en gardant, si possible, son étrangeté, c'est à dires șes particularités stylistiques, même au niveau visuel du signifiant. En ce qui concerne l'emploi des majuscules au début des vers, îl s'agit à nouveau d'un travail d'adaptation aux rigueurs du français
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contre, la décision de faire commencer par une majuscule leș pronoms qui désignent Dieu mène, comme nous avons remarqué, à une modification de la voix du texte. En réalité, le moi poétique du texte source n'est pas tellement cérémonieux dans son discours ; bien au contraire, dans le poème Psalm (Psaume), îl s'agit plutôt d'un monologue amer, voire d'une " querelle " avec un Dieu absent. Philippe Loubière ne fait que donner à son texte-traduction une note plus marquée par le
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source n'est pas tellement cérémonieux dans son discours ; bien au contraire, dans le poème Psalm (Psaume), îl s'agit plutôt d'un monologue amer, voire d'une " querelle " avec un Dieu absent. Philippe Loubière ne fait que donner à son texte-traduction une note plus marquée par le sentiment religieux, même și le poème de départ a une tonalité neutre ou agnostique. Son choix traductif est le résultat de son interprétation de l'œuvre.1470 Pourtant, la poésie de Blaga n
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un monologue amer, voire d'une " querelle " avec un Dieu absent. Philippe Loubière ne fait que donner à son texte-traduction une note plus marquée par le sentiment religieux, même și le poème de départ a une tonalité neutre ou agnostique. Son choix traductif est le résultat de son interprétation de l'œuvre.1470 Pourtant, la poésie de Blaga n'est ni purement philosophique ni purement métaphysique. Modifier la tonalité du texte par l'adoption d'une note trop cérémonieuse ou trop
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avec un Dieu absent. Philippe Loubière ne fait que donner à son texte-traduction une note plus marquée par le sentiment religieux, même și le poème de départ a une tonalité neutre ou agnostique. Son choix traductif est le résultat de son interprétation de l'œuvre.1470 Pourtant, la poésie de Blaga n'est ni purement philosophique ni purement métaphysique. Modifier la tonalité du texte par l'adoption d'une note trop cérémonieuse ou trop marquée par le côté religieux constitue, à
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Le vieux moine me parle à mi-voix depuis le pas de la porte) (Villard, 2009 : 59) Mă vie a été tout ce que tu veux, [...] parfois cloche qui se disputait avec le ciel. (Le vieil ermite me parle tout baș sur son seuil) (Pop-Curșeu, 2003 : 61) Îl arrive aussi que le traducteur imite le style de Blaga et insère des tirets à fonction créative dans son texte-traduction : [...] și știu că și eu port în suflet [...] căi lactee, minuni ale întunericului. (Mi-aștept
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parfois cloche qui se disputait avec le ciel. (Le vieil ermite me parle tout baș sur son seuil) (Pop-Curșeu, 2003 : 61) Îl arrive aussi que le traducteur imite le style de Blaga et insère des tirets à fonction créative dans son texte-traduction : [...] și știu că și eu port în suflet [...] căi lactee, minuni ale întunericului. (Mi-aștept amurgul) (Blaga, 2010 : 31) [...] et je sais que je garde dans mon âme [...] des voies lactées leș merveilles des ténèbres. (J'attends mon crépuscule
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o haină pe care-o lași în drum. (Psalm) (Blaga, 2010 : 104) J'ôte mon corps vêtement abandonné au bord du chemin. (Psaume) (Villard, 2009 : 21) Je me déshabille de mon corps comme d'un vêtement qu'on laisse sur son chemin. (Psaume) (Pop-Curșeu, 2003 :47) Nous avons identifié des erreurs de frappe et grammaticales dans la traduction de Paul Villard, comme *" réveuse "1471, *" des villages roumaines "1472, *" et le cœur de qui ne n'est-il pas tu ? "1473, *" le amen
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mieux déceler leș traits prosodiques des poèmes de Blaga, nous nous appuyons sur l'ouvrage de Ladislas Gáldi mentionné ci-dessous, fruit des recherches d'un spécialiste dans le domaine. L'auteur se caractérise comme " un philologue hongrois qui connaît depuis son adolescence leș poèmes de Blaga en original et dans leș magistrales traductions de Lajos Áprily "1479. En plus, Ladislas Gáldi a traduit en hongrois une cinquantaine de poèmes de Blaga.1480 Le but du professeur hongrois est de " servir la
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blagien et qui, éventuellement, se proposeront de le rendre accessible aussi dans une langue étrangère. "1481 Voilà donc un guide destiné au lecteur avisé, y compris au traducteur. La recherche approfondie du style du poète roumain et la traduction de son œuvre dans leș langues de circulation internationales constituent, pour Ladislas Gáldi, leș voies par lesquelles " on pourra donner, sur une échelle mondiale, une réponse affirmative à la question que Blaga s'est posée dans le poème Cântec pentru anul 2000
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leș cimes de la littérature universelle "1485. En matière d'orientation thématique et idéologique, le chercheur avoue avoir été guidé par leș études de Dumitru Micu, Ovid S. Crohmalniceanu et Mariana Sora. Dans l'introduction de l'ouvrage, Ladislas Gáldi exprime son opinion sur la composante formelle de la poésie : " À notre avis, la forme est une pârtie indissociable du message poétique : c'est à elle qu'incombe la fonction de fournir certaines informations confiées aux canaux de communication du sujet parlant. "1486
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poèmes de Blaga, suivant l'ordre de la parution des recueils. La première remarque concernant leș créations de jeunesse est l'ambition de Blaga de ne pas limiter să technique aux formes traditionnelles qui étaient pratiquées dans leș revues littéraires de son époque et qui représentaient, entre autres, l'héritage de grands poètes du XIXe siècle, comme Vasile Alecsandri ou Mihai Eminescu.1489 Très jeune, Blaga pratique le vers libre, comme îl l'avoue dans le român autobiographique Hronicul și cântecul vârstelor
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mai departe, mi se reproșa însă, întâia oară în viață, păcatul de-a scrie versuri fără rimă. Cu păcatul meu prefiguram totuși, încă de pe atunci, o formă.1490 La décision de Blaga d'écrire en vers blanc leș poèmes de son premier recueil, décision qui a suscité de vifs débats dans le monde littéraire roumain 1491, est le résultat de plusieurs influences, à commencer avec leș poètes expressionnistes ou symbolistes. La poésie roumaine avait enregistré quelques tentatives isolées de recourir au
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Par contre, avec le recueil Laudă somnului (L'Éloge du Sommeil), la poésie de Blaga enregistre, du point de vue prosodique, un retour vers le classicisme : " Dans ce volume que le poète considérait, selon le témoignage de șa correspondance, comme son recueil le plus réussi -, la rime occupe déjà une place dominante. "1497 Dans leș recueils ultérieurs (La cumpăna apelor Au Partage des Eaux, La curțile dorului Dans la Cour du Désir, Nebănuitele trepte Leș Gradins Insoupçonnés), tout comme dans leș
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prosodie se fait de pluș en plus visible. * Après avoir analysé en détail chaque recueil de poèmes et après avoir présenté une perspective historique qui lui a permis d'examiner leș particularités du vers de Blaga, " să facture très élaborée, son harmonie et son originalité "1498, Ladislas Gáldi conclut que " tout porte à croire que l'art de Blaga qu'on ne peut guère réduire au vers libre est un phénomène aussi complexe que l'époque et le génie qui l
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de pluș en plus visible. * Après avoir analysé en détail chaque recueil de poèmes et après avoir présenté une perspective historique qui lui a permis d'examiner leș particularités du vers de Blaga, " să facture très élaborée, son harmonie et son originalité "1498, Ladislas Gáldi conclut que " tout porte à croire que l'art de Blaga qu'on ne peut guère réduire au vers libre est un phénomène aussi complexe que l'époque et le génie qui l'ont produit "1499
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guère réduire au vers libre est un phénomène aussi complexe que l'époque et le génie qui l'ont produit "1499. Le philologue fait une rétrospective des étapes de la création poétique de Blaga et rappelle que la première moitié de son œuvre se fait remarquer par la présence du vers libre comme expression de la modernité. Pourtant, ce serait faux de conclure que leș poèmes de jeunesse de Blaga șont écrits entièrement en vers blancs ; selon cet auteur, on peut identifier également
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traducteurs ne se șont pas donné la peine de trouver en français un effet phonique équivalent. En revanche, ils ont préservé leș vers en miroir construits sur la reprise de l'adverbe " peut-être " (fait exception Paula Romanescu qui, fidèle à son style interprétatif libre, supprime leș vers en miroir et opère une modification de la voix du texte, en choisissant de marquer le monologue lyrique par une question rhétorique). Imitant le style de Blaga, Philippe Loubière crée des vers en miroir, grace
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