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fată frumoasă e/lutul ce-și umple tiparele " " une belle fille c'est/la terre qui remplit șes moules " (Catrenele fetei frumoase/Leș quatrains de la belle fille) (Miclău, 1978 : 551) ; " une jeune fille c'est/l'argile encore humide dans son moule " (Leș quatrains de la jeune fille) (Poncet, 1996 : 218) ; " Une belle fille c'est la terre qui remplit/Leș formes, leș modèles " (Chant à la belle fille) (Romanescu, 1998 : 63) ; " Eu zac în umbră unor maci,/[...] numai trup/și numai
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à Veturia Drăgănescu-Vericeanu, elle choisit d'expliciter le titre du poème (Le jeune chêne). Le moi lyrique parle, évidemment, d'un chêne qui n'a pas encore atteint să maturité et dont le bois pourrait servir plus tard à fabriquer son cercueil. Pourtant, expliciter le contenu du poème dès le titre n'est pas une solution adéquate, fait remarqué également par Paul Miclău : " Le titre du célèbre poème Gorunul peut être traduit simplement par Chêne, même și celui-ci n'en précise
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de la langue cible : La rêveuse (Miclău, 1978 : 169). → Le titre Mi-aștept amurgul (littéralement : " j'attends mon crépuscule ") est traduit par Paula Romanescu par J'attends le crépuscule (1998 : 24). Pourtant, le poète précise dès le titre qu'il attend " son " crépuscule, et non le crépuscule génériquement parlant. La traduction de Paula Romanescu supprime une pârtie de la signifiance du poème. → Le titre Sus (littéralement : " là-haut ") est traduit différemment dans le corpus : Au sommet (Miclău, 1978 : 177) ; Tout en haut (Drăgănescu-Vericeanu, 1974
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à la tournure inédite proposée par Philippe Loubière. → Le titre-proposition Călugărul bătrân îmi șoptește din prag connaît leș versions suivantes en français : Le vieux moine me murmure sur le seuil (Miclău, 1978 : 271) ; Le vieux moine, me parlant baș de son seuil (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 137) ; Le vieux moine sur le seuil me parle tout baș (Stolojan, 1992 : 37) ; Le vieil ermite me parle tout baș sur son seuil (Pop-Curșeu, 2003 : 61) ; Faiblement sur le seuil m'appelle le vieux moine (Loubière
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murmure sur le seuil (Miclău, 1978 : 271) ; Le vieux moine, me parlant baș de son seuil (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 137) ; Le vieux moine sur le seuil me parle tout baș (Stolojan, 1992 : 37) ; Le vieil ermite me parle tout baș sur son seuil (Pop-Curșeu, 2003 : 61) ; Faiblement sur le seuil m'appelle le vieux moine (Loubière, 2003 : 31) ; Le vieux moine me parle à mi-voix depuis le pas de la porte (Villard, 2009 : 59). L'emploi du gérondif (" me parlant baș "), tout comme
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phonique, grace à la reprise des consonnes " b ", " r ", tout comme de la voyelle " u ". Ce jeu des sonorités est perdu en traduction : La chanson des frimas, de traces (Miclău, 1978 : 501). → Le titre Drumeție (littéralement : " voyage à pied ") contient dans son sémantisme l'idée de " drum " (" chemin "). Le traducteur récupère dans să version cette idée de base, qui est aussi un symbole dans le code poétique de Blaga : Chemin (Miclău, 1978 : 563). → Le titre Ceasul care nu apune trouve dans la
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allusions subtiles à des éléments bibliques. Parfois leș traducteurs ne saisissent pas ces nuances et traduisent littéralement : Le syntagme " ziua de-apoi " fait allusion au " jour du jugement ". Philippe Loubière est le seul traducteur à avoir interprété ce syntagme dans son sens biblique : " le dernier jour " (Taină inițiatului/Le secret de l'initié) (Miclău, 1978 : 287) ; " le jour dernier " (Le secret de l'initié) (Poncet, 1996 : 110) ; " le dernier jour " (Le mystère de l'initié) (Pop-Curșeu, 2003 : 77) ; " le jour du
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Miclău, 1978 : 273) ; " Fais-moi baptême avec de la terre. " (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 137) ; " Baptise-moi dans la poussière. " (Le vieux moine sur le seuil me parle tout baș) (Stolojan, 1992 : 37) ; " Baptise-moi avec de la terre. " (Le vieil ermite me parle tout baș sur son seuil) (Pop-Curșeu, 2003 : 61) ; " Baptise-moi de terre. " (Faiblement sur le seuil m'appelle le vieux moine) (Loubière, 2003 : 31) " Baptise-moi avec de la terre. " (Le vieux moine me parle à mi-voix depuis le pas de la porte) (Villard, 2009 : 59). Leș traducteurs
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nous avons remarqué que leș traducteurs choisissent en général de traduire leș deux termes ci-dessus par le nom " cor " : " chemări de corn " " leș appels du cor " (Andante/ Andante) (Miclău, 1978 : 513) ; " Subt bolțile-adânci mă omoară/pădurea cu tùlnice multe. Au son de șes cors la forêt/me tue sous leș voûtes profondes. " (Septemvrie/Septembre) (Miclău, 1978 : 373) ; " Sous leș voûtes profondes je meurs/par la forêt et șes cors de bergers. " (Septembre) (Stolojan, 1992 : 91) ; " Sous șes voûtes profondes la forêt
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buccins. " (Septembre) (Poncet, 1996 : 136). Jean Poncet offre comme équivalent du terme " tulnic " le nom " buccin ", choix qui garde le sens d'origine. Quant à Sanda Stolojan, elle préfère expliciter le terme, en employant l'expression " cors de bergers " dans son texte-traduction. Dans le cas du fragment suivant, le nom " gornicul ", qui désigne le garde forestier, est traduit par une métonymie par Paul Miclău. Leș autres traducteurs optent pour la version littérale : " gornicul nu mai vorbește " " le cor du garde s
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saisons/autrement que la vieille qui roussit le chanvre dans la mare ? " (J'ai compris le péché qui pèse sur mă maison) (Stolojan, 1992 : 49) ; " Ô, pourquoi ai-je déchiffré le temps et le zodiaque/autrement que la vieille qui rouit son chanvre dans la mare ? (J'ai compris le péché qui pèse sur mă maison) (Pop-Curșeu, 2003 : 85) ; " Pourquoi ai-je interprété zodiaque et saisons/Autrement que la vieille qui fait rouir/ Son chanvre dans la mare ? " (J'ai compris le péché
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et le zodiaque/autrement que la vieille qui rouit son chanvre dans la mare ? (J'ai compris le péché qui pèse sur mă maison) (Pop-Curșeu, 2003 : 85) ; " Pourquoi ai-je interprété zodiaque et saisons/Autrement que la vieille qui fait rouir/ Son chanvre dans la mare ? " (J'ai compris le péché qui ronge mă maison) (Loubière, 2003 : 55). On distingue une modification de la voix du texte dans la version de Veturia Drăgănescu-Vericeanu, qui fait précéder le nom " vieille " par l'adjectif " bonne
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1992 : 37) ; " [...] combien de temps reste-t-il jusqu'au coucher du soleil ?/ Je veux rendre l'âme/en même temps que leș serpents écrasés à l'aube/par leș lourds bâtons des bergers. " (Le vieil ermite me parle tout baș sur son seuil) (Pop-Curșeu, 2003 : 61). Cette référence culturelle peut rester incompréhensible même pour le lecteur roumain contemporain. Pour expliciter l'apparente " contradiction ", Philippe Loubière accompagne leș vers traduits par une note de baș de page : " Faut-il encore beaucoup d'ici au
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șont situées " là-haut ". Une difficulté de traduction est constituée par le nom roumain " ulița ", qui désigne une route étroite qui traverse un village. Le français manque de correspondant ; par conséquent, leș traducteurs proposent comme équivalent le terme générique " rue " ou son diminutif, " ruelle " : " ciobani întârziați pe uliți " " leș bergers attardés dans leș rues " (Tămâie și fulgi/Encens et neige) (Miclău, 1978 : 231) ; " Fântânile la uliți rele/galeți coboară și ridică [...]. " " Leș fontaines dans leș rues/descendent et montent des sceaux funestes
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și ridică [...]. " " Leș fontaines dans leș rues/descendent et montent des sceaux funestes [...]. " (Vraja și blestem/Charme et blasphème) (Miclău, 1978 : 385). On observe la compensation opérée par le traducteur : și, dans le texte source, leș rues șont " funestes ", dans son texte-traduction leș sceaux ont cette qualité ; " jocuri [...]/n-or mai trece pe uliți " " jeux [...]/ne passeront plus dans leș ruelles " (Semne/Signes) (Pop-Curșeu, 2003 : 99). La maison paysanne roumaine En termes de vocabulaire, leș poèmes de Blaga contiennent des culturèmes
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En termes de vocabulaire, leș poèmes de Blaga contiennent des culturèmes qui font référence au décor des maisons paysannes, aux vêtements populaires ou aux instruments qui servent à fabriquer du tissu. Par exemple, dans le poème Biblică, la Vierge et son enfant șont placés dans un cadre rustique roumain, auprès d'un dressoir aux rareș émaux: " blidarul cu smalturi rare " " écuelles aux rareș émaux " (Biblică/Biblique) (Miclău, 1978 : 349) ; " dressoir rustique, avec de rareș émaux " (Biblique) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 187) ; " buffet plein
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mais aussi vérité, ornement stylistique, épiphanie, déviation, équation, mensonge, négociation, signe, magie, cliché, fiction, célébration, outil de connaissance, conflit conceptuel.1576 Ce trope est construit sur une tension ou " torsion métaphorique ", dans la terminologie de Ricœur.1577 Le traductologue à son tour doit analyser la métaphorisation " non comme une forme de substitution, où un terme est mis à la place d'un autre pour mieux rendre sensible le sens visé, mais comme la co-présence de deux plâns de signification en tension
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lexicalisées ou catachrèses, dont le sens inițial est fondu dans la langue courante, passent parfois inobservables dans la traduction. En effet, ce que l'on appelle de nos jours " figures mortes " témoignent, elles aussi, des ressources secrètes de la langue dans son évolution et să diachronie : Leș figures de style șont au cœur même de l'activité expressive du sujet énonciateur, même și l'érosion, le figement, la fossilisation leș rétrogradent doucement au rang de clichés et en exténuent la force première
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du terme. Pour ce faire, îl faudrait formuler un principe de traduction et établir leș stratégies à employer pour la transposition des tropes. Nous préférons recourir au principe général de concordance, imposé par le " contrat " qui lie la traduction à son original. Ce principe a été formulé par Meschonnic : " Le rapport poétique entre un texte et une traduction implique la construction d'une rigueur non composite, caractérisée par să propre concordance [...] et par la relation du marqué pour le marqué, non
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régimes figuraux et des processus de signifiance "1598. En d'autres mots, pour certains traducteurs, la métaphore n'a cessé de représenter un ornement, une " fioriture " dont on pourrait se priver ou qu'on aurait le droit d'interpréter à son propre gré.1599 Pour ne pas tomber dans le piège du silence métaphorique ou de l'excroissance figurale, le traducteur de poésie doit posséder " un bagage conceptuel, un savoir stylistique, une compétence en matière de textualité ", de tels instruments lui
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qu'entend l'unicorne) (1978 : 547). La métaphore " șarpele binelui ", traduite en général littéralement dans le corpus (" le serpent du bien "), est interprétée par Sanda Stolojan comme " [le] serpent de bon augure " (Către cititori/Aux lecteurs) (1992 : 23). Grace à son choix inspiré, la traductrice rappelle aux lecteurs que le serpent était pour leș Anciens une image de bon augure, symbole de la prévoyance et de la sagesse. La métaphore " cercul înșelăciunii " est traduite littéralement par Paul Miclău (" le cercle de la tromperie " (Semnal
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destinée. " (Peisaj trecut/Paysage d'antan) (Miclău, 1978 : 345) ; " [...] un autour interprète/la roue du destin. " (Paysage d'antan) (Poncet, 1996 : 128). Și la traduction de Paul Miclău est littérale, celle de Jean Poncet, plus poétique, est le résultat de son interprétation. Un " tableau vertigineux "1604, construit sur un cumul de métaphores, est présenté par le poème Tămâie și fulgi (Encens et neige) : " [...] și fulgi de-aramă azvârliți din cer/par clopoțeii atârnați/de gâtul pașilor de cai pe drum. " Leș
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jette/la voûte. " (Tămâie și fulgi/Encens et neige) (Miclău, 1978 : 231) ; " [...] et leș grelots pendus/aux pas des chevaux sur la route ont l'air/de flocons d'airain lancés au ciel. " (Encens et neige) (Poncet, 1996 : 74). Dans son " Avant-propos du traducteur ", Paul Miclău cîte ce fragment pour illustrer la présence des images arborescentes dans la poésie de Blaga.1605 On peut parler d'une image révélatrice, qui exige un effort d'interprétation afin de trouver une version poétique
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șes choix traductifs, Paula Romanescu change souvent le sens illustré par la figure source. Leș traducteurs recréent leș métaphores du texte de départ en s'appuyant sur des symboles définitoires de la poétique de Blaga, comme la " corolle de merveilles " de son poème programmatique. On dirait donc que, dans leur interprétation des tropes, leș traducteurs imitent le style de l'auteur source : " Să se vadă, ce se poate/printre gene. " " Qu'on voit à travers la corolle/des cils, tout un possible
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d'origine est " Qu'on voie, à travers leș cils, ce que l'on peut voir. " Dans să version, Paul Miclău crée une métaphore inédite (" la corolle des cils "), s'appuyant sur le symbole de la " corolle ", présent chez Blaga dès son premier poème, Eu nu strivesc corola de minuni a lumii (Je n'écrase pas la corolle de merveilles du monde). Jean Poncet emploie un autre symbole préféré par Blaga, à savoir " le tamis "1608 (" le tamis des cils "). Leș deux
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