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littéralement : " roses de sang ") et la remplace par le verbe " empourprer " : Un vânt de seară/aprins săruta cerul la apus/și-i scoate ruji de sânge pe obraji. Un vent du soir/embrasse ardemment le ciel au couchant/et empourpre son visage. " (Mugurii/Leș bourgeons) (Miclău, 1978 : 139). Dans l'exemple ci-dessous, la version de Paul Miclău est moins poétique que celle de Paula Romanescu, résultat de l'interprétation : " Când trec punțile de somn/îmi rămâne numai visul/și abisul, si
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leș chanteurs lépreux) (Pop-Curșeu, 2003 : 73) ; " leș rivages de saules du paradis " (Nous, chanteurs lépreux) (Loubière, 2003 : 43). On observe que la version la plus conforme au sens source est celle de Philippe Loubière. Sanda Stolojan transmet elle aussi, par son choix des termes, l'idée d'un lieu verdoyant situé auprès du cours d'une rivière. Leș autres traductions s'éloignent trop de l'image d'origine. Une autre difficulté de traduction est constituée par la métaphore " strai de broască
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lever et le coucher du soleil,/îl n'y a que boue et blessure. " (Psaume) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 125) ; " De l'aube au crépuscule/je ne suiș que fange et blessure " (Psaume) (Stolojan, 1992 : 25) ; " Entre le lever du soleil et son coucher/Je ne suiș que plaie et fange. " (Psaume) (Loubière, 2003 : 17) On remarque une démétaphorisation dans la version de Veturia Drăgănescu-Vericeanu : la copule du verbe " être ", qui constitue, selon Ricœur, " le lieu le plus intime et le plus ultime
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sémantique, à la différence des traductions littérales de Paul Miclău et de Sanda Stolojan : " Doar sus o stea/din cerul ei c-o lacrima de aur se desparte. Seule là-haut une étoile/versant une larme d'or se détache de son ciel. " (De mână cu Marele Orb (varianta)/Accompagnant le grand aveugle (variante)) (Miclău, 1978 : 289) ; " Seule là-haut une étoile/se détache de son ciel avec une larme d'or. " (Je tiens le grand aveugle par la main) (Stolojan, 1992 : 47
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lacrima de aur se desparte. Seule là-haut une étoile/versant une larme d'or se détache de son ciel. " (De mână cu Marele Orb (varianta)/Accompagnant le grand aveugle (variante)) (Miclău, 1978 : 289) ; " Seule là-haut une étoile/se détache de son ciel avec une larme d'or. " (Je tiens le grand aveugle par la main) (Stolojan, 1992 : 47) ; " Seulement là-haut, une étoile,/Comme une larme d'or, de son ciel se sépare. " (Le grand aveugle par la main) (Loubière, 2003 : 49
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aveugle (variante)) (Miclău, 1978 : 289) ; " Seule là-haut une étoile/se détache de son ciel avec une larme d'or. " (Je tiens le grand aveugle par la main) (Stolojan, 1992 : 47) ; " Seulement là-haut, une étoile,/Comme une larme d'or, de son ciel se sépare. " (Le grand aveugle par la main) (Loubière, 2003 : 49). L'étoile filante devient, dans la traduction de Philipe Loubière, une larme d'or. Pourtant, ce changement sémantique n'affecte pas la poéticité du texte-traduction. La version ci-dessous
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leș mots. " (Autoportret/Autoportrait) (Miclău, 1978 : 425) ; " Lucian Blaga est muet comme un cygne./ Dans să patrie/ c'est la neige de l'être qui remplace la parole. " (Autoportrait) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 211) ; " Lucian Blaga est muet comme un cygne./ Dans son pays/la neige des créatures tient lieu de parole. " (Autoportrait) (Stolojan, 1992 : 109) ; " Muet comme un cygne est/Ce Lucian Blaga./ Dans son pays/ La neige blanche de son être/Est devenue lointaine des mots. " (Autoportrait) (Romanescu, 1998 : 58) ; " Lucian
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être qui remplace la parole. " (Autoportrait) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 211) ; " Lucian Blaga est muet comme un cygne./ Dans son pays/la neige des créatures tient lieu de parole. " (Autoportrait) (Stolojan, 1992 : 109) ; " Muet comme un cygne est/Ce Lucian Blaga./ Dans son pays/ La neige blanche de son être/Est devenue lointaine des mots. " (Autoportrait) (Romanescu, 1998 : 58) ; " Lucian Blaga est muet comme un cygne./ Dans să pârtie/la neige de son visage tient lieu de parole. " (Autoportrait) (Caumette, 1998 : 189). La
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Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 211) ; " Lucian Blaga est muet comme un cygne./ Dans son pays/la neige des créatures tient lieu de parole. " (Autoportrait) (Stolojan, 1992 : 109) ; " Muet comme un cygne est/Ce Lucian Blaga./ Dans son pays/ La neige blanche de son être/Est devenue lointaine des mots. " (Autoportrait) (Romanescu, 1998 : 58) ; " Lucian Blaga est muet comme un cygne./ Dans să pârtie/la neige de son visage tient lieu de parole. " (Autoportrait) (Caumette, 1998 : 189). La métaphore " zăpadă făpturii " (littéralement : " la neige
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109) ; " Muet comme un cygne est/Ce Lucian Blaga./ Dans son pays/ La neige blanche de son être/Est devenue lointaine des mots. " (Autoportrait) (Romanescu, 1998 : 58) ; " Lucian Blaga est muet comme un cygne./ Dans să pârtie/la neige de son visage tient lieu de parole. " (Autoportrait) (Caumette, 1998 : 189). La métaphore " zăpadă făpturii " (littéralement : " la neige de l'être ") doit être interprétée au niveau abstrait et générique. Și leș trois premières versions șont littérales, Paula Romanescu décide d'introduire une
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une modification de la voix du texte par l'emploi de l'adjectif démonstratif " ce ". En plus, să traduction contient un changement sémantique pas du tout négligeable, tout comme un contresens : la métaphore source est transposée par " la neige blanche de son être ", qui ne " remplace " leș mots, mais, au contraire, qui " est devenue lointaine des mots ". La modification sémantique et le contresens entraînent une altération du message poétique. Cette situation illustre ce que nous avons désigné dans le premier chapitre comme
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et le contresens entraînent une altération du message poétique. Cette situation illustre ce que nous avons désigné dans le premier chapitre comme une mauvaise interprétation. La traduction d'Alain Caumette repose elle aussi sur un changement sémantique : " la neige de son visage tient lieu de parole ". Un fragment qui semble poser des problèmes de compréhension est le suivant : " În juru-i peșterile cască somnoroase/și i se mută-acum și lui căscatul. " " Autour bâillent leș grottes somnolentes/et Pan sent la même torpeur
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leș grottes bâillent, somnolentes/et lui passent aussi le bâillement. " (Pan) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 93) ; " Alentour bâillent leș grottes assoupies/et îl ressent la même torpeur. " (Pan) (Poncet, 1996 : 58) ; " Autour de lui leș grottes bâillent ensommeillées/le faisant bâiller à son tour. " (Pan) (Villard, 2008 :13) Le texte de départ joue sur le sens figuré du verbe " passer " : leș grottes qui bâillent " passent " leur bâillement au dieu Pan. La traduction littérale de Veturia Drăgănescu-Vericeanu n'est pas admissible : elle se situe
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cette liste l'adjectif " sorin " (" ensoleillé "), dérivé du nom " soare " (" soleil "). Cet adjectif est traduit littéralement par Paul Miclău. Par contre, Veturia Drăgănescu-Vericeanu crée un adjectif en français, à savoir " soleillin ", peut-être pour suggérer le lexique novateur du poème source. Son choix traductif laisse à désirer : " raiul sorin " " paradis ensoleillé " (La curțile dorului/ À la cour du mystère) (Miclău, 1978 : 403) ; " paradis soleillin " (Au manoir de l'ardente ardeur) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 207). D'autres épithètes de Blaga supposent, en traduction, un
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en opposition l'action de " brûler " et le feu qui est " éteint ". La version de Paul Miclău est quasi-littérale, tandis que celle de Veturia Drăgănescu-Vericeanu est explicative, ce qui mène à une dépoétisation. La traduction de Jean Poncet, résultat de son interprétation, concentre le sémantisme de la figure source dans une nouvelle figure (" incandescence étouffée "), qui récupère la signifiance de départ. Leș figures rencontrées dans la poésie de Blaga constituent souvent de redoutables difficultés de traduction. Là où la méthode littérale n
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racines/par lesquelles nous nous prolongeons sous la terre. ") " Ils [leș parents] veulent être leș pivots souterrains,/par lesquels nous prolongeons la légende. " (Părinții/Leș parents) (Miclău, 1978 : 487). Le traducteur crée une métaphore (" leș pivots souterrains ") et ajoute à son texte-traduction un thème récurrent de Blaga, à savoir " povestea " (" le conte ", " l'histoire ", " la légende "). " Niciun semn nu străbate/vămile, vămile. " " Aucun signe ne perce/l'au-delà, l'au-delà. " (Pe multe drumuri/ Par beaucoup de chemins) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 229). La
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Niciun semn nu străbate/vămile, vămile. " " Aucun signe ne perce/l'au-delà, l'au-delà. " (Pe multe drumuri/ Par beaucoup de chemins) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 229). La traductrice interprète le nom " vămile " (" leș douanes ") par " l'au-delà ", ajoutant une note métaphysique à son texte-traduction. Dans la religion orthodoxe, l'expression " vămile văzduhului " (littéralement : " leș douanes du ciel ") désigne leș douze endroits où s'arrête l'âme après la mort pour avouer șes péchés. Unde și când m-am ivit în lumina, nu stiu
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et quand je suiș apparu dans la lumière, je ne sais pas. Où et quand la lumière m'a reçu, je ne le sais [...]. " (Biographie) (Ierunca, 1975 : 3). Le traducteur opère un changement de point de vue, ce qui rend son texte-traduction plus poétique. " soarele-mpinge alt ornic " (" le soleil pousse une autre horloge ") " le soleil appelle l'heure nouvelle " ; " soarta își face cu mine jocul potrivnic " (" le sort se sert de moi pour faire son jeu contraire ") " le sort se
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de vue, ce qui rend son texte-traduction plus poétique. " soarele-mpinge alt ornic " (" le soleil pousse une autre horloge ") " le soleil appelle l'heure nouvelle " ; " soarta își face cu mine jocul potrivnic " (" le sort se sert de moi pour faire son jeu contraire ") " le sort se joue de moi, contre moi " (Ani, pribegie și somn/Années, exil et sommeil) (Ierunca, 1975 : 5). Leș deux variantes, résultat de l'interprétation du traducteur, șont poétiques. " o boală învinsă ți se pare orice carte
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un souffle de vent venu de la lune/et qui sur la terre gémit " (Drum prin cimitir/La route du cimetière) (Poncet, 1996 : 182). Le verbe " a sună " (" sonner " ; dans ce contexte : " battre ", " souffler ") est interprété par Jean Poncet comme " gémir ". Son choix augmente la poéticité du texte cible. " arătările și toată creatură " (" leș fantômes et toutes leș créatures ") " leș fantômes et toutes créatures bruissantes de mort " (Întâia dumineca/Le premier dimanche) (Poncet, 1996 : 188). L'ajout de l'unité sémantique " bruissantes
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leș fantômes et toutes leș créatures ") " leș fantômes et toutes créatures bruissantes de mort " (Întâia dumineca/Le premier dimanche) (Poncet, 1996 : 188). L'ajout de l'unité sémantique " bruissantes de mort " crée une version très poétique en français. À travers son travail traductif, Jean Poncet montre aussi son don de poète. L'analyse ci-dessus nous autorise à conclure que leș versions de Jean Poncet, Paul Miclău et Virgil Ierunca se font remarquer par un travail interprétatif soutenu, qui mène souvent à
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fantômes et toutes créatures bruissantes de mort " (Întâia dumineca/Le premier dimanche) (Poncet, 1996 : 188). L'ajout de l'unité sémantique " bruissantes de mort " crée une version très poétique en français. À travers son travail traductif, Jean Poncet montre aussi son don de poète. L'analyse ci-dessus nous autorise à conclure que leș versions de Jean Poncet, Paul Miclău et Virgil Ierunca se font remarquer par un travail interprétatif soutenu, qui mène souvent à des solutions inédites de traduction. 5. 1
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à l'extrême,/je ferme leș paupières [...]. " (Noapte/La nuit) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 77). L'expression " doucement à l'extrême " est dépourvue de poéticité, voire maladroite. " Mai curg aceleași stele pe fruntea lui în stoluri [...] ? " " Leș mêmes étoiles, coulent-elles encore sur son front par bandes ? " (Gândurile unui mort/Leș pensées d'un mort) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 101). Le texte source propose une analogie entre leș étoiles et leș oiseaux qui volent ensemble. L'emploi du terme " bande " dépoétise le texte d'arrivée. " Când
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dans notre corpus des simplifications du message source qui mènent parfois à des démétaphorisations : " cu gângurit de aur " (" avec un gazouillement d'or ") " en gazouillant " (Din copilăria mea/De mon enfance) (Villard, 2008 : 71). La métaphore source fait référence au son produit par un oison. Le traducteur supprime le déterminant " d'or " qui suggère à la fois le gazouillement et la couleur de l'oison. Le texte cible est ainsi démétaphorisé. " simt câteodată un fior [...]/întocmai ca si cum mâini reci/mi s-
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vêture ", ce qui apporte un changement sémantique (" vêture " signifie une " cérémonie, dite aussi prise d'habit, par laquelle un jeune homme ou une jeune fille, après avoir fait șes épreuves dans un monastère, y prend l'habit religieux pour commencer son noviciat "1617). " roiuri tânjind după raiuri și ceară " (" essaims languissant après des paradis et du cire ") " essaims soupirant après l'éden et le ciel " (Timp fără patrie/Temps apatride) (Poncet, 1996 : 180). Le nom " ceară " (" cire ") du texte source est
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