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différence évidente entre leș deux versions au niveau de la voix du texte : și, dans le texte source, le moi lyrique parle pour soi-même (voir la version littérale de Paul Miclău), dans la version de Jean Poncet îl s'adresse à son propre âme, en tânt qu'entité séparée . Leș versions de Paul Miclău, Veturia Drăgănescu-Vericeanu et Jean Poncet contiennent parfois des interventions sur l'original qui mènent à des changements de la voix du texte. Ces décisions traductives déterminent, en général, une
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à la nymphe) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 111) ; " ton corps souple et nu se répand dans l'herbe " (I. Pan à la nymphe) (Poncet, 1996 : 80). On observe le manque de logique de la version de Veturia Drăgănescu-Vericeanu (on ne peut pas renverser son propre corps), par rapport à la traduction fidèle et poétique de Jean Poncet. " Durerile se cer/spre taină joasă a țăranii. " " Leș tourments aspirent/au secret enfoui sous la terre. " (Heraclit lângă lac/ Héraclite au bord du lac) (Poncet, 1996
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Sus. Numai noi doi. " " Tout en haut. Rien que nous deux. " (Sus/Tout en haut) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 75). Le langage employé par la traductrice appartient au registre commun. " Livadă s-a încins de somn. " " Le verger s'est échauffé dans son sommeil. " (Înfrigurare/Frisson) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 95) ; " Le verger s'est réchauffé dans le sommeil. " (Fièvre) (Villard, 2008 : 23). Leș deux traducteurs ont pris le verbe " a se încinge " au sens propre, produisant des versions dépourvues de poéticité. Nous préférons la
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est réchauffé dans le sommeil. " (Fièvre) (Villard, 2008 : 23). Leș deux traducteurs ont pris le verbe " a se încinge " au sens propre, produisant des versions dépourvues de poéticité. Nous préférons la version interprétative de Paul Miclău : " Le pré brûle dans son sommeil. " (Frisson) (1978 : 203). " E toamnă. " " L'automne est là. " (Amurg de toamnă/Crépuscule d'automne) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 97). Cette version est maladroite ; îl fallait dire tout simplement : " c'est l'automne ". " Pan rupe faguri/în umbră unor nuci. " " Pan
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pas entrer [...] " (Biografie/Biographie) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 175) ; " Quelquefois je dis des paroles qui ne me couvrent pas [...]. " (Ierunca, 1975 : 3). Veturia Drăgănescu-Vericeanu choisit la méthode littérale, produisant une version maladroite. La traduction réussie de Virgil Ierunca est le résultat de son interprétation. " Eu cred ca sufeream de prea mult suflet. " " C'est mon âme qui me faisait souffrir je pense. " (Leagănul/Le berceau) (Villard, 2008 : 41). Cette version explicative contient un nivellement du niveau figural du texte de départ. Nous préférons
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toamnă va veni și-o să-ți despoaie/de primăvară trupul, fruntea, nopțile și dorul/și-ți va râpi petalele și zorile/lăsându-ți doar amurgurile grele și puștii. Un jour, bien tard, un automne viendra/Pour gaspiller ton corps de son printemps,/Pour rider ton front,/Pour voler à țes nuits leur parfum,/Pour voler ta fraîcheur, la lumière du visage,/Pour t'apporter le froid du crépuscule,/La solitude blafarde. " (O toamnă va veni/ Un automne viendra) (Romanescu, 1998 : 44
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supplémentaires (qui șont parfois des figures très réussies), la traductrice ne tient pas à récupérer la poéticité du texte de départ, mais à écrire un autre poème s'appuyant sur le texte source. En d'autres mots, Paula Romanescu exerce son don poétique se servant de la poésie de Blaga. 6. 2. Changements de la voix du texte Un autre indice que la version de Paula Romanescu est, en effet, une " non-traduction " réside dans leș multiples modifications de la voix du texte. Ces modifications
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Psaume) (Romanescu, 1998 : 49). Dans cette version, le " jouet " (" jucăria ") du texte source devient une " poupée ". La traductrice personnalise le texte de Blaga, s'identifiant avec le moi lyrique à țel point qu'elle choisisse leș termes en fonction de son moi biographique. 6. 3. Interprétations Nous avons remarqué que, par son travail interprétatif, Paula Romanescu ne se propose pas nécessairement de récupérer la poéticité de départ, mais de créer des figures de style et des images à partir des poèmes
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texte source devient une " poupée ". La traductrice personnalise le texte de Blaga, s'identifiant avec le moi lyrique à țel point qu'elle choisisse leș termes en fonction de son moi biographique. 6. 3. Interprétations Nous avons remarqué que, par son travail interprétatif, Paula Romanescu ne se propose pas nécessairement de récupérer la poéticité de départ, mais de créer des figures de style et des images à partir des poèmes source. En d'autres mots, son interprétation mène à l'écart
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Nous avons remarqué que, par son travail interprétatif, Paula Romanescu ne se propose pas nécessairement de récupérer la poéticité de départ, mais de créer des figures de style et des images à partir des poèmes source. En d'autres mots, son interprétation mène à l'écart sémantique et stylistique : " veșnicul " (" l'éternel ") " celui qui nul ne voit " (Veșnicul/L'éternel) (Romanescu, 1998 : 20) ; " în palmi " (" dans leș paumes ") " au creux des paumes " (Frumoase mâini/Jolies mains...) (Romanescu, 1998 : 23) ; " de la-nceputul
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dans să main mon chemin ") " Et le destin/Tient dans șes mains/Leș lignes de mon chemin " ; " nemărginirea sărutatu-m-a pe frunte " (" l'infini m'a embrassé sur le front ") " Tandis que l'infini/ Dépose sur mon front/Le miel de son baiser " (Dar munții unde-s ?/Et leș montagnes où sont-elles ?) (Romanescu, 1998 : 9) ; " se frământa în mătasa-i/un păianjen " (" une araignée s'agite dans să soie ") " Une araignée s'agite/Dans să toile dentelée " (Visătorul/La rêveuse) (Romanescu, 1998 : 32
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Noapte/La nuit) (Romanescu, 1998 : 33) ; " alunec în amintire " (" je glisse dans le souvenir ") " Le souvenir m'habille. " (Amintire/Souvenir) (Romanescu, 1998 : 43) ; " Ochi atotînțelegător era iezerul sfânt. " (" L'étang béni était un œil compréhensif. Le lac saint abritait dans son œil le mystère. " (Amintire/Souvenir) (Romanescu, 1998 : 43) ; " voluptatea-ascunsă a păcatului " (" la volupté secrète du péché ") " le miel d'un trop brûlant péché " (Lumină raiului/La lumière du paradis) (Romanescu, 1998 : 51) ; " pomii scriși cu frunză rară " (" leș arbres écrits
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par le terme " non-traduction ". Ce concept illustre le fait que la traduction devient un exercice du talent artistique qui mène à l'écart stylistique et sémantique. En réalité, Paula Romanescu écrit des poèmes nouveaux à partir du texte source ; par son travail, elle produit des créations autonomes qui ont comme support le texte de Blaga. CONCLUSION GÉNÉRALE À la fin de ce parcours, nous sommes à même de proposer une réponse à nos questions de départ. Une première question que nous avons
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cela, la littérature et la langue d'accueil : " Lorsqu'elle a lieu entre deux poètes, cette rencontre met en valeur à la fois la poétique de l'auteur traduit et du traducteur, et leș traductions du poète-traducteur appartiennent alors à son œuvre propre. "1625 C'est pourquoi îl y a des poètes, comme Jean Poncet, qui affirment qu'ils préfèrent traduire un auteur lorsqu'il se sent en résonance avec lui. Mathilde Vischer considère, par contre, que traduire un poète dont
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une langue à une autre grace à la traduction. La traduction rend leș styles, leș courants littéraires translinguistiques. Ainsi, lorsque leș poètes latino-américains ont traduit Baudelaire ou Mallarmé, leurs traductions ont influencé l'évolution de la poésie moderne latino-américaine qui, à son tour, a transmis cette tendance à la poésie espagnole.1629 Témoignant de l'étrangeté de l'Autre, la traduction témoigne également du style de cet Autre et de la voix du traducteur. Grace au processus traductif, la poésie et le style
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a sistemului poetic al lui Lucian Blaga, Editura Facla, Timișoara, 1975. ISER, Wolgang, L'acte de lecture. Théorie de l'effet esthétique, traduit de l'allemand par Evelyne Sznycer, Pierre Mardaga, Liège/Bruxelles, 1985. JACKSON, John Edwin, La poésie et son autre : essai sur la modernité, Paris, José Corti, 1998. JAKOBSON, Român, Essais de linguistique générale, Éditions de Minuit, Paris, 1963. JAKOBSON, Român, Questions de poétique, Éditions du Seuil, Paris, 1973. JAKOBSON, Român, WAUGH R., Linda, La charpente phonique du langage
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janvier 1976, no. 7. BONNEFOY, Yves, " Traduire en vers ou en prose ", préface aux Poèmes, Éditions du Mercure de France, 1993. BONNEFOY, Yves, " Traduire la poésie (I) ", în La Communauté des traducteurs, Presses universitaires de Strasbourg, 2000. BOUCHARD, Jacques, " Le son, le sens et le silence en traduction poétique ou comment recréer Embiricos ", în Liberté, vol. 35, no. 1, (205) 1993, p. 148-155, consulté le 2 février 2011, URL : http://www.erudit.org/culture/liberte 1026896/liberte 1035322/31477ac.pdf. BOUVERESSE
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historical heritage. " (" [...] leș normes et leș œuvres littéraires (par exemple, leș modèles et leș textes) qui șont considérés comme légitimes par leș cercles dominants d'une culture et dont la communauté conserve leș produits marquants afin de leș inclure dans son héritage historique. " Notre traduction.) V. Itamar Even-Zohar, Polysystem studies, numéro spécial de Poetics Today, 11 :1, 1997, p. 15. 8 Jean-René Ladmiral, Traduire : théorèmes pour la traduction, Éditions Gallimard, Paris, 1994, p. 11. 9 Antoine Berman, L'épreuve de l
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fonctionnaliste ", în op. cît., p. 117. V. Idem, p. 110 : " [...] la traduction est bel et bien une opération mimétique consistant à transmettre, sinon un sens, du moins une information [...] que le traducteur modifie peu ou prou certes, et souvent à son insu, mais qu'il ne crée pas. " C'est nous qui soulignons. 73 V. Henri Meschonnic, Poétique du traduire, op. cît., p. 28 : " Revaloriser la traduction implique qu'elle soit une écriture. Sans quoi, c'est une imposture. " 74 Henri
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traduire. Îl y a "dire" et îl y a "faire" et je redonne beaucoup d'importance à ce verbe, tout simple, tout bête, le verbe "faire". Ce qui un texte fait c'est să force, c'est autre chose que son sens, voilà... Îl y a de très bonnes traductions, on dit toujours que leș traductions vieillissent, ce n'est pas vrai. Leș très bonnes șont comme des œuvres originales et continuent de faire le même travail que l'œuvre originale
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donc pas [...] loin de l'écrivain [...]. " (p. 122). 78 V. Françoise Wuilmart, " Un vieux débat ", în Translittérature, no. 12, hiver 1996, Paris, p. 50-53. 79 John E. Jackson, " André du Bouchet : l'étranger dans la langue ", în La poésie et son autre. Essais sur la modernité, José Corti, Paris, 1998, p. 103-104. 80 Henri Meschonnic, Pour la poétique V : Poésie sans réponse, op. cît., p. 192. 81 Antoine Berman, " Le projet d'une critique "productive" ", în Pour une critique des traductions
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12 avril 2010, URL : http://www.erudit.org/revue/meta/1995/v40/n3/003640ar.pdf. Henri Meschonnic voit dans la traduction la reconnaissance de l'altérité : " La traduction est cette activité de relation qui permet, mieux qu'aucune autre, puisque son lieu n'est pas un terme, mais la relation elle-même, de reconnaître une altérité dans une identité. " V. Henri Meschonnic, " Transformations du traduire et altérité ", în Michel Collot, Jean-Claude Mathieu (éd.), Poésie et altérité, Presses de l'École Normale Supérieure
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and șo the norms defining its acceptable range are primarily target-culture norms. " (" Comme le met en évidence Toury, une traduction est une traduction dans la culture cible, et non dans la culture source ; de cette manière, leș normes qui définissent son acceptabilité șont premièrement des normes qui relèvent de la culture cible. " Notre traduction.) 137 V. Theo Hermans, Translation în Systems. Descriptive and System-oriented Approaches Explained, St. Jerome, Manchester, 1999, p. 73: " The concept of norms hâș become both a key concept
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de la traduction : de la linguistique à l'herméneutique ", CRTT, Conférence du 24 février 1998, consulté le 2 décembre 2011, URL : recherche.univ-lyon2.fr/crtt/IMG/pdf/Nouss.pdf : " [...] la traductologie traditionnelle a choisi un cadre épistémologique inspiré par la linguistique et son positivisme latent. " 146 Michaël Oustinoff, La traduction, PUF, Que sais-je ?, Paris, 2003, p. 5. C'est nous qui soulignons. 147 Idem, p. 121. 148 Idem, p. 68. 149 Idem, p. 53. 150 Nous rappelons à ce titre Jean-Paul Vinay, Jean
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