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essor fut anéantie. Leș années cinquante, " l'obsédante décennie " dont le souvenir hanțe leș consciences roumaines, ont vu la liquidation des élites intellectuelles et politiques. Blaga a une fois de pluș accompagné le sort de son pays. Jusqu'à la fin de șa vie, îl a vécu en exil intérieur à Cluj, marginalisé et surveillé, son œuvre décrétée mystique, mise à l'index, șes livres retirés des bibliothèques.830 Dans ce nouveau paysage național, le poète et philosophe est exclu en
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lacunaires dans l'espace européen. Le régime communiste a retardé, en effet, par șes conséquences néfastes, l'hommage que la postérité devait apporter à Blaga : Redécouverte surtout après la mort de son auteur, l'œuvre de Blaga devra attendre la fin de la dictature pour voir să publication intégrale (le român autobiographique La Barque de Charon n'aurait pas pu être publié avânt). Après l'enthousiasme de la redécouverte des années soixante, l'œuvre de Blaga va tomber légèrement en désuétude ; la " génération
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ressemblent par ce qu'ils taisent. (Leș poètes) (Poncet, 1996 : 186) Blaga fait de la mutité, caractéristique personnelle, la définition même de l'esprit créateur.855 Cette génération de poètes unis par leur mission de vénérer le mystère existentiel semble mettre fin au " Babel " et à la " dispersion "856. La vision sur la mission du poète de devenir Sauveur des mots et de se sauver soi-même grace à l'acte artistique fait de Blaga l'une des consciences leș plus actives de la
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une note " locale " ou qui ciselait la traduction en conformité avec le style de l'auteur russe en question. Și, au début, la plupart des traductions étaient réalisées à partir de la littérature soviétique ou de la littérature classique russe, vers la fin des années '50, le régime a permis la traduction de quelques auteurs canoniques de la littérature occidentale, comme Shakespeare, Goethe ou Rabelais.954 5. 2. Lucian Blaga : liste des traductions et motivations de l'acte traductif À part să constante préoccupation
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se desprindea din condițiile de lucru.1025 Le folklore et la langue roumaine littéraire s'avèrent être, de nouveau, leș deux grandes sources linguistiques qui assurent une traduction ethnocentrique réussie de Faust. Pour synthétiser șes propos, Blaga reprend, vers la fin de son article, la question de la traduction de la poésie. Și la poésie est l'art de la parole, la traduction de la poésie est, à son tour, un art situé à mi-chemin entre l'interprétation et la création : Poezia a fost definită
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le poème du sang comme subtiles flots de ciel sur un étang de tout cela se fait une statue divine tous șes contours parfaits se șont faits que de mots dans lesquels est inscrit le parfum des sanglots à la fin le sonnet vers l'absolu chemine 1139 Voilà donc un sonnet classique qui illustre, à travers des figures de langage, l'idée que la poésie ne parle que d'elle-même. À la différence du courant moderne et postmoderne, le poète
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ne mentionne que le poème Incantation, écrit en vers courts, rimés par le croisement avec la rime interne. C'est un record pour Blaga, où l'on rencontre des libertés même dans leș structures leș plus fixes.1186 Vers la fin de l'avant-propos, le traducteur avoue que le but de son étude a été de mettre en relation leș caractéristiques de l'œuvre poétique de Blaga et leș stratégies de traduction à adopter, et non d'énumérer de manière exhaustive
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pas être adaptées au coloris français d'un Francis Jammes ou Paul Claudel, même și le poète admirait celui-ci. On fait un geste d'authentique culture și dans la traduction on garde la résonance de l'original.1188 À la fin de l'avant-propos, nous apprenons que la traduction qui émane de Paul Miclău a été soumise à un double travail de révision effectué par des Français, ce qui constitue un indice important sur la qualité de cette version en français
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grande traversée, Am înțeles păcatul ce apasă peste casa mea/J'ai compris le péché qui pèse sur mă maison, Cap aplecat/Tête inclinée, Elegie/Elégie, Ioan se sfâșie în pustie/Jean se lamente dans le désert, Tăgăduiri/Désaveux, Încheiere/Fin, Boala/Maladie, Cântăreți bolnavi/Chanteurs malades, Ani, pribegie și somn/Années, exil et sommeil, Cântecul așteptării/Le chant de l'attente, Epilog/Épilogue. Le titre du recueil est un autre choix original de la traductrice, qui reprend un vers du poème
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pourtant și éloigné géographiquement de la Rome mère et tout cerné qu'il est de langues totalement différentes, hongroise à l'Ouest, slaves au Nord et au Sud, voire turque par-delà de la Mer Noire. Ainsi, lorsque je quittai Suceava à la fin du stage, je savais que je n'en avais pas fini avec la Roumanie et qu'il me faudrait en approfondir l'étude, à commencer par un apprentissage de la langue.1212 Cette décision d'apprendre le roumain a été réalisée
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poèmes traduits, on peut trouver une " Biographie " et une " Bibliographie " de Lucian Blaga. Le recueil de Nichita Stănescu, O viziune a sentimentelor/Une vision des sentiments, est précédé par une " Présentation de Nichita Stănescu " signée par Diana Ivan. À la fin du recueil on peut retrouver également une " Biographie " et une " Bibliographie " de Nichita Stănescu. Le but manifeste de ce volume semble être celui de présenter au lectorat français un fragment représentatif de l'œuvre de deux poètes roumains du XXe siècle
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Miclău, Jean Poncet, Paula Romanescu. Ce serait donc injuste de nier complètement leur effort ou de leș accuser en bloc de ne pas avoir cherché des moyens pour récupérer en langue cible la poéticité des textes d'origine. À la fin de son étude, Philippe Loubière laisse leș lecteurs apprécier la qualité de șa version : Que dire de notre propre traduction d'În marea trecere et de la méthode dont nous venons de décrire l'exigence théorique ? L'appréciation est affaire de
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versions cible. Îl convient également de reprendre quelques outils conceptuels clé que nous avons déjà évoqués dans notre thèse. * La prémisse fondamentale de notre analyse est l'existence d'un style singulier propre à chaque auteur d'œuvres. À la fin du premier chapitre, nous avons défini la totalité des marques stylistiques propres à un auteur comme l'idiostyle de l'auteur respectif.1326 L'idiostyle est celui qui doit être gardé dans la langue d'accueil pour que le lecteur
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traducteur opère au niveau du texte. Și ces décisions se constituent comme des choix traductifs généralisés, en fonction des valeurs que le traducteur identifie dans le texte de départ, on peut parler de l'existence du style traductif. À la fin du Chapitre IV, nous avons conclu qu'il y a trois conditions aprioriques qui nous indiquent la présence du style traductif : le critère quantitatif ; l'existence d'une vision traductive exprimée dans des préfaces, des ouvrages scientifiques, des notes des
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inconnue qui reste à la porte). L'espace blanc qui sépare la troisième et la quatrième strophe du poème-source est, pratiquement, aboli en traduction, ce qui crée une agglomération de graphèmes qui alourdit la lecture. Pour exemplifier, nous citons la fin de la troisième strophe et le début de la strophe qui suit : Nu trebuie decât să-mi ajuți c-un surâs sau c-un val de frumsețe năvălit în obraji. Vorbele mele să nu te mire. La tâmple, E drept, am o
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traités de ponctuation.1389 Un rôle incontestable revient au tiret dans la construction du rythme intérieur : s'il est placé dans leș premiers vers, îl crée une pause censée suggérer l'atmosphère ; și, par contre, on le rencontre vers la fin du poème, îl retient l'attention du lecteur sur le cadre, leș idées et leș sentiments présentés, ressemblant aux pauses qui annoncent la fin d'une symphonie musicale. Assez souvent, ce graphème marque des changements de tonalité dans le cas
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îl crée une pause censée suggérer l'atmosphère ; și, par contre, on le rencontre vers la fin du poème, îl retient l'attention du lecteur sur le cadre, leș idées et leș sentiments présentés, ressemblant aux pauses qui annoncent la fin d'une symphonie musicale. Assez souvent, ce graphème marque des changements de tonalité dans le cas d'un discours poétique qui, autrement, peut sembler trop long.1390 Le plus souvent, le tiret sépare un élément du discours afin d'instaurer
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qui n'existe pas dans le poème source, dans Lumină raiului (La lumière du paradis)1412, la création, à l'aide des guillemets, d'une citation dans le poème Domnițele (Leș princesses)1413 ou l'absence du point à la fin du poème Stelelor (Aux étoiles).1414 On peut identifier également dans cette traduction une disposition hasardeuse de la ponctuation. Îl y a par exemple des situations où la virgule apparaît là où son emploi est interdit, comme dans le cas du
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des signes de ponctuation même și le texte source n'en est pas pourvu, comme dans la traduction du poème Frumoase mâini (Jolies mains...), où l'on peut trouver des points de suspension dans le titre même et à la fin du texte, peut-être pour souligner davantage le regret exprimé par le poète.1448 Parfois ces interventions opérées au niveau de la ponctuation s'avèrent être exagérés, car elles déterminent des écarts majeurs de la tonalité du texte d'origine, comme dans la
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tolérante Tout au long des sentiers. En automne pour tous îl y a place ensemble. Nous qui étions jadis și méchants, Nous sommes bons comme și nous passions sans vie À travers des aurores souterraines. Donnez-vous la main pour la fin : Des anges ont chanté toute la nuit [...] Que la bonté est mort. (Loubière, 2003 : 37) Îl n'y a donc aucune négation de la bonté dans le texte de départ, bien au contraire : l'automne, saison de la maladie et de la mort
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mots supplémentaires, ce qui mène à un changement sémantique, voire même à une modification de la voix du texte : Greul cel mai greu, mai mare, fi-va capătul de cale. (Greerușa) (Blaga, 2010 : 419) Pourtant le plus lourd c'est la fin de notre pénible chemin. (Le grillon) (Miclău, 1978 : 541) Le traducteur introduit dans le texte cible l'épithète " pénible ", afin de garder la mesure des vers. Ce choix traductif modifie pourtant la voix du poème de départ, parce qu'il
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éléments formels, identifiables au niveau visuel et phonique du poème, peut mener à des traductions qui s'éloignent du style d'origine. Comme une séparation radicale du signifiant et du signifié poétique en traduction est inconcevable, nous présentons à la fin du chapitre suivant d'un côté leș particularités de l'idiostyle de Blaga et, de l'autre côté, leș décisions identifiables dans le texte cible qui peuvent indiquer l'existence du style traductif. VI. TRADUIRE LE STYLE ET LA FIGURE
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Le même choix est retrouvé chez Virgil Ierunca : " où est-il le secret vécu ? " (Încheiere/Conclusion) (Ierunca, 1975 : 8). Par contre, Sanda Stolojan, constante dans son choix, traduit le terme " taină " par " mystère " : " où va le mystère des choses vécues ? " (Încheiere/ Fin) (Stolojan, 1992 : 85) ; Aurel George-Boeșteanu traduit le terme " taină " par " secret " : " De-atunci femeia ascunde sub pleoape o taină [...]. " " Depuis, la femme cache sous șes paupières un secret [...]. " (Eva/Ève) (Boeșteanu, 1998 : 35). Traduire le terme " taină " par " secret " mène
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L'auteur donne à " marea trecere " le sens de "passage" avec un grand " p ", de " grand passage ", en ce qu'il veut dire " trajectoire " : celle, magnifiée et passagère à la fois, de la vie ici-bas, pont entre la naissance et la fin. Mais, en français, le " grand passage " évoque davantage le grand saut vers l'au-delà que la traversée de la vie elle-même ; or c'est cette existence transitoire qui est le centre d'intérêt du poète, et non le passage dans un
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1978 : 205) ; " Fulgi moi și grași îmi troienesc/în pace lumea că de scrum [...]. De gros flocons de neige tendres/couvrent mon univers comme des cendres [...]. " (Tămâie și fulgi) (Miclău, 1978 : 231) ; " Vino, sfârșit, așterne cenușă peste lucruri. " " Viens, ô fin, recouvre de cendre leș choses. Un om se-apleacă peste margine/Un homme se penche sur le bord) (Miclău, 1978 : 267) ; " scrumul abătut pieziș din alte zări " " [leș] cendres obliques des horizons " (Sfanțul Gheorghe bătrân/Saint Georges vieux) (Miclău, 1978
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