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comme un postulat apriorique, qui se fonde sur des spéculations, comme la figuralité, la complexité du signe ou la prétendue " négativité " du discours de la poésie. Pourtant, en pratique, la traduction, bonne ou mauvaise, existe, car " l'on a toujours traduit ; avânt leș interprètes professionnels, îl y eut leș voyageurs, leș marchands, leș ambassadeurs, leș espions, ce qui fait beaucoup de bilingues et de polyglottes ! [...] puisque la traduction existe, îl faut bien qu'elle soit possible. "626 Selon Paul Ricœur, l'intraduisible
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comme réaction à la tradition classique : " En France, la relative rupture avec le XIXe siècle poétique, c'est-à-dire avec une tradition des vers classiques, déjà fortement mortifiée par le néo-classique, a produit le vers libre. Îl y a eu, bien avânt le romantisme, la traduction en prose des poèmes en vers. "657 L'apparition du vers libre est l'un des symptômes du changement de paradigme qui marque la naissance de la poésie moderne, fait reconnu dans un premier temps par leș
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dans ce cas, au lecteur, qui interprétera le texte à să propre façon. Selon nous, la traduction-allusion n'est pas une traduction proprement dite, puisque non-achevée. 4) la traduction-approximation : " elle apparaît quand l'auteur du texte français s'est convaincu, avânt même de se mettre au travail, qu'il n'arrivera pas à traduire ". Le principe qui gouverne cette traduction est que " recréer un poème dans son indivisible unité, dans să totalité est un miracle qui ne serait accessible qu'à
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un résumé des auteurs et des ouvrages des origines jusqu'en 1866. L'étude continue avec un chapitre sur la création et la critique à l'époque d'Eminescu et un autre sur la différenciation des courants et des doctrines avânt la première guerre mondiale. La littérature roumaine semble avoir atteint să maturité pendant l'entre-deux-guerres, avec l'épanouissement de la nouvelle et la naissance du român moderne.759 C'est aussi l'époque où la poésie, encore timide avânt Eminescu, connaît
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des doctrines avânt la première guerre mondiale. La littérature roumaine semble avoir atteint să maturité pendant l'entre-deux-guerres, avec l'épanouissement de la nouvelle et la naissance du român moderne.759 C'est aussi l'époque où la poésie, encore timide avânt Eminescu, connaît son plus grand essor, avec le développement des courants littéraires et avec leș nouveaux représentants.760 La création poétique roumaine devient féconde et diversifiée : c'est aussi la période où est publiée l'œuvre poétique de Blaga. Le
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la possibilité de se dédier pleinement à la création de son œuvre littéraire et de son système de pensée. Jean Poncet appelle la génération à laquelle appartient le poète transylvain " la génération tranquille ", une sorte de pléiade de la culture roumaine avânt la deuxième guerre mondiale : Blaga appartient à cette première génération de Roumains qui n'est plus contrainte de disperser son énergie entre lutte identitaire et création, qui peut se donner à plein aux choses de l'esprit. C'est la
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1937), Artă și valoare (Art et valeur, 1939).822 Le système de pensée seră consolidé et finalisé plus tard, une fois la maturité artistique et philosophique atteinte, mais on observe que leș idées sur lesquelles îl seră fondé existaient bien avânt. Dans son Panoramă de la littérature roumaine contemporaine, Basil Munteano inclut Blaga dans la liste des " écrivains de formation occidentale et philosophique "823, à côté d'Eminescu et de Barbu.824 La reconnaissance majeure des mérites de Blaga sur le plan
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devait apporter à Blaga : Redécouverte surtout après la mort de son auteur, l'œuvre de Blaga devra attendre la fin de la dictature pour voir să publication intégrale (le român autobiographique La Barque de Charon n'aurait pas pu être publié avânt). Après l'enthousiasme de la redécouverte des années soixante, l'œuvre de Blaga va tomber légèrement en désuétude ; la " génération 80 ", celle des postmodernes, s'éloigne de son type de lyrisme, qu'elle conteste. [...] Blaga, trop véhiculé par l'école, disparaît
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le caractère latin " a ", par " Romînia ", dont le caractère " i " est d'origine slave.952 La tache officielle du traducteur des années '50 était de mener le lecteur roumain dans la réalité de l'Union Soviétique.953 Toute traduction publiée avânt 1944 était qualifiée comme réalisée seulement pour le profit personnel, donc nuisible. Ironiquement, leș connaisseurs du russe n'étaient pas très nombreux à l'époque, et, d'habitude, un traducteur était accompagné par un " styliste ", c'est-à-dire une personne qui
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maturité ou un simple substitut à l'activité créatrice qui lui a été interdite par le système politique. Dès la jeunesse, Blaga a été fasciné par la poésie universelle ; par conséquent, îl a essayé de traduire des poèmes en roumain avânt la période communiste. En 1928, îl publie șes premières traductions dans la revue Gândirea (La pensée). Îl s'agit des poèmes Cântecul câinelui (La chanson du chien) et Tot ce trăiește poartă semn (Tout ce qui vit porte un signe
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tout simplement, surtout s'il s'agit de traductions fragmentaires ou de traducteurs moins connus. Du point de vue du contexte de parution, ces versions de traduction peuvent être partagées, selon nous, dans deux catégories : leș traductions publiées en Roumanie (avânt ou après la Révolution Roumaine de 1989) et leș traductions publiées en France (à partir de 1975). Cette classification a une importance incontournable surtout pour l'analyse de la réception des poèmes de Blaga dans le milieu francophone, sujet qui ne
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évidence leș ouvrages qui nous intéressent. 2. 1. Autres traductions en français de l'œuvre de Blaga Une précision s'impose : la liste des ouvrages que nous présentons dans cette section comprend également leș traductions en français parues en Roumanie avânt 1989. À part l'œuvre lyrique, le théâtre de Blaga et șes ouvrages philosophiques ont été traduits fragmentairement en français. Leș traductions șont parues en Roumanie et en France : → 1986 : Lucian Blaga, Théâtre, traduit du roumain et préfacé par Micaela
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Marin, Librairie Roumaine Antitotalitaire, Paris. À part la traduction en français de quelques pièces de théâtre, parue aux Éditions Minerva de Bucarest en 1986, on remarque qu'il n'y a pas d'autres œuvres de Blaga traduites en français avânt 1989, surtout dans l'espace francophone, ce qui dit beaucoup sur l'isolation représentée par le régime communiste. Quant aux écrits philosophiques de Blaga, ils ont été traduits de manière lacunaire après 1989 et ont été publiés aux Éditions Librairie
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spor de verde ea suge din pământ întregul dor de zări și pare că-i locaș de crude cugetări din care niciun bob discursul nu îl pierde Dar bolta s-a-ndesit nimic nu se mai vede căci cerul ei a-nchis avânt spre depărtări și gustul de ecou prin vai și pe cărări iar sensul ei acum în nimeni nu se-ncrede Îl caut inocent în strugurii ei cruzi că îngerii-n buchet de roua nouă uzi Beau vinul viitor că dincolo de
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devient " brin " dans l'autotraduction.1158 Le travail interprétatif, tout comme l'absence de la correspondance totale entre leș deux versions est à remarquer dans des fragments comme : Dar bolta s-a-ndesit nimic nu se mai vede căci cerul ei a-nchis avânt spre depărtări [...] Îl caut inocent în strugurii ei cruzi [...] Sous să voûte trop crue l'espace est și couvert que le ciel est fermé sans signe d'harmonie L'adjectif épithète " crud "/" crue " est déplacé, dans le texte cible, dans
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Sous să voûte trop crue l'espace est și couvert que le ciel est fermé sans signe d'harmonie L'adjectif épithète " crud "/" crue " est déplacé, dans le texte cible, dans la deuxième strophe. La phrase " cerul ei a-nchis avânt spre depărtări " (littéralement : " son ciel a fermé son élan au loin ") est objet d'interprétation et acquiert un autre sens en français : " le ciel est fermé sans signe d'harmonie ". prin vai și pe cărări sur leș sentiers de vie
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Blaga pose aussi le problème de la traduction des figures stylistiques, surtout des métaphores. La solution la plus adéquate de transposer leș tropes est pour Miclău le calque : " [...] le calque sémantique se réalise massivement dans la traduction des figures de style, avânt tout de la métaphore, ensuite de la métonymie, de la synecdoque "1179. En traduisant littéralement, " on obtient en français des nuances nouvelles pour leș termes correspondants. Dans de tels cas, îl convient de plaider pour une traduction littérale, autrement dit, la plus fidèle
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de Mihai Eminescu, Ion Barbu et Vasile Voiculescu. Analysant leș préfaces de ces traductions, nous observons la persistance de la visée sourcière en traduction. Le traducteur insiste toujours sur l'idée qu'il faut connaître leș particularités stylistiques de l'œuvre avânt de la traduire. Par exemple, la difficulté majeure de traduction de la poésie de Ion Barbu, tantôt pittoresque-carnavalesque, tantôt hermétique, réside dans să forme fixe.1190 Là où la prosodie de l'original ne peut pas être gardée, le traducteur Paul Miclău
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mon objectif était de proposer une version encore meilleure que celles déjà existantes, d'autant que j'avais le double avantage d'être de langue maternelle français et poète. Telle n'était pourtant pas mă motivation. Moi, qui suiș poète avânt d'être traducteur, et avânt tout poète lorsque je traduis, je n'ai pas voulu proposer aux lecteurs une nouvelle traduction de Blaga. À vrai dire, c'est essentiellement pour moi que je me suiș lancé dans ce travail. Parce
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une version encore meilleure que celles déjà existantes, d'autant que j'avais le double avantage d'être de langue maternelle français et poète. Telle n'était pourtant pas mă motivation. Moi, qui suiș poète avânt d'être traducteur, et avânt tout poète lorsque je traduis, je n'ai pas voulu proposer aux lecteurs une nouvelle traduction de Blaga. À vrai dire, c'est essentiellement pour moi que je me suiș lancé dans ce travail. Parce que je sentais qu'une
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est à dire à la création d'un texte lyrique en langue cible à travers la traduction. En dépit de toutes ces " contraintes ", Jean Poncet assume son acte traductif : " C'est pourtant le crime que j'avoue avoir commis. "1230 Avânt d'être jugé, îl formule leș motivations de șa démarche dans un ample discours argumentatif. Un premier argument pour justifier l'acte de traduction est, dans la vision de Poncet, la valeur de la littérature roumaine, qui devrait être présentée aux
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silence alentour qu'il me semble entendre la lune aux vitres briser șes rayons. En mon tréfonds s'est éveillée une voix étrangère et chante en moi une nostalgie qui n'est point mienne. On dit que leș ancêtres morts avânt l'heure, veines encore gonflées de sang jeune, sang enflammé de passion, passion éclaboussée de soleil, viennent, viennent poursuivre en nous leur vie non vécue. Profond, si profond le silence alentour qu'il me semble entendre la lune aux vitres
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la terre d'un océan de ténèbres. Și noirs țes yeux, mă lumière. (La source de la nuit) (Poncet, 1996 : 48)1355 Ce choix de traduction nous semble inspiré : le traducteur, qui est poète à son tour, insère un espace blanc avânt leș deux derniers vers du poème source. D'un côté, îl insiste sur l'idée de début (" țes yeux șont și noirs [...] qu'ils me semblent être la source d'où s'écoule la nuit ") ; de l'autre côté, îl
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aïeuls qui șont morts d'une mort prématurée,/ leș aïeuls dont le sang était encore jeune et plein de grandes passions ardentes,/ reviennent pour vivre en nous/ leur vie inachevée. (Silence) (Villard, 2007 : 37) On dit que des ancêtres morts avânt l'heure,/ malgré leur sang jeune,/ leur sang passionné,/ leur passion ensoleillée,/ viennent,/ viennent vivre/ en nous/ leur vie manquée. (Silence) (Miclău, 1978 : 147) On remarque dans le poème de départ la reprise des noms " sânge " (" sang ") et " pătimi " (" passions
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enfiévré/ comme le sable ardent/ où marche doucement, doucement/ un prophète à travers/ le désert. (Cri dans le désert) (Miclău, 1978 : 235) Par le découpage du dernier vers, Miclău crée un enjambement. Grace à ce choix, îl introduit une pause avânt de préciser le lieu où marche le prophète (dans le désert), ce qui contribue à une meilleure régie du texte poétique et à mettre en évidence, on dirait en imitant le style de Blaga, l'idée de la solitude du moi
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