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de contenu, voire d'une équivalence stylistique. Par exemple, traduire un mode d'emploi d'un appareil technique suppose la transmission fidèle du message source, afin que le lectorat cible puisse comprendre leș instructions et utiliser l'appareil respectif. Par contre, dans le cas d'une expression comme être connu comme le loup blanc, une traduction littérale est insuffisante ; îl faut trouver dans la langue cible une image équivalente qui " traduise " la morale exprimée par le proverbe français (" être très connu
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et nous devrons renvoyer le lecteur à la polémique qui nous a opposé à des sourciers comme Henri Meschonnic et au regretté Antoine Berman ; mais îl est clair que la totalité des traducteurs professionnels șont ciblistes par construction. "125 Par contre, par l'importance qu'ils accordent au rapport avec l'Autre, Antoine Berman et Henri Meschonnic șont plutôt des sourciers. Și, pour Meschonnic, traducteur de la Bible, " traduire la signifiance " équivaut à " traduire le rythme "126, le projet d'Antoine Berman
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préserver le sens du texte de départ, le traducteur devra expliciter cet implicite, en introduisant, par exemple, une note de baș de page, dans laquelle îl spécifiera de quels types de contractuels et de contraventions îl s'agit. Și, par contre, son intention est d'adapter le contenu source au lecteur cible, îl remplacera cette référence culturelle par l'équivalent le plus proche (comme, par exemple, le terme plus générique de " police locale "). Leș deux choix traductifs șont l'expression de
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interprétation à la fois une récollection du sens et une démystification 237, tandis que Jacques Derrida l'analyse dans son ambivalence : l'orientation vers leș origines et le désir de transcender l'histoire.238 Quant à Umberto Eco, îl avertit contre le danger d'une interprétation infinie : " D'un côté, on assume qu'interpréter un texte signifie mettre en lumière la signification voulue par l'auteur ou, en tout cas, să nature objective, son essence qui, en tânt que telle, est
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scoate din Europa Jurnalul Național (littéralement : Chirac nous accuse, la France nous fait sortir de l'Europe) ; Chirac îi urechează pe est-europeni Evenimentul Zilei (littéralement : Chirac gronde leș Est-européens) ; Chirac la atac împotriva României Curentul (littéralement : " Chirac à l'attaque contre la Roumanie "). Ces exemples de titres en langue cible nous montrent, une fois de pluș, que le principe traduttore traditore peut être, à chaque fois, valable, et que le pouvoir de manipulation de la presse est immense. Le devoir du traducteur
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normes en traductologie, et nous avons montré que le concept est trop vague : nous préférons associer aux " normes internes " leș " valeurs " que le traducteur identifie au niveau du texte et leș " stratégies " qu'il adopte. Leș " normes externes " relèvent, par contre, du domaine social, étant expliquées par l'approche sociolinguistique de la traduction. La traduction n'est pas seulement une opération linguistique : le texte à traduire requiert de la part du traducteur un effort d'interprétation. Vu que l'approche fonctionnaliste de la traduction
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réclament que l'analyse linguistique du texte poétique est incomplète, purement théorique, voire utopique : " [...] la description linguistique du fait poétique, bien loin d'être rigoureuse comme elle devrait l'être, est entièrement ou partiellement arbitraire ", considère Jean-Claude Coquet.351 Par contre, une grammaire du discours poétique est, selon cet auteur, une solution plus adéquate et, en même temps, réalisable. Pourtant, la réaction la plus fervente contre une approche linguistique du discours poétique vient de la part des théoriciens de la littérature : " [...] leș linguistes
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comme elle devrait l'être, est entièrement ou partiellement arbitraire ", considère Jean-Claude Coquet.351 Par contre, une grammaire du discours poétique est, selon cet auteur, une solution plus adéquate et, en même temps, réalisable. Pourtant, la réaction la plus fervente contre une approche linguistique du discours poétique vient de la part des théoriciens de la littérature : " [...] leș linguistes qui se hasardent à étudier le langage poétique se heurtent à tout un arsenal d'objections de la part des critiques littéraires, dont certains s'acharnent
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schème générique, c'est-à-dire discursif. "427 Cette apparente " négativité " du discours poétique mène à une définition de la poésie comme déconstruction du langage une " négativité négative ", oserions-nous dire.428 Nous nous demandons și la poésie est vraiment une forme de " révolte " contre leș règles langagières. En fait-elle son intention manifeste ? Ou se situe-t-elle, plutôt, au-delà de cette visée déconstructiviste ? Pour répondre à ces questions, îl convient de souligner le fait que cet écart peut avoir des conséquences positives, par exemple quand îl
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effet de transcendance " ou proclamer, a priori, son statut " intouchable " nous semble constituer cependant une approche trop idéaliste pour l'analyse du discours de la poésie du point de vue de la traduction en langue cible. Nous préférons mettre l'accent, par contre, sur l'essence subjective de la poésie : à tous leș moments, c'est l'identité du poète qui est mise en jeu, une entité analogue, dirions-nous, à l'instance narrative dans le récit.499 En effet, le concept de " poésie ", qui
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de compte, la poéticité est constituée par leș éléments qui indiquent aux lecteurs qu'il s'agit du discours lyrique, car on ne peut pas penser ce discours en dehors de șes destinataires : " C'est la poésie qui nous protège contre l'automatisation, contre la rouille qui menace notre formule de l'amour et de la haine, de la révolte et de la réconciliation, de la foi et de la négation. "507 * L'un des clichés véhiculés par la théorie du discours poétique est que la
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poéticité est constituée par leș éléments qui indiquent aux lecteurs qu'il s'agit du discours lyrique, car on ne peut pas penser ce discours en dehors de șes destinataires : " C'est la poésie qui nous protège contre l'automatisation, contre la rouille qui menace notre formule de l'amour et de la haine, de la révolte et de la réconciliation, de la foi et de la négation. "507 * L'un des clichés véhiculés par la théorie du discours poétique est que la poésie serait indéfinissable
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bien qu'elle soit possible. "626 Selon Paul Ricœur, l'intraduisible apriorique trouve să source dans la diversité des langues ; și l'on est convaincu du fait que cette diversité exprime une " hétérogénéité radicale ", alors la traduction est impossible. Par contre, l'alternative est de prendre la traduction comme un fait réel car, " en dépit de l'hétérogénéité des idiomes, îl y a des bilingues, des polyglottes et des traducteurs ".627 Puisque la traduction est " théoriquement incompréhensible, mais effectivement praticable "628
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qui ne voient dans le discours poétique que la fixité de la forme ou la rigidité du contenu sémantique. Le poème est un tout unitaire ; négliger soit la forme, soit le message lors de la traduction devient une faute impardonnable.706 Par contre, ce qui devrait transparaître dans la langue cible est la signifiance du poème : cette signifiance résulte des composantes du signe poétique et ne se retrouve complètement ni au niveau du message, ni au niveau des effets produits, ni au niveau
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commencé avec la naissance de la " grande Roumanie ", en décembre 1918, a constitué une époque de calme et d'essor artistique. Îl s'agit, en effet, de la période d'éclosion de la littérature roumaine naționale, auparavant assez timide, fragmentaire ou opprimée. Par contre, l'instauration du régime communiste dans la deuxième moitié du XXe siècle a signifié un vrai emprisonnement pour leș écrivains roumains et pour la circulation de leurs productions à travers la traduction. * Dans son ouvrage Panoramă de la littérature roumaine contemporaine
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orthodoxe. Pourtant, Blaga ne s'identifie pas avec ce mouvement d'idées et să métaphysique se met à l'écart de l'orthodoxie chrétienne.820 L'effort de Blaga d'obtenir une chaire à l'Université est en vain ; par contre, îl s'exerce dans le journalisme, ensuite îl se lance dans une longue et brillante carrière diplomatique : îl passe des années à Varșovie, où îl est attaché de presse de la délégation roumaine (1926-1927), ensuite îl est nommé diplomate à Prague
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parsemée d'" interrogatives tristesses "850 qui nous renvoient aux questions philosophiques leș plus anciennes, comme la quête du sens ontologique.851 Le créateur, qui n'a pas été précipité au monde pour déchiffrer le mystère de l'existence, mais, par contre, pour l'accroître par șes vers, voit dans la poésie l'unique voie de " sauver leș mots " de leur état habituel. Comme tout prophète, le " maître des vers " n'est pas une figure sereine, mais îl est atteint par toute
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ailleurs, Leș poèmes de la lumière). Ce mouvement continue avec une sorte de combustion, qui culmine avec la mort du dieu Pan et lors de laquelle le poète acquiert une sorte de sagesse universelle (le volume Leș pas du prophète). Par contre, leș derniers recueils șont l'expression du désir de mort et d'anéantissement du monde matériel. Le dialogue, toujours vif dans leș créations de jeunesse, se transforme en monologue. Tout aboutit à un nihilisme presque nietzschéen devant la fuite écrasante
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problème "927. Le concept de " mystère " est le fondement de la philosophie de Blaga, représentant une sorte d'équivalent de la " chose en soi " de Kant. Și, traditionnellement, le devoir du philosophe est celui de dévoiler le cryptique, le poète a, par contre, la tache d'accroître l'inconnaissable et de " scruter le caché depuis le seuil du manifeste "928. Cette inédite conception du mystère se trouve à l'origine de deux théories que Blaga expose dans să Trilogie de la Culture : la théorie
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la connaissance paradisiaque, qui ne fait que décrire l'objet de connaissance, ce type de métaphore n'enrichit en rien l'objet qu'elle désigne et devient, par cela, une technique compensatoire, un artifice, une fioriture. La métaphore " révélatrice ", par contre, annule la signification commune de l'objet de connaissance et introduit une nouvelle vision sur celui dernier, contribuant à enrichir le sens d'origine et à prolonger le mystère. Elle résulte, en effet, du mode spécifiquement humain d'exister dans
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șes fondements, vision traductive qui mérite toute notre attention et que nous analysons dans la section qui suit. 5. 3. Lucian Blaga : vision traductive Blaga n'emploie que rarement le terme " traductions " pour désigner son travail traductif. On retrouve, par contre, dans son discours, le nom " tălmăciri ", qui constitue le titre de son recueil de traductions republié en 1975.980 La préférence du poète-traducteur pour ce moț nous semble intéressante pour plusieurs raisons. Pour analyser ce choix de Blaga, îl faudrait
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servi à rien : îl reproche aux traducteurs le manque de sens poétique ou leș connaissances précaires de langue allemande. En d'autres mots, ces traductions n'ont pas pu être considérées comme des étapes préparatoires à să démarche.995 Par contre, îl identifie plusieurs difficultés qu'engendre cette œuvre, parmi lesquelles la pluralité des formes poétiques et la superposition des particularités stylistiques. Ces difficultés lui ont păru, au début, insurmontables : Problemele ce mi s-au pus în legătură cu această traducere erau de-
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ne se situe pas du côté des écrivains ou des traducteurs qui avaient l'ambition d'introduire dans la langue littéraire le langage local.999 Îl a recouru plutôt à " un vocabulaire de circulation générale parmi leș Roumains "1000. Par contre, la complexité de l'œuvre de Goethe l'a poussé à introduire le néologisme dans să traduction : Faust este fără îndoială cea mai genială " cosmopeie " a literaturii universale. Opera este de-o bogăție fără seamăn de idei, probleme și semnificații
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pour ce mélange stylistique serait, selon Blaga, la longue période que Goethe a dédiée à l'écriture de son œuvre : " Stilurile diferitelor vârste goetheene se pot vedea în structura operei că straturile geologice în scoarță pământului. "1007 Blaga essaie, par contre, de donner au texte cible un caractère stylistique plus unitaire, afin de créer une " région d'interférence " entre le style de l'auteur et celui du traducteur. À la lecture de cet article, nous pouvons inférer que, dans la vision
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roumaine de l'œuvre de Goethe porte, involontairement, la marque stylistique de son traducteur : Spuneam privitor la limba în care am facut traducerea că ea poartă desigur pecetea limbii poetice a traducătorului. N-am urmărit într-adins acest lucru. Din contră, ceea ce s-a făcut, s-a făcut împotriva oricărei intenții. N-am căutat, adică, să impun limbii tiparul meu. Intenția mea era să mă depersonalizez pe cat putință și să asimilez pe Faust limbei literare românești în general.1023 Le poète
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