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traduction des particularités stylistiques de Blaga avec leș moyens de la langue d'arrivée, îl est nécessaire de définir le cadre théorique dans lequel s'inscrit notre étude. Ce chapitre comprend deux volets : d'un côté, îl présente une perspective générale sur le concept de traduction, son statut à travers l'histoire et la place qu'elle occupe de nos jours dans le cadre de la mondialisation. De l'autre côté, îl s'occupe de la théorisation du concept de traduction en tânt qu
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Cicéron à Benjamin. Tout en démontant l'idée reçue en Occident qui laisse souvent commencer l'histoire de la traduction avec la traduction de l'Odyssée en latin par Livius Andronicus, l'auteur se propose de construire une ample perspective diachronique sur la traduction en tânt que pratique humaine, une pratique qui remonte aux efforts pédagogiques et lexicographiques des Babyloniens, des Assyriens et de la civilisation suméro-akkadienne.10 En effet, la traduction a une histoire de pluș de 5000 ans, étant considérée le
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un des premiers témoignages de l'existence des traductions est considéré la pierre de Rosette, qui présente une version trilingue des lois sumériennes.12 Dès l'Antiquité, le traducteur est une figure particulière et la pratique traduisante se concentre surtout sur leș textes dits " sacrés ". Michel Ballard rappelle la figure de Philon (dit " le Juif ") d'Alexandrie, qui voit dans la traduction une révélation et qui a eu une remarquable influence sur leș traducteurs du Moyen Âge. Selon l'auteur, c
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figure particulière et la pratique traduisante se concentre surtout sur leș textes dits " sacrés ". Michel Ballard rappelle la figure de Philon (dit " le Juif ") d'Alexandrie, qui voit dans la traduction une révélation et qui a eu une remarquable influence sur leș traducteurs du Moyen Âge. Selon l'auteur, c'est à Philon que l'on doit le principe de littéralisme dans la traduction de textes sacrés. L'existence des textes sacrés mène aussi à l'idée des langues privilégiées ou
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L'existence des textes sacrés mène aussi à l'idée des langues privilégiées ou " sacrées ", comme, en Occident, l'hébreu, le grec et ensuite le latin. En d'autres mots, la pratique de la traduction se fondait largement à l'époque sur l'" idée que leș langues nouvelles, leș vernaculaires, leș langues rattachées à une civilisation inférieure, n'ont pas le même pouvoir que d'autres. "13 Dans la même lignée s'inscrit la traduction en grec de l'Ancien Testament par
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formelles de la langue cible. Comme îl a énoncé aussi șes principes traductifs, Cicéron devient l'un des premiers théoriciens de la traduction.15 L'avènement du christianisme constitue un tournant important pour l'histoire de la traduction, car " la nécessité de répandre sur la terre entière, dans l'esprit de la Pentecôte, la bonne nouvelle de la révélation et du salut du monde fait désormais de la traduction des Écritures un impératif catégorique "16. À la différence du judaïsme, qui interdisait la traduction de la Torah, ou
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gens lais qui șont pressés et veulent aller directement aux faits, [...] s'est senti obligé d'adopter un style plus précis "23. La Renaissance est une époque florissante pour la traduction, qui était envisagée plutôt comme une activité écrite, fondée sur des œuvres littéraires. Néanmoins, le rôle du traducteur est assez méprisé. À ce titre, Michel Ballard rappelle la Défense et Illustration de la langue française de Joachim du Bellay (1549), qui, d'un côté, encourage la traduction comme moyen d'affirmer
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accordée à l'esprit de la langue naționale : certains traductologues considèrent cette traduction de Martin Luther comme l'acte de naissance de la langue allemande.30 Michel Ballard associe le réformateur allemand aux théories d'Eugène Nida du XXe siècle qui portent sur l'" équivalence dynamique ".31 Une autre traduction autorisée de la Bible est connue sous le nom de King James Version, parue en Angleterre en 1611.32 On arrive à l'époque des Belles Infidèles, où l'on privilégie l'adaptation des
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l'esprit du texte que l'on traduisait. La traduction devient l'objet de la théorisation à peine à l'époque de l'Allemagne romantique. Des auteurs și divers comme Novalis, Humboldt, Goethe, Schleiermacher, leș frères Schlegel ont attiré l'attention sur l'importance de la pratique traduisante, mais aussi sur l'impératif de concevoir une théorie qui puisse orienter cette pratique. La mission des traducteurs était de faire entendre la voix étrangère et, par cela, de susciter le développement culturel.35 À
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La traduction devient l'objet de la théorisation à peine à l'époque de l'Allemagne romantique. Des auteurs și divers comme Novalis, Humboldt, Goethe, Schleiermacher, leș frères Schlegel ont attiré l'attention sur l'importance de la pratique traduisante, mais aussi sur l'impératif de concevoir une théorie qui puisse orienter cette pratique. La mission des traducteurs était de faire entendre la voix étrangère et, par cela, de susciter le développement culturel.35 À la différence des traducteurs français, leș romantiques allemands
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l'ensemble de textes traduits, elle fait l'objet d'une théorisation incessante, comme nous le montrerons dans leș sous-chapitres suivants. Comme nous avons évoqué l'exemple d'Étienne Dolet, qui a été condamné à mort, îl convient de revenir sur l'engagement du traducteur et sur la position délicate qu'il occupe parfois au sein du milieu cible. Le rôle de médiateur et d'acteur social assumé par le traducteur implique des risques : même de nos jours, leș traducteurs subissent
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fait l'objet d'une théorisation incessante, comme nous le montrerons dans leș sous-chapitres suivants. Comme nous avons évoqué l'exemple d'Étienne Dolet, qui a été condamné à mort, îl convient de revenir sur l'engagement du traducteur et sur la position délicate qu'il occupe parfois au sein du milieu cible. Le rôle de médiateur et d'acteur social assumé par le traducteur implique des risques : même de nos jours, leș traducteurs subissent parfois la censure, voire des répressions
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perspective diachronique de la pratique de la traduction, îl convient d'analyser maintenant leș différentes acceptions du concept, tout comme quelques théories traductologiques qui peuvent présenter un intérêt pour notre démarche descriptive, développée dans leș Chapitres V et VI. Nous nous appuyons sur des définitions de la traduction fournies par des traductologues, pour arriver ensuite au statut de la traductologie de nos jours, ensuite à la question de la traduction sourcière et cibliste et à la problématique des normes en traduction. Par cela, nous envisageons établir
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consacre également quelques paragraphes à la traduction assistée par l'ordinateur et à la traduction de l'interprète (ou " traduction orale ") qui constituent, dans son optique, des catégories à part.63 Și l'on analyse attentivement la théorie de Ladmiral sur la " traduction traductionnelle ", on observe que la traduction est vue comme la production d'un véritable texte dans la langue cible pour un public qui ignore la langue dans laquelle est écrit le texte d'origine. Deux conclusions s'en
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indépendant, existant șui generis (" véritable texte ", dit Ladmiral). Cela met fin aux débats concernant le statut méprisé du traducteur et le devoir de celui-ci de se rendre visible dans son travail pour se faire connaître. * Nous développons leș deux constats sur la traduction formulés ci-dessus. Premièrement, si la traduction n'est pas l'original, on pourrait croire que le traducteur dispose d'une liberté infinie, de sorte que tout " écart " voulu ou non voulu puisse être considéré comme une traduction. La
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une langue à l'autre. Une fois la notion d'identité des textes source et cible abandonnée, certains traductologues ont proclamé l'équivalence comme critère d'une bonne traduction. On peut rappeler à ce titre Eugène Nida, avec să théorie sur l'équivalence dynamique 65, la " traduction relevante " de Jacques Derrida 66 ou le principe de l'équivalence du sens fondé sur le critère de la réversibilité, énoncé par Umberto Eco : " Le texte B dans la langue Bêta est la traduction du
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l'équivalence comme critère d'une bonne traduction. On peut rappeler à ce titre Eugène Nida, avec să théorie sur l'équivalence dynamique 65, la " traduction relevante " de Jacques Derrida 66 ou le principe de l'équivalence du sens fondé sur le critère de la réversibilité, énoncé par Umberto Eco : " Le texte B dans la langue Bêta est la traduction du texte A dans la langue Alpha și, en retraduisant B dans la langue Alpha, le texte A2 a obtenu a en
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y parvenir qu'en employant des compensations subtiles, ce qui suppose un certain écart du texte d'origine.68 Voilà donc l'équivalence formelle qui est mise en jeu. La question qui s'impose est : și la traduction est fondée sur une équivalence, de quelle équivalence parle-t-on ? Or, pour citer Jean-René Ladmiral, [...] la traduction est la pratique qui produit un texte cible sémantiquement, stylistiquement, poétiquement, rythmiquement, culturellement, pragmatiquement... équivalent au texte-source auquel îl vient se substituer ; et nous aurions encore pu
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n'exclut pourtant pas en traduction l'équivalence sémantique : îl ne faut pas oublier que le but premier d'une traduction est la communication, la transmission du sens.71 Notre conclusion est que la traduction est une opération communicative fondée sur une équivalence (ou plusieurs équivalences), selon la nature du texte de départ : " la traduction stricto sensu est une opération communicative à visée mimétique qui consiste à véhiculer d'une langue dans une autre une information donnée. "72 * Nous avons affirmé
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information donnée. "72 * Nous avons affirmé auparavant que la traduction n'est pas l'original, mais un véritable texte pour le public et la culture d'arrivée. Nous considérons nécessaire de rappeler, à ce titre, la théorie d'Henri Meschonnic sur la traduction en tânt qu'écriture, théorie qui est utile pour notre démarche descriptive des Chapitres V et VI. Pour ce théoricien, écrire et traduire ne font qu'un73 : le traducteur ne doit plus " s'effacer " devant l'original, car
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traduction n'a pas l'intention d'épuiser le sujet ou d'aboutir à une définition générale de la traduction en tânt que pratique, définition qui ne serait pas utile à la démarche que nous envisageons. Nous nous sommes penchée plutôt sur leș différentes conceptions des traductologues concernant la traduction, essayant de synthétiser une vision qui soit satisfaisante pour l'analyse descriptive que nous avons annoncée. De cette manière, nous concevons la traduction des œuvres en tânt qu'équivalence du texte source
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la traduction n'est pas " identité ", mais, socialement, la bonne traduction est une réussite, un texte-traduction.84 Du reste, c'est le dialogue constructif de différents discours (littéraire, linguistique, philosophique, culturel, pragmatique) qui est susceptible de faire progresser notre connaissance sur l'activité humaine qui est la traduction. Donc, au lieu de dire que la traduction est " indéfinissable "85, on peut la qualifier plutôt d'insaisissable. Umberto Eco en rappelle avec justesse et humour la complexité, lorsqu'il déclare que la
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ce " presque " évoqué par Umberto Eco se fait plus présent, parce qu'il est question de rendre le style de l'original, ensuite le sens en tânt que țel. Nous reviendrons à ce sujet dans le dernier sous-chapitre, qui porte sur la traduction du style. 2. 2.Traductologie ou traductologies ? Le parcours historique et sémantique que nous avons entamé nous autorise à aborder le sujet de la science de la traduction, appelée communément " traductologie "87 et à analyser son statut parmi leș autres
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étant pratiquée oralement par leș civilisations anciennes qui ont dû se faire comprendre. Ensuite, l'histoire a enregistré des traductions sous la forme écrite, dont la plus fameuse et la plus discutée est la traduction de la Bible. Malgré leș témoignages sur leș méthodes de traduire qui existent dans l'histoire de la traduction (voir le discours de Cicéron ou de Saint Jérôme), ce fut à peine au XXe siècle que șont parus leș premiers essais de systématisation de ce que l'on peut
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sans dénomination " de la traductologie șont également Benedetto Croce, Ortega y Gasset, Franz Rosenzweig et Walter Benjamin.91 De nos jours, à l'évolution dans le domaine pratique correspond une multiplication et une diversification des courants théoriques qui inspirent la réflexion sur la traduction. Nous nous demandons, par conséquent, quel est le rapport qui s'établit entre cette pratique ancienne et la théorie de date assez récente qui est née de cette pratique. Une autre question vise la multiplicité des approches qui
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