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depersonalizez pe cat putință și să asimilez pe Faust limbei literare românești în general.1023 Le poète traducteur imprime son style littéraire au texte cible, mais cela devient un fait secondaire, inhérent à la traduction : ce qui compte vraiment est, par contre, " assimiler " l'œuvre étrangère à la langue roumaine. Le traducteur avoue que la nature du texte d'origine l'a obligé à recourir à différents moyens d'expression mis à să disposition par la langue roumaine littéraire.1024 Ce serait
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sémantisme du poème d'origine et, par cela, îl contribue à accroître la poéticité. On pourrait reprocher à Blaga să vision traditionnaliste sur la traduction du signifiant poétique (la transposition de la rime ou du rythme). Mais îl faut apprécier par contre que, dans son ensemble, să théorie traductive est loin d'être idéaliste : d'une part, elle émane de la pratique et, d'autre part, elle prend en compte le possible échec du traducteur. La méthode par laquelle on peut éviter un
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Darbelnet. Aussi, pour Paul Miclău, la transposition est le procédé destiné à résoudre leș incongruences linguistiques entre leș deux langues, comme l'emploi des substantifs sans articles, préféré par Blaga, ou le traitement des éléments prédicatifs supplémentaires. La modulation, par contre, est définie comme " une série de transpositions recouvrant tout un processus de pensée "1182, comme dans le cas du cycle de poèmes que Blaga consacre au dieu Pan. L'équivalence globale a été utilisée lors de la traduction des titres des
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1202 La traduction s'avère être, une fois de pluș, exégèse de l'œuvre source à travers laquelle prend contour l'intertextualité. * Îl n'y a pas d'" avant-propos " de la traductrice dans le recueil L'étoile la plus triste. Par contre, en essayant d'offrir au public francophone une perspective plus ample sur la vie et l'œuvre de Blaga, Sanda Stolojan signe la préface du recueil, qui se constitue comme une sorte de monographie de la vie et de l'œuvre
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mené aussi des études sur la Roumanie, sur le monde arabe et sur la langue française, notamment sur le site de l'Association pour la sauvegarde et l'expansion de la langue française. Le but de cette association est de " lutter contre le désintérêt de la cité pour să langue, d'alerter l'opinion et lui faire prendre conscience du danger "1286. Philippe Loubière est traducteur littéraire en français à partir principalement du roumain, mais aussi de l'espagnol. Ayant traduit et adapté
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la plus relevante et se détache carrément des autres traductions, plus ou moins lacunaires. En plus, le traducteur a exprimé șes réflexions sur la traduction dans des avant-propos, des préfaces et des ouvrages scientifiques. La version de Virgil Ierunca, par contre, n'est pas relevante pour décider quel est le style du traducteur. Le deuxième critère énuméré ci-dessus rend la situation encore plus clăire : îl y a des traducteurs qui ont fait manifeste leur vision traductive et d'autres qui n
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enjambements Au niveau du macrocontexte typographique, plus précisément de la mise en page, nous remarquons que leș poèmes de Blaga șont, pour la plupart, alignés à gauche, choix qui ne constitue pas quelque chose d'inédit dans la poésie européenne. Par contre, en ce qui concerne la disposition des vers, on rencontre souvent, en tânt que particularité stylistique, une alternance des vers longs et des vers brefs (font exception leș poèmes à rime régulière, qui imitent parfois leș rythmes folkloriques 1343). Une
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qualifier de " chaotique ", pouve l'apparition du vers libre dans la poésie roumaine, mais îl peut être aussi le résultat de l'influence expressionniste qui est à retrouver dans le premier recueil de poèmes de Blaga. Le deuxième poème, par contre, qui surprend le lecteur par să parfaite symétrie donnée par leș strophes et leș vers découpées de manière égale, tout comme par la prosodie régulière (rythme intérieur, présence de la rime), transmet l'idée de la sagesse ultime, du destin accepté. * Une
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rime), transmet l'idée de la sagesse ultime, du destin accepté. * Une analyse diachronique du découpage en strophes et en vers des poèmes de Blaga nous a relevé la présence du découpage irrégulier surtout dans leș créations de jeunesse.1349 Par contre, leș poèmes écrits après 1943 et publiés posthumément șont construits en général à l'aide du découpage régulier.1350 L'une des particularités leș plus évidentes du style poétique de Blaga au niveau du découpage des vers est l'enjambement
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traducteur et/ou de la part des relecteurs/éditeurs. Îl s'agit du poème În marea trecere (Au fil du grand parcours) qui, en traduction, ne préserve pas l'espace blanc qui sépare l'avant dernière strophe de la dernière.1360 Par contre, dans le même recueil, nous avons identifié un découpage en strophes par l'introduction d'un espace blanc là où le texte source présente un seul bloc typographique. Transposant le poème Am inteles păcatul ce apasă peste casa mea (J
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jeune corps de sorcière " un vers distinct et, par cela, appliquer en traduction un nouveau découpage des vers nous semble une solution acceptable : l'intention de l'auteur n'est pas de supprimer le sémantisme du poème source, mais, par contre, de l'éclaircir. Ce choix de traduction entraîne, pourtant, la perte de l'enjambement en tânt que particularité de l'idiostyle de Blaga. Le texte-traduction peut être découpé différemment par rapport au poème source pour des raisons plus complexes, comme
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cible et de découper le vers afin d'accroître la poéticité du texte-traduction est, à notre sens, justifiée. Nous pouvons constater que le besoin de réorganiser le découpage des vers est ressenti par le traducteur surtout lorsqu'il se heurte contre des métaphores hermétiques, difficilement traduisibles. Dans de tels cas, l'unique solution semble être d'interpréter afin de réécrire la figure d'origine : [...] și foile de ulm/ răstălmăcesc o toaca. (III. Umbră) (Blaga, 2010 : 88) [...] et leș feuilles d'orme
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trop ", îl met l'accent sur la distance entre le moi lyrique et Dieu (l'adverbe " aproape " signifie en français " près " ou " proche "). De l'autre côté, le traducteur préfère créer un enjambement inédit, voire choquant, dans son texte-traduction. Par contre, îl conserve le choix de Blaga au niveau du microcontexte typographique, c'est-à-dire celui de ne pas insérer une virgule après l'adverbe " près ". Sanda Stolojan Un découpage original peut être adopté en traduction afin de recréer le jeu de la
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proche à celui indiqué dans leș traités de ponctuation.1389 Un rôle incontestable revient au tiret dans la construction du rythme intérieur : s'il est placé dans leș premiers vers, îl crée une pause censée suggérer l'atmosphère ; și, par contre, on le rencontre vers la fin du poème, îl retient l'attention du lecteur sur le cadre, leș idées et leș sentiments présentés, ressemblant aux pauses qui annoncent la fin d'une symphonie musicale. Assez souvent, ce graphème marque des
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Blaga, 2010 : 41) Et j'ai bien peur qu'elle ne tombe la rêveuse. (La rêveuse) (Miclău, 1978 : 169) [...] fetele stânilor își freacă de luna umerii goi [...]. (În munți) (Blaga, 2010 : 141) [...] leș filles des bergers frottent leurs épaules nues contre la lune [...]. (Dans leș montagnes) (Miclău, 1978 : 327) Luna s-a coborât pe-o biblie și de pe file privește înapoi la chipul ei spre cer. (La mănăstire) (Blaga, 2010 : 75) La lune posée sur une bible et du livre grand
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Miclău, 1978 : 167) [...] de ți-aș strigă în zare numele i-aș auzi ecoul răsfrânt de bolta cerului. (Sus) (Blaga, 2010 : 48) [...] îl me semble que și je criais à l'horizon ton nom j'en entendrais l'écho reflété contre la voûte du ciel. (Au sommet) (Miclău, 1978 : 177) Complément circonstanciel de lieu La orizont departe fulgere fără de glas zvâcnesc din când în când. (Vară) (Blaga, 2010 : 67) À l'horizon au loin des éclairs muets palpitent de temps en
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villages roumains avaient l'habitude d'allumer un grand feu près des tombeaux afin d'apaiser leș âmes des morts. En employant la majuscule, le poète met en évidence l'importance de cette coutume ancestrale dans leș villages roumains. Par contre, pour un Français, le syntagme " le Jeudi du feu " reste hermétique ou est associée à une simple structure métaphorique, ce qui représente une perte incontournable dans la traduction. Notre analyse a relevé le fait que, en général, leș traducteurs ont
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au contraire, elle confond le simple trăit d'union du roumain, qui facilite l'élision des termes " roua " et " îmbrățișat ", avec le tiret proprement dit, marque stylistique du poète, ce qui est, à notre sens, une faute d'inattention. Par contre, dans leș situations ci-dessous, l'ambition de la traductrice d'imiter l'idiostyle de Blaga par l'emploi du tiret est évidente : [...] o undă Vrea să te cuprindă și nisipuri prind să fiarbă. (I. Pan către nimfa) (Blaga, 2010 : 86) [...] une
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il s'agisse d'événements disparates (et, dans ce cas, la conjonction " car " pourrait être remplacée par la conjonction de coordination " et ", ou par toute autre conjonction). La fonction du tiret, dans le poème de départ, est purement ornementale ; par contre, Sanda Stolojan donne à ce graphème une valeur explicative : le moi lyrique justifie son acte de chanter. L'interprétation du traducteur peut mener donc à un écart (parfois grave) du message d'origine. La traductrice prend des décisions intéressantes lorsqu
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l'emploi de la majuscule nous semble élargir la signifiance du poème de départ ; donc, îl n'est pas forcément condamnable. Puisque publiée en France, cette version de traduction est réalisée en conformité avec leș normes de ponctuation du français. Par contre, on observe que la traductrice prend de pluș grandes libertés que Paul Miclău en ce qui concerne la fidélité au microcontexte typographique de départ. Ces libertés, fruit de șa libre interprétation du texte de Blaga, s'avèrent être parfois nuisibles
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abolit très souvent de son texte-traduction leș graphèmes d'origine, pour insérer des signes de ponctuation conformes à să vision poétique. Par exemple, elle ne considère pas nécessaire la présence des guillemets dans le cas ci-dessous1443, mais elle emploie, par contre, des majuscules et des tirets, qui n'existent pas dans le texte d'origine : [...] dat-a un semn Nepătrunsul : " Să fie lumină ! " (Lumină) (Blaga, 2010 : 20) [...] Quand Lui l'Impénétrable Fit un signe Et la Lumière fut. (Romanescu, 1998 : 7
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situation. Tous leș autres traducteurs qui se șont occupés de ce poème (Veturia Drăgănescu-Vericeanu, Paul Miclău, Aurel George Boeșteanu, Ștefana et Ioan Pop-Curșeu, Paul Villard) ont choisi de faire commencer le pronom " tu " par une minuscule. La majuscule est conservée, par contre, par tous leș traducteurs, dans la traduction de l'appellatif " Doamne " (" Seigneur "). On peut mettre en parallèle la traduction de Philippe Loubière et celle de Ștefana et Ioan Pop-Curșeu pour saisir la modification de la voix du texte engendrée par l
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visuel du signifiant. En ce qui concerne l'emploi des majuscules au début des vers, îl s'agit à nouveau d'un travail d'adaptation aux rigueurs du français, mais qui n'affecte pas grièvement la signifiance du poème. Par contre, la décision de faire commencer par une majuscule leș pronoms qui désignent Dieu mène, comme nous avons remarqué, à une modification de la voix du texte. En réalité, le moi poétique du texte source n'est pas tellement cérémonieux dans son
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pour l'emploi du vers libre a été la découverte de l'œuvre d'Arno Holz.1493 Ladislas Gáldi rappelle également l'influence exercée par leș poètes allemands Rainer Maria Rilke et Georg Trakl.1494 D'autres critiques soutiennent, par contre, que la présence du vers libre dans la poésie de Blaga est le résultat de l'avènement de la prose poétique au début du XXe siècle.1495 Leș premiers recueils de Blaga (Poemele luminii Leș Poèmes de la lumière, Pașii profetului Leș
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de la lumière, Pașii profetului Leș pas du prophète, În marea trecere Dans l'immense fuite du temps) șont écrits donc, pour la plupart, en vers libres et, selon Ladislas Gáldi, ils marquent " le triomphe du vers libre roumain "1496. Par contre, avec le recueil Laudă somnului (L'Éloge du Sommeil), la poésie de Blaga enregistre, du point de vue prosodique, un retour vers le classicisme : " Dans ce volume que le poète considérait, selon le témoignage de șa correspondance, comme son recueil
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