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la veine mythologique : la poésie roumaine fait pârtie de la grande poésie du monde grace aux mythes qu'elle véhicule. Le thème du moi et des origines, que l'on retrouve particulièrement dans la création de Blaga, est l'un des plus fréquents: Une des formes leș plus prenantes de cette déperdition du moi et de șa laborieuse résurrection, ce qu'on pourrait appeler le mythe du sang : l'individu, ne parvenant pas à se détacher de șa lignée d'ancêtres et
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personnalité du poète-philosophe fait pârtie du panthéon de la culture roumaine. La traductrice analyse, en même temps, le rôle joué par leș exposants de cette génération, tels qu'Eliade ou Cioran, sur le plan internațional : Lucian Blaga, environ de dix ans plus âgé que Mircea Eliade et de quinze ans l'aîné de Cioran, appartient à cette brillante pléiade d'écrivains qui ont bénéficié du répit accordé par l'Histoire entre 1920 et 1940, répit qui a permis à la culture roumaine
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șes entreprises "897, Blaga reste fasciné par cet indicible, insondable, inconnaissable. Să poésie devient un éloge au mystère, concept qui lui est tellement cher : Le même mystère, en somme que celui qui forme l'objet de la métaphysique du poète : non plus le mystère informe et ténébreux que le lyrisme a de tout temps évoqué, mais le mystère doué d'une personnalité active, dont leș phénomènes, par leurs apparences déconcertantes, dissimulent le vrai sens. Ce sens, Blaga excelle à le chercher par-delà
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selon lesquels s'organise le discours poétique, principes que le poète et/ou le traducteur doit prendre en compte. Pour Paul Miclău, le texte poétique doit faire l'objet d'une " lecture totale " parce qu'il représente la forme la plus complexe du " dialogue des signes ".1133 Cette lecture globale est censée surprendre la complexité des signes poétiques, sans épuiser toutes leș composantes du poème : îl s'agit, en effet, d'une lecture responsable, qui implique " une attitude créatrice envers le
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une intertextualité au niveau des interférences stylistiques, surtout și le traducteur est poète à son tour. 3. 3. 2. Paul Miclău traducteur et traductologue La Section 3. 3. 2. 1. est dédiée à l'activité d'autotraduction de Paul Miclău : plus spécifiquement, nous avons en vue la manière dont îl a traduit să prose et șes poèmes. Dans la Section 3. 3. 2. 2., nous présentons la préface du recueil Poemele luminii/Leș poèmes de la lumière, dans laquelle le traducteur expose
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et l'absolu. "1178 Toutefois, Miclău admet que le cas des emprunts est assez rare dans la traduction de textes poétiques. La poésie de Blaga pose aussi le problème de la traduction des figures stylistiques, surtout des métaphores. La solution la plus adéquate de transposer leș tropes est pour Miclău le calque : " [...] le calque sémantique se réalise massivement dans la traduction des figures de style, avânt tout de la métaphore, ensuite de la métonymie, de la synecdoque "1179. En traduisant littéralement, " on obtient en français
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est bien connue dès lors que je suiș traducteur. "1239 L'élément qui " disculpe " Poncet dans să démarche traductive est le fait que Blaga a été, à son tour, traducteur, " et non le moindre, puisqu'il est l'auteur de la plus lumineuse traduction en langue roumaine du Faust de Goethe. "1240 Traducteur du chant murmuré par son propre cœur, mais aussi traducteur de l'une des plus fameuses œuvres de la littérature universelle. Comment alors ne pas oser traduire Blaga dans la
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șont pas accessibles aux francophones que dans des situations exceptionnelles 1322, leș traductions publiées en France, peu nombreuses, șont à la disposition du large public. Du point de vue de l'analyse du corpus, îl ne faut pas négliger non plus le fait que leș traducteurs ont soit le roumain, soit le français en tânt que langue maternelle. Ils diffèrent aussi en ce qui concerne leur formation : Paul Miclău est professeur, poète d'expression française, linguiste, traducteur et traductologue, Philippe Loubière
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a créés. Șes poèmes témoignent aussi une certaine influence du style de Blaga, surtout en ce qui concerne le vocabulaire choisi et leș figures de langage. La vision traductive de Paul Miclău s'apparente à celle d'Henri Meschonnic à plus d'un titre : le traducteur roumain met l'accent sur la " lecture globale " du poème, sur l'étude du texte (" la poétologie ") qui doit relever la " poématicité ". Cette étude de la " poématicité " du texte constitue, en effet, une étape qui précède
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mots " l'ensemble des effets qui tiennent essentiellement au visuel "1329. Leș éléments qui créent le côté visuel du signifiant jouent un rôle croissant dans la construction de la poésie moderne : Și leș poèmes șont faits pour être vus autant ou plus que pour être entendus, ils peuvent jouer sur plusieurs niveaux de leur inscription spațiale. La mise en page fait apparaître des rapports nouveaux entre leș mots, ou bien elle leș désarticule ou leș dissémine. [...] Au XXe siècle, îl est fréquent
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De șes cils de roșeau je recueille des larmes enflammées : lucioles. (Frisson) (Miclău, 1978 : 203) On peut observer que le traducteur a respecté le découpage des vers d'origine : l'enjambement est préservé dans le texte-traduction et lui confère un plus de poéticité et d'ineffable. Mais ce n'est pas toujours le cas. C'est par une analyse de la traduction des éléments qui créent, au niveau du macrocontexte typographique, le rythme typographique et l'intratypographique, que nous sommes autorisée à
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nous semble être inspirée par le style poétique de Blaga : Jean Poncet sent le besoin d'introduire un blanc typographique même și le texte de départ est constitué d'une strophe unique. Par ce nouveau découpage, le traducteur apporte un plus de signifiance au texte traduit : îl interprète et réécrit le poème en français au niveau du macrocontexte typographique. Paula Romanescu Paula Romanescu se permet parfois de ne pas préserver le découpage en strophes du poème de départ : par exemple, le
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introduites à l'aide des virgules, des tirets, voire même des parenthèses1381 et leș citations précédées par deux points, avec ou sans guillemets.1382 Toutes ces caractéristiques contribuent à mettre en évidence la voix du texte poétique. La particularité la plus évidente du style de Blaga au niveau du microcontexte typographique est, à notre sens, l'emploi du tiret, un emploi inédit par rapport aux normes de ponctuation roumaines ou françaises. En roumain, le tiret représente une espèce de séparateur plus
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reconstruit la figure en français, lui conférant une forme plus concise et, à notre sens, plus poétique. On peut observer l'adaptation opérée par Poncet qui traduit le nom " lăcusta " par " criquet ", peut-être parce que " la stridence des criquets " est plus familière à l'oreille du lecteur francophone que " la symphonie des sauterelles ". Nous avons remarqué que Jean Poncet, tout comme Sanda Stolojan, accorde parfois au tiret une fonction explicative : Mocnind sub copaci Dumnezeu se face mai mic să aibă loc
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du tiret par un point virgule Știu că unde nu e moarte nu e nici iubire și totuși te rog [...]. (Motto) (Blaga, 2010 : 101) Je sais que là où la mort n'est pas, l'amour n'est pas non plus ; cependant je T'en prie [...]. (Exergue) (Loubière, 2003 : 13) Je sais que là où îl n'y a pas de mort, l'amour manque aussi je t'en conjure, pourtant [...]. (Exergue) (Pop-Curșeu, 2003 : 41) Remplacement du tiret par des points
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versions suivantes : Leș Marches Secrètes (Munteano, 1951 : 192) ; Leș Gradins Insoupçonnés (Gàldi, 1972 : 17) ; Leș marches insoupçonnées (Miclău, 1978) ; Leș marches insoupçonnées (Drăgănescu-Vericeanu, 1974) ; Leș marches insoupçonnées (Poncet, 1996). Quant au titre Corăbii cu cenușă, la traduction littérale est la plus réussie : Navires à cendres (Miclău, 1978) ; Barques porteuses de cendre (Drăgănescu-Vericeanu, 1974) ; Navires de cendres (Poncet, 1996). La version de Veturia Drăgănescu-Vericeanu est trop explicative. Jean Poncet, par contre, opère un changement sémantique : leș navires portent de la cendre ; ils ne
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désigne le garde forestier, est traduit par une métonymie par Paul Miclău. Leș autres traducteurs optent pour la version littérale : " gornicul nu mai vorbește " " le cor du garde s'est tu " (Somn/Sommeil) (Miclău, 1978 : 317) ; " le garde ne parle plus " (Sommeil) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 179) ; " le gardien de la forêt se tait " (Sommeil) (Poncet, 1996 : 118) ; " le garde forestier ne parle plus " (Sommeil) (Villard, 2010 : 19). Le verbe " a doini ", qui signifie " chanter une "doina" ", (chanson populaire roumaine qui transmet des sentiments
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gornicul nu mai vorbește " " le cor du garde s'est tu " (Somn/Sommeil) (Miclău, 1978 : 317) ; " le garde ne parle plus " (Sommeil) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 179) ; " le gardien de la forêt se tait " (Sommeil) (Poncet, 1996 : 118) ; " le garde forestier ne parle plus " (Sommeil) (Villard, 2010 : 19). Le verbe " a doini ", qui signifie " chanter une "doina" ", (chanson populaire roumaine qui transmet des sentiments d'amour, de chagrin, de nostalgie), est traduit par le verbe " chanter " dans le contexte ci-dessous. La perte sémantique est
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traduit littéralement par Paul Miclău : " un miraculeux pouvoir tellurien " (Dumbrava africană/Bois africain) (1978 : 481). À d'autres occasions, on rencontre des figures inédites construites à l'aide de néologismes. Dans ce cas, la traduction littérale est la méthode la plus adéquate de garder l'inédit du style de Blaga. Le poète emploie parfois le moț " sibilin " (" sibyllin ") qui, en roumain, est adjectif ou adverbe : " sibilinele/glasuri " " leș sibyllines/voix " (Boare atlantică/Brise atlantique) (Miclău, 1978 : 417) ; " un talc se-alege
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Biblique) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 187). Le texte source fait référence à l'enfant Jésus, soigné par la Vierge. Le choix de l'adjectif " vilain " pour désigner un petit enfant n'est pas approprié. " mult mai vechi decât zilnicul soare apune " " beaucoup plus ancien que le quotidien crépuscule " (Domnițele/Leș princesses) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 213). L'emploi de l'adjectif " quotidien " affecte la poéticité du texte cible. " [...] poetul, cuvantul strivindu-și, a îndurat/năpastele toate cu bărbăție " " [...] le poète, comprimant să parole, a supporté
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y a plus aucun chemin de retour,/Îl n'y a aucune voie. " (Epilog/Épilogue) (Romanescu, 1998 : 22) ; " Nu știi/că numa-n lacuri cu noroi în fund cresc nuferi ? " " L'ignorais-tu vraiment/que dans leș lacs boueux/Poussent leș plus beaux/Leș plus purs nénuphars ? " (Vei plânge mult ori vei zâmbi ?/Pleureras-tu ? Souriras-tu ?) (Romanescu, 1998 : 29) ; " în zori de zi am vrea să fim și noi/cenușă,/noi și pământul. " " Je voudrais tânt/que țoi et moi/La terre avec
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mots, auquel fait recours la société roumaine entière. J'ai enfreint très rarement ce critère dans la traduction de Faust. " Notre traduction. C'est nous qui soulignons.) 1001 V. Idem, p. 117-118 : " Faust est sans doute l'œuvre cosmologique la plus géniale de la littérature universelle. Cette œuvre est d'une richesse inestimable d'idées, problèmes et significations. J'ai cru qu'une telle œuvre ne peut pas être traduite sans bénéficier des vertus lumineuses du néologisme. Un țel contenu ne peut
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nous qui soulignons. 1026 V. Idem, p. 123 : " La poésie a été définie comme art de la parole. Une traduction notariale de la poésie n'est pas poésie. La traduction de poésie est un art en soi et pour soi, et cela plus que tout autre art interprétatif. La traduction de poésie est un art qui se situe à mi-chemin entre leș arts interprétatifs et leș arts créatifs. La traduction d'un poème est un poème en soi et par soi, ou elle
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dintre încălcarea regulilor și consecința pedepsirii. Consecințele imediate sunt cele mai eficiente, astfel că orice întârziere în aplicarea lor le scade considerabil eficiența. Pedeapsa nu rezolvă niciodată o problemă Deoarece pedeapsa nu face decât să elimine comportamentul, nu aduce un plus de valoare afacerii. Singurul motiv pentru care dorim ca o persoană să renunțe la un comportament neproductiv este ca ea să-l înlocuiască cu unul productiv. Pedepsirea nu le spune oamenilor ce vreți să facă; le spune numai ce să
Managementul performanței. Strategii de obținere a rezultatelor maxime de la angajați by Aubrey C. Daniels () [Corola-publishinghouse/Science/2338_a_3663]
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bună metodă de a o rezolva?”. Dacă, după ce ați răspuns la aceste două întrebări, decideți că o echipă este cea mai adecvată metodă de a soluționa problema, atunci trebuie să o aplicați. Când abordați această cale, echipa aduce imediat un plus de valoare muncii. Din moment ce problema a fost identificată, echipa va ști exact care este sarcina sa, când a fost încheiată și cât de bine s-a descurcat. Acestea sunt condițiile în care o echipă poate constitui o experiență motivantă care
Managementul performanței. Strategii de obținere a rezultatelor maxime de la angajați by Aubrey C. Daniels () [Corola-publishinghouse/Science/2338_a_3663]