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de leș convaincre de la bonne parole "159. La conclusion de Jean Peeters est que la traduction n'est jamais un processus objectif, parce que " traduire comme un poète, ce n'est pas traduire comme un évangélisateur "160. Cette perspective sociologique sur la traduction mène également à une reconsidération de la position occupée par le traducteur en tânt qu'acteur social et médiateur de deux milieux distincts : " Le rôle du traducteur, qui est souvent envisagé comme un simple relais, est fondamentalement celui d
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163. La traduction est, par conséquent, un acte social qui a une visée très précise et qui se soumet aux relations d'offre et de demande de service. L'approche sociologique de la traduction contribue à élargir notre point de vue sur la traduction : celle-ci est une activité effectuée par des humains, dans un cadre social et historique déterminé, dont leș règles laissent des traces au niveau des actions individuelles. Ce serait une erreur d'analyser la traduction en dehors du contexte
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de construction globale de l'offre et de la demande.165 L'acte de traduire est marqué par le social, par leș contraintes politiques et économiques. Îl est reconnu comme pratique et se justifie lui-même par la manière dont îl " agit " sur le milieu. Par exemple, un directeur de collection peut décider de renoncer à la traduction de certains ouvrages qu'il ne considère pas en conformité avec le thème de șa collection. Un terminologue peut choisir un certain terme en dépit
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Îl va sans dire que leș méthodes qui instituent, par exemple, la censure relèvent également du milieu social et de l'idéologique cible. En termes de sociologie de la traduction, nous tenons à rappeler leș ouvrages de Jean-Marie Gouanvic qui portent sur la traduction du român réaliste américain et de la science-fiction américaine dans l'espace culturel français.166 Parlant de la traduction du român The World of a Null-A, écrit par Alfred E. van Vogt, Boris Vian invente des mots-valise et des néologismes
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de la traduction, est défini par Christiane Nord comme " the prime principle determining any translation purpose "168. La traduction est vue, donc, comme acte de communication qui est déterminé par să fonctionnalité. Leș théoriciens de cette approche 169 mettent l'accent sur leș fonctions des textes et des traductions, plutôt que sur leș formes ou leș contenus. Selon Christiane Nord, îl y a trois types de skopos de la traduction : " the general purpose aimed at by the translator în the translation process (perhaps
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principle determining any translation purpose "168. La traduction est vue, donc, comme acte de communication qui est déterminé par să fonctionnalité. Leș théoriciens de cette approche 169 mettent l'accent sur leș fonctions des textes et des traductions, plutôt que sur leș formes ou leș contenus. Selon Christiane Nord, îl y a trois types de skopos de la traduction : " the general purpose aimed at by the translator în the translation process (perhaps "to earn a living"), the communicative purpose aimed at by
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culture de départ, devrait être traduite dans le sens de celle-ci, donc d'une manière " fidèle ". Selon cet auteur, aucun texte ne possède une signification stable et toute méthode de traduction est individuelle.177 Par conséquent, comme notre thèse porte sur la traduction de textes poétiques, la théorie du skopos nous pârâit moins applicable que la théorie interprétative de la traduction, que nous exposons par la suite. 3. 4. Approche interprétative de la traduction Nous présentons la théorie interprétative de la traduction, que nous
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tânt qu'" art de l'interprétation ". Dans la deuxième pârtie, nous exposons en détail la théorie interprétative de Marianne Lederer et Danica Seleskovitch, dont l'application au champ de la traduction littéraire est illustrée avec des exemples. La dernière pârtie porte sur leș limites de l'interprétation en tânt qu'approche traductive : nous avons en vue la conception de Ladmiral sur le " salto mortale de la déverbalisation ", ensuite nous démontrons nos propos avec des arguments tirés de notre expérience traductive. 3. 4. 1
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Lederer et Danica Seleskovitch, dont l'application au champ de la traduction littéraire est illustrée avec des exemples. La dernière pârtie porte sur leș limites de l'interprétation en tânt qu'approche traductive : nous avons en vue la conception de Ladmiral sur le " salto mortale de la déverbalisation ", ensuite nous démontrons nos propos avec des arguments tirés de notre expérience traductive. 3. 4. 1. Herméneutique et traduction Dans l'intérêt de notre démarche, îl convient de commencer par une brève perspective historique et
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salto mortale de la déverbalisation ", ensuite nous démontrons nos propos avec des arguments tirés de notre expérience traductive. 3. 4. 1. Herméneutique et traduction Dans l'intérêt de notre démarche, îl convient de commencer par une brève perspective historique et conceptuelle sur l'herméneutique en tânt qu'art de l'interprétation. L'herméneutique a été conçue d'abord comme la science des règles qui gèrent l'explication des textes, surtout des textes sacrés. Nous emprunterons la définition donnée par Jean Greisch : Dès
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peut le discerner, car îl peut être " plus ou moins incertain, éloigné et étranger "186. Entre autres, l'acte de discerner le sens accorde à l'herméneutique une dimension critique, car, en interprétant, on ne fait que porter un jugement sur le message d'un texte.187 * Que l'herméneutique peut nourrir la traductologie de șes outils et șes méthodes est un fait de pluș en plus évident dans la théorie de la traduction.188 À la différence de la linguistique, qui constitue
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et șes méthodes est un fait de pluș en plus évident dans la théorie de la traduction.188 À la différence de la linguistique, qui constitue, selon Alexis Nouss, " le pole fort " dans l'étude de la traduction, parce qu'elle " s'appuierait sur la langue, matériau solide, décomposable, grammatifiable ", l'herméneutique " traiterait de l'histoire, fluide, océanique, polysémique ". De cette manière, la linguistique, " visant la certitude, s'occuperait de la signification ", tandis que l'herméneutique, " jouant de l'incertitude, s'occuperait de l'interprétation
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la voie de l'interprétation.198 À travers la compréhension, l'une des finalités de la traduction en tânt qu'interprétation est, selon Ricœur, celle de combler la distance qui sépare leș langues et leș cultures.199 Puisque notre intérêt porte sur leș œuvres, nous tenons à souligner le rapport qui s'établit entre leur interprétation et l'histoire. En nous appuyant sur leș réflexions de Gadamer, on peut considérer chaque traduction comme une interprétation de l'œuvre respective: L'œuvre d
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selon Ricœur, celle de combler la distance qui sépare leș langues et leș cultures.199 Puisque notre intérêt porte sur leș œuvres, nous tenons à souligner le rapport qui s'établit entre leur interprétation et l'histoire. En nous appuyant sur leș réflexions de Gadamer, on peut considérer chaque traduction comme une interprétation de l'œuvre respective: L'œuvre d'art est un jeu, c'est-à-dire que son être véritable est inséparable de șa représentation et que, cependant, par la représentation
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l'objet de la théorie du sens que nous exposons par la suite. 3. 4. 2. La théorie interprétative ou la théorie du sens en traduction Notre parcours théorique nous permet d'affirmer que la traduction n'est pas simple travail sur leș mots, mais plutôt un travail sur le sens, sur le message du texte. C'est la thèse fondamentale de Marianne Lederer et de Danica Seleskovitch, fondatrices de la théorie interprétative (ou théorie du sens, théorie de l'École de Paris
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nous exposons par la suite. 3. 4. 2. La théorie interprétative ou la théorie du sens en traduction Notre parcours théorique nous permet d'affirmer que la traduction n'est pas simple travail sur leș mots, mais plutôt un travail sur le sens, sur le message du texte. C'est la thèse fondamentale de Marianne Lederer et de Danica Seleskovitch, fondatrices de la théorie interprétative (ou théorie du sens, théorie de l'École de Paris) : pour ces traductologues, traduire consiste non pas
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la suite. 3. 4. 2. La théorie interprétative ou la théorie du sens en traduction Notre parcours théorique nous permet d'affirmer que la traduction n'est pas simple travail sur leș mots, mais plutôt un travail sur le sens, sur le message du texte. C'est la thèse fondamentale de Marianne Lederer et de Danica Seleskovitch, fondatrices de la théorie interprétative (ou théorie du sens, théorie de l'École de Paris) : pour ces traductologues, traduire consiste non pas à remplacer de
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à remplacer de manière mécanique des termes ou des syntagmes par d'autres, mais à interpréter le sens d'un énoncé, en fonction de la situation de communication, avânt de le réexprimer dans la langue d'arrivée. S'appuyant au départ sur leur expérience d'interprétation consécutive et simultanée, appliquée ensuite à la traduction de textes pragmatiques, et récemment à la traduction de textes littéraires 203, ce discours résume la pratique traduisante à trois étapes : comprendre, déverbaliser et reformuler. Lors de la première
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a) le traducteur peut choisir de rester au niveau " concret " de la figure : dans le grenier, îl y a de la poussière ; la lumière qui traverse l'air plein de poussière forme une " barre d'or " ; b) le traducteur focalise son attention sur le niveau purement métaphorique de la phrase : îl ne tient pas compte du fait qu'il y a, probablement, de la poussière dans l'air, et considère que le rayon de soleil qui entre par la lucarne du grenier est vu par
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par leș créateurs de la théorie du sens dans le contexte de l'interprétation de conférence, pour être appliquée ensuite aux textes écrits.215 La thèse de Marianne Lederer et de Danica Seleskovitch est que la compréhension du sens repose absolument sur l'interprétation : Le postulat sur lequel șont fondées nos recherches est le suivant : l'information fournie par le dire est nécessairement interprétée par celui à qui s'adresse le discours, qui en est ainsi en toutes circonstances l'exégète. Ce
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du sens dans le contexte de l'interprétation de conférence, pour être appliquée ensuite aux textes écrits.215 La thèse de Marianne Lederer et de Danica Seleskovitch est que la compréhension du sens repose absolument sur l'interprétation : Le postulat sur lequel șont fondées nos recherches est le suivant : l'information fournie par le dire est nécessairement interprétée par celui à qui s'adresse le discours, qui en est ainsi en toutes circonstances l'exégète. Ce postulat, qui sous-tend la théorie
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que la connaissance linguistique. "219 Și l'on analyse le texte du point de vue de șes compléments cognitifs, îl peut être considéré comme une réalité extralinguistique à part entière.220 Soit le texte suivant : Vous leș voyez s'abattre sur leș bancs du Luxembourg comme des pierrots. Pour rendre le texte compréhensible pour lecteur roumain, le traducteur doit recourir à șes connaissances extralinguistiques et opérer une explicitation, par laquelle îl suggère que l'action a lieu à Paris et îl
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une langue dans să traduction 227 ; să tache est plutôt de " désigner dans să langue le même tout affectivo-cognitif en une synecdoque adéquate, qui créera l'équivalent de la synecdoque originale "228. La traduction interprétative s'avère être une traduction fondée sur l'équivalence. Pour exemplifier l'implicite du discours, qui est souvent de nature culturelle, nous présentons ci-dessous un texte qui contient du non-dit en français et qui exige de la part du traducteur l'explicitation de la synecdoque : Tânt de dangers et
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implicite du discours, qui est souvent de nature culturelle, nous présentons ci-dessous un texte qui contient du non-dit en français et qui exige de la part du traducteur l'explicitation de la synecdoque : Tânt de dangers et de risques pèsent en permanence sur chacun de nous ! De la contravention que le contractuel du coin de la rue est en train de glisser sous votre essuie-glace jusqu'à l'accident brutal [...].229 Le texte source comporte de l'implicite : îl s'agit des contraventions que l
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mystifie le sens d'origine. C'est ici qu'intervient le travail critique du traducteur, et ensuite la démarche critique du traductologue, leș deux étapes de la pratique herméneutique énoncées par Antoine Berman.253 L'idée d'une critique herméneutique fondée sur l'éthique du traducteur est à retrouver également chez George Steiner : Le parcours herméneutique est dangereusement incomplet, et dangereux parce que incomplet, tânt que lui manque la quatrième étape, le retour du piston, si l'on peut dire, qui complète
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