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somnului (L'Éloge du Sommeil), la poésie de Blaga enregistre, du point de vue prosodique, un retour vers le classicisme : " Dans ce volume que le poète considérait, selon le témoignage de șa correspondance, comme son recueil le plus réussi -, la rime occupe déjà une place dominante. "1497 Dans leș recueils ultérieurs (La cumpăna apelor Au Partage des Eaux, La curțile dorului Dans la Cour du Désir, Nebănuitele trepte Leș Gradins Insoupçonnés), tout comme dans leș poèmes écrits après 1943, ce retour
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nouvelles, Seules des cavernes résonnent, Seuls des ruisseaux ont soif d'abîme. (Au fil du grand parcours) (Loubière, 2003 : 21) Du point de vue prosodique, on remarque dans le texte source la présence du vers libre, auquel s'ajoute une rime subtile du deuxième et du dernier vers (" pământ "/" adânc "), rime à écho folklorique qui joue sur l'assonance de la voyelle " a " : " stânci "/" pământ "/" pâraie "/" adânc ". Une analyse des versions en français nous indique qu'en général cet effet phonique n
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d'abîme. (Au fil du grand parcours) (Loubière, 2003 : 21) Du point de vue prosodique, on remarque dans le texte source la présence du vers libre, auquel s'ajoute une rime subtile du deuxième et du dernier vers (" pământ "/" adânc "), rime à écho folklorique qui joue sur l'assonance de la voyelle " a " : " stânci "/" pământ "/" pâraie "/" adânc ". Une analyse des versions en français nous indique qu'en général cet effet phonique n'a pas été rendu avec leș moyens de la langue cible
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l'affermissement rapide d'une tendance contraire à ces libertés [la liberté métrique des premiers recueils de poèmes] : șes propres débuts littéraires et surtout le folklore poétique du pays de Blaga déterminent le poète à revenir aussi bien à la rime qu'à certaines formes classiques de versification.1503 Au niveau prosodique, on observe donc un passage du style de Blaga du vers apparemment libre à la prosodie classique. Îl convient de rappeler à ce titre l'analyse de la Section 1
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cible, la forme, sans négliger le message. Pour ce faire, îl convient d'exprimer premièrement notre vision sur leș stratégies qui devraient être adoptés pour la traduction de la prosodie de Blaga, sans oublier que la présence du rythme et de la rime constituent des manifestations de son style littéraire et de son esthétique. Nous avons remarqué que la poésie de Blaga, construite sur des vers apparemment libres, se soumet en réalité à des règles prosodiques précises : la forme et le fond constituent
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un côté, l'obstination de préserver à tout prix leș rimes de départ, qui mène parfois à une perte de poéticité, voire même à une altération du message poétique ; de l'autre côté, leș solutions inédites, inspirées, de transposition de la rime, par lesquelles le traducteur récupère leș marques de la signifiance et recrée la poéticité. Nous sommes intéressée de voir și ces décisions font pârtie du style traductif. Veturia Drăgănescu-Vericeanu Nous avons identifié chez Veturia Drăgănescu-Vericeanu une certaine recherche prosodique dans la
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pământul nu m-a chemat. Sunt blestemat! (Cuvântul din urmă) (Blaga, 2010 : 129) Nulle part la terre ne m'a appelé. Maudit j'ai été. (La dernière parole) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 167) Leș solutions trouvées par la traductrice pour recréer la rime șont souvent forcées, de sorte que son texte apparaisse comme bizarre, déformé, voire même dépourvu de poéticité : Ei tac că roua. Că sămânță. Că un dor. Că apele ei tac, ce umblă sub ogor și-apoi sub cântecul privighetorilor, izvor
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nimfa) (Blaga, 2010 : 86) Prêt à bouillir, le sable s'exacerbe. Été, soleil, de l'herbe ! (I. Pan à la nymphe) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 111) L'emploi du néologisme " s'exacerber " s'explique par l'ambition de la traductrice de préserver la rime dans son texte-traduction. Îl faut remarquer également l'interprétation de la phrase " Nisipuri prind să fiarbă. " (littéralement : Le sable se met à bouillir. "), interprétation opérée pour des raisons prosodiques. A treia zi și-a-nchis cosciugul ochilor de foc. Era acoperit
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șes yeux de feu se trouva fermé. Pan était recouvert de frimas et le couchant descendait au son de l'angélus, pas à pas. La flûte de sureau resta inachevée. (L'araignée) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 119) Le texte source présente une rime embrassée.1510 Pour garder le jeu des sonorités en langue cible, la traductrice introduit dans le texte d'arrivée une unité de traduction supplémentaire, à savoir " pas à pas ". On remarque aussi une adaptation culturelle : le syntagme " sunetul de toaca
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près du lac) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 141) Une traduction strictement littérale de ces vers aboutirait, à notre sens, à une perte de poéticité. La traductrice prête attention au choix des termes : le verbe " disséminer " contribue à préserver à la fois la rime et la poéticité dans le texte-traduction. Hrănim cu ea nu știm ce firava stea. (La curțile dorului) (Blaga, 2010 : 193) Nous la donnons comme nourriture à je ne sais quelle étoile d'une délicate facture. (Au manoir de l'ardente
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donnons comme nourriture à je ne sais quelle étoile d'une délicate facture. (Au manoir de l'ardente langueur) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 207) L'épithète " firava " (" fragile ", " délicate ") est traduite par une paraphrase (" d'une délicate facture "), afin de maintenir la rime dans le texte cible. Dacă m-aș pierde în toate și-aș rămânea fără nume, așa că o pană căzută din zbor, din àripa pajurei, n-aș mai fi singur pe lume. Dacă m-aș pierde) (Blaga, 2010 : 311) Și je
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serais plus esseulé. (Și je me perdais) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 247) L'emploi de l'épithète très inédite " esseulé " comme équivalent du syntagme " singur pe lume " (" seul au monde ") est un choix inspiré par lequel la traductrice non seulement recrée la rime dans la langue cible, mais augmente aussi le degré de poéticité de son texte-traduction. [...] un veac pădureț, popoare de frunze și-un murmur de neam cântăreț. (Mirabila sămânță) (Blaga, 2010 : 503) [...] un siècle où leș forêts ont régné et des
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2010 : 503) [...] un siècle où leș forêts ont régné et des peuples de feuilles et le murmure d'une gent qui toujours a chanté. (L'émerveillante graine) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 271) La solution par laquelle la traductrice réussit à préserver la rime est la double paraphrase : le syntagme " un veac pădureț " (littéralement : " un siècle forestier ") est traduit par " un siècle où leș forêts ont régné ", tandis que " neam cântăreț " (littéralement : " un peuple chanteur ") est rendu par " une gent qui toujours a chanté
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création des rimes est parfois facilitée par la simple parenté de la langue source et de la langue cible : " trist "/" Christ " (" triste "/" Christ ")1511, " rest "/" vest " (" reste "/" ouest ").1512 Même și, dans la plupart des cas, la traductrice essaie de trouver une rime en langue cible, nous pouvons affirmer que son effort n'est pas constant et que cette décision ne s'inscrit pas dans son style traductif. Pour montrer notre propos, îl suffit d'analyser la traduction du poème Pasărea sfântă (L
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par le sculpteur C. Brâncuși "1513 ; en d'autres mots, le poème tout entier est une métaphore de la fameuse sculpture appelée " la Maïastra ".1514 Ce poème fait pârtie du recueil Laudă somnului (L'Éloge du sommeil), recueil dans lequel la rime commence à avoir une place dominante dans la poétique de Blaga. On remarque pourtant qu'il ne s'agit pas d'un poème à rime classique : leș quatre premières strophes jouent sur la rime du deuxième et du quatrième vers
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poème fait pârtie du recueil Laudă somnului (L'Éloge du sommeil), recueil dans lequel la rime commence à avoir une place dominante dans la poétique de Blaga. On remarque pourtant qu'il ne s'agit pas d'un poème à rime classique : leș quatre premières strophes jouent sur la rime du deuxième et du quatrième vers ; l'avant-dernière strophe présente une rime croisée classique 1515, tandis que dans la dernière strophe le poète décide d'introduire un changement inattendu du modèle
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du sommeil), recueil dans lequel la rime commence à avoir une place dominante dans la poétique de Blaga. On remarque pourtant qu'il ne s'agit pas d'un poème à rime classique : leș quatre premières strophes jouent sur la rime du deuxième et du quatrième vers ; l'avant-dernière strophe présente une rime croisée classique 1515, tandis que dans la dernière strophe le poète décide d'introduire un changement inattendu du modèle prosodique antérieur, faisant en sorte que le premier vers
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dominante dans la poétique de Blaga. On remarque pourtant qu'il ne s'agit pas d'un poème à rime classique : leș quatre premières strophes jouent sur la rime du deuxième et du quatrième vers ; l'avant-dernière strophe présente une rime croisée classique 1515, tandis que dans la dernière strophe le poète décide d'introduire un changement inattendu du modèle prosodique antérieur, faisant en sorte que le premier vers rime avec le dernier. Veturia Drăgănescu-Vericeanu s'avère être inconstante dans șes
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du deuxième et du quatrième vers ; l'avant-dernière strophe présente une rime croisée classique 1515, tandis que dans la dernière strophe le poète décide d'introduire un changement inattendu du modèle prosodique antérieur, faisant en sorte que le premier vers rime avec le dernier. Veturia Drăgănescu-Vericeanu s'avère être inconstante dans șes choix : elle respecte le modèle prosodique de la première, deuxième, quatrième et sixième strophe, mais l'abandonne dans le cas de la troisième strophe (sauf și, dans la vision de la traductrice
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s'avère être inconstante dans șes choix : elle respecte le modèle prosodique de la première, deuxième, quatrième et sixième strophe, mais l'abandonne dans le cas de la troisième strophe (sauf și, dans la vision de la traductrice, " anses " et " trépassent " forment une rime). Șes choix șont parfois discutables, par exemple quand elle décide d'ajouter des unités de traduction et force la langue d'arrivée : " au dessus des eaux premières nées ". La cinquième strophe déploie une rime croisée incomplète (seulement le deuxième et
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traductrice, " anses " et " trépassent " forment une rime). Șes choix șont parfois discutables, par exemple quand elle décide d'ajouter des unités de traduction et force la langue d'arrivée : " au dessus des eaux premières nées ". La cinquième strophe déploie une rime croisée incomplète (seulement le deuxième et le dernier vers riment). Par contre, si l'on analyse la traduction de Paul Miclău, on remarque une plus grande fidélité au poème source en termes de versification (fait exception l'avant-dernière strophe, qui
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le deuxième et le dernier vers riment). Par contre, si l'on analyse la traduction de Paul Miclău, on remarque une plus grande fidélité au poème source en termes de versification (fait exception l'avant-dernière strophe, qui présente toujours une rime croisée incomplète). Du point de vue de la récupération en langue cible des marques de la signifiance, la traduction de Paul Miclău est plus naturelle et plus poétique que celle de Veturia Drăgănescu-Vericeanu. On retrouve par exemple dans la traduction publiée en
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d'interprétation : " fluier părelnic de vânt " est traduit par " la flûte irréelle des airs ", tandis que " văzduhul boltitelor tale amiezi " devient en langue cible " l'air de țes midis envoûtés ". L'ajout sémantique auquel recourt le traducteur pour recréer la rime n'arrive pas à compromettre la poéticité du texte, bien au contraire : traduire le nom " făptura " (littéralement : " être "), par " être nu " nous semble une solution inédite, adoptée pour ne pas " briser " la prosodie du texte. Ce petit commentaire nous conduit
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de fir, ca să mirosi la fel c-un patrafir. (Tămâie și fulgi) (Blaga, 2010 : 80) [...] et țes cheveux șont mouillés dans l'auréole d'un encensoir pour que tu sentes comme une étole. (Encens et neige) (Miclău, 1978 : 231) La rime n'est pas préservée en traduction. On remarque également l'omission du syntagme " fir de fir " (littéralement : " cheveu à cheveu "). Par contre, grace à son travail interprétatif, le traducteur crée une métaphore inédite en français, traduisant " cădelnița " par " l'auréole
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du monde, leș anges de cire. D'une épaule à l'autre je passe mon étoile comme un fardeau, sans moț dire. (Biographie) (Miclău, 1978 : 315) C'est la parenté des langues qui aide souvent le traducteur à recréer la rime dans șont texte-traduction.1517 Parfois, le jeu des rimes est préservé à l'aide de petits artifices, comme l'ajout d'unités sémantiques supplémentaires. De cette manière, Miclău réussit à créer des rimes inattendues dans son texte-traduction : Nimicul își încoardă
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