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et parfois s'y déclenche La lune blanche. (IV. La flûte de Pan) (Miclău, 1978 : 243) Le traducteur recourt, dans ce cas, à un double artifice : d'un côté, îl ajoute l'épithète " blanche " à son texte-traduction, afin qu'il rime avec " déclenche " ; de l'autre côté, îl opère une compensation : dans să version, c'est l'avant-dernier et le dernier vers qui se répondent, à la différence du texte source, où le jeu des rimes est beaucoup plus " espacé ". Printre
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ombres m'entoure dans șes méandres. Leș âges sortent et mettent sur mă tête une auréole de cendres. (Couchant) (Miclău, 1978 : 337) Le traducteur opère une inversion du premier et du troisième vers du texte source afin de recréer la rime. Să traduction du vers " Printre ziduri ceasul umbrelor mă-ncearcă. " (littéralement : " Parmi leș murs l'heure des ombres me tente. ") par " L'heure des ombres m'entoure dans șes méandres. ", résultat de son travail interprétatif, est tout à fait poétique
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cu gura. (Întâia dumineca) (Blaga, 2010 : 298) Car l'existant et toute la créature avec l'écho de la mort îl voulait leș consoler, en leș embrassant de șa bouche pure. (Le premier dimanche) (Miclău, 1978 : 455) Afin de garder la rime du texte source, le traducteur ajoute une unité sémantique supplémentaire : la bouche de Dieu devient " pure " dans son texte-traduction. À remarquer aussi l'interprétation du nom " arătările " (littéralement : " leș visions ", " leș apparences "), traduit génériquement par " l'existant ". Pe vetre și
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zei, si mirtul, sălbaticul. (Supremă ardere) (Blaga, 2010 : 314) Dans leș âtres et leș temples on attise le feu sage. On allume l'ambre pour leș dieux et le myrte, le sauvage. (Suprême combustion) (Miclău, 2010 : 465) Le jeu de la rime est conservé grace à la dévérbalisation du nom " jăratecul " (littéralement : " la braise ") et à să traduction par " le feu sage ". De cette façon, une épithète inédite est créée dans le texte d'arrivée. L'effort du traducteur de rendre avec
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et compte șes années. Tais-toi, car le saint de pierre dans la nuit a éteint son auréole. (Poncet, 1996 : 124) Le lecteur peut observer que la différence la plus évidente entre leș deux styles traductifs réside dans la recréation de la rime avec leș moyens de la langue cible dans la première version. Paul Miclău, fidèle à să décision traductive, garde leș rimes d'un bouț à l'autre de son texte-traduction, en employant parfois des termes inédits comme " allant " ou en ajoutant
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leș rimes d'un bouț à l'autre de son texte-traduction, en employant parfois des termes inédits comme " allant " ou en ajoutant des unités sémantiques, comme l'épithète " dorée ". Par contre, Jean Poncet ne considère pas nécessaire de reconstruire la rime dans son texte-traduction (la rime de la première strophe est accidentelle). Dans son effort de préserver la rime, Paul Miclău arrive parfois à des solutions intéressantes, fruit de son interprétation du texte de départ. En voici quelques exemples : Ce-a rămas
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à l'autre de son texte-traduction, en employant parfois des termes inédits comme " allant " ou en ajoutant des unités sémantiques, comme l'épithète " dorée ". Par contre, Jean Poncet ne considère pas nécessaire de reconstruire la rime dans son texte-traduction (la rime de la première strophe est accidentelle). Dans son effort de préserver la rime, Paul Miclău arrive parfois à des solutions intéressantes, fruit de son interprétation du texte de départ. En voici quelques exemples : Ce-a rămas din lucruri ? Numai întuneric și
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comme " allant " ou en ajoutant des unités sémantiques, comme l'épithète " dorée ". Par contre, Jean Poncet ne considère pas nécessaire de reconstruire la rime dans son texte-traduction (la rime de la première strophe est accidentelle). Dans son effort de préserver la rime, Paul Miclău arrive parfois à des solutions intéressantes, fruit de son interprétation du texte de départ. En voici quelques exemples : Ce-a rămas din lucruri ? Numai întuneric și semnale. Turnuri nu-s, nici catedrale. Calea Laptelui e-n vale. Calea
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littéralement : " La Voie Lactée est dans la vallée ") par la négation équivalente du point de vue sémantique : " La Voie Lactée n'est plus là-haut, mais dans la vallée ". Ce choix traductif, résultat de son interprétation, lui permet de recréer la rime dans leș deux strophes successives. À remarquer également que l'unité de traduction " dans leș sphères " est ajoutée par le traducteur, ne se retrouvant pas dans le texte de départ. Coboară-n lut părinții, rând pe rând, în timp ce-n noi
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Blaga, 2010 : 350) (abba) Tour à tour leș parents sous terre descendent, cependant qu'en nous poussent leș jardins. Ils veulent être leș pivots souterrains, par lesquels nous prolongeons la légende. (Leș parents) (Miclău, 1978 : 487) (abba) Le jeu de la rime est préservé grace à une double démarche : d'un côté, le nom " rădăcinile " (littéralement " leș racines ") est interprété comme " leș pivots souterrains ", métaphore inédite ; de l'autre côté, le vers " ne prelungim pe sub pământ " (littéralement : " nous nous prolongeons sous la
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de primăvară) (Blaga, 2010 : 393) (abab) On rallume l'oubli d'antan. On devine son propre corps. Et l'on cherche dans le printemps un univers qui va éclore. (Feux de printemps) (Miclău, 1978 : 531) (abab) Le traducteur recrée la rime de type croisé à l'aide du travail interprétatif. Le syntagme " un tărâm ce-l bănuim " (littéralement " un domaine que nous devinons ") devient en traduction " un univers qui va éclore ". De nouveau, écart sémantique, mais préservation de la poéticité du texte
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travail interprétatif. Le syntagme " un tărâm ce-l bănuim " (littéralement " un domaine que nous devinons ") devient en traduction " un univers qui va éclore ". De nouveau, écart sémantique, mais préservation de la poéticité du texte. Parfois, dans son ambition de recréer la rime, le traducteur force la langue d'arrivée à se soumettre dans leș moules prosodiques de la langue de départ, et la version qu'il produit est bizarre aux yeux du lecteur cible. On peut comparer la traduction de Paul Miclău à
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travers le mur un voisin entend La patience lugubre du même pas. (Élégie) (Stolojan, 1992 : 71) La traduction de Paul Miclău illustre ce que l'on peut appeler " sacrifier en traduction le contenu pour la forme " : afin de garder la rime embrassée du texte source, le traducteur découpe le syntagme " mă manche " en deux vers différents. Son texte est dépoétisé, voire maladroit, par rapport à la traduction plus naturelle de Sanda Stolojan, qui décide de préserver seulement la rime du premier
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garder la rime embrassée du texte source, le traducteur découpe le syntagme " mă manche " en deux vers différents. Son texte est dépoétisé, voire maladroit, par rapport à la traduction plus naturelle de Sanda Stolojan, qui décide de préserver seulement la rime du premier et du dernier vers afin de ne pas altérer le message poétique. Globalement, l'effort de Paul Miclău de reconstruire la rime en langue cible est méritoire. Îl est le seul traducteur à avoir transposé en français un
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par rapport à la traduction plus naturelle de Sanda Stolojan, qui décide de préserver seulement la rime du premier et du dernier vers afin de ne pas altérer le message poétique. Globalement, l'effort de Paul Miclău de reconstruire la rime en langue cible est méritoire. Îl est le seul traducteur à avoir transposé en français un bon nombre de poèmes de Blaga à prosodie fixe et à avoir tenté de préserver cette prosodie dans la langue cible. Și, par ailleurs
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Dans l'alchimie divine de la haute heure, nous forçâmes la lune et astres aux alentours de tourner tout autour de nos cœurs. (Notre légende) (Miclău, 1978 : 495) (abba) Tandis que, dans la langue cible, la première strophe joue sur une rime facile ou banale 1518 (" marches "/" marche "), la deuxième strophe est admirablement recréée en traduction, respectant le modèle source de la rime embrassée. La perte enregistrée dans la première strophe est compensée par la reconstruction de la rime et du rythme dans la
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nos cœurs. (Notre légende) (Miclău, 1978 : 495) (abba) Tandis que, dans la langue cible, la première strophe joue sur une rime facile ou banale 1518 (" marches "/" marche "), la deuxième strophe est admirablement recréée en traduction, respectant le modèle source de la rime embrassée. La perte enregistrée dans la première strophe est compensée par la reconstruction de la rime et du rythme dans la deuxième strophe. À remarquer aussi dans la traduction de la première strophe l'omission des unités de traduction " ne ghiceam " (littéralement
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première strophe joue sur une rime facile ou banale 1518 (" marches "/" marche "), la deuxième strophe est admirablement recréée en traduction, respectant le modèle source de la rime embrassée. La perte enregistrée dans la première strophe est compensée par la reconstruction de la rime et du rythme dans la deuxième strophe. À remarquer aussi dans la traduction de la première strophe l'omission des unités de traduction " ne ghiceam " (littéralement : " nous nous devinions ") et " izbăviți " (littéralement : " délivrés), pour des raisons de conservation de la mesure du
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marches. Des pierres et toujours des pierres. Sur le sentier de mon désir, le grand dieu de toutes leș pierres ne se laisse pas attendrir. (Chanson dans la nuit) (Miclău, 1978 : 515) Dans la première strophe on retrouve la même rime banale (" marche "/" marches ") de la traduction antérieure. Cet inconvénient est compensé dans la traduction de la deuxième strophe, par l'emploi du verbe " attendrir ", qui augmente la poéticité du texte. Leș deux situations exposées ci-dessous nous rappellent la vision traductive de Blaga
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Îl semble que Paul Miclău ait réussi cette victoire. L'importance qu'il accorde à la forme sonore se fait remarquer dans la grande majorité des poèmes traduits, ce qui nous conduit à conclure que la décision de recréer la rime fait pârtie de son style traductif.1521 * En ce qui concerne la transposition du rythme dans la langue cible, nous avons observé une recherche d'ordre mélodique chez Paul Miclău : comme îl est soucieux de la rime, îl essaie également de
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décision de recréer la rime fait pârtie de son style traductif.1521 * En ce qui concerne la transposition du rythme dans la langue cible, nous avons observé une recherche d'ordre mélodique chez Paul Miclău : comme îl est soucieux de la rime, îl essaie également de trouver, si possible, un rythme équivalent en français. Parfois, en traduction, îl lui arrive de raccourcir le nombre de syllabes du vers d'origine, sans affecter la poéticité du texte : A cunoaște. A iubi. Înc-odată, iar
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Sanda Stolojan ignore leș sonorités, peut-être par crainte de ne pas forcer la langue cible à se soumettre dans leș mêmes moules prosodiques que la langue source. On peut comparer să version à celle de Paul Miclău, qui recrée la rime et la mesure des vers : Poduri vor tăcea. Din clopote avântul va cădea. (Semne) (Blaga, 2010 : 130) L'élan des cloches retombera et ce seră le silence des ponts. (Signes) (Stolojan, 1992 : 53) Leș ponts se tairont. Des cloches leș
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dans la terre. (Stolojan, 1992 : 69) Je penche sur la fontaine parole et pensée. Le ciel ouvre un œil dans la terre plongé. (Miclău, 1978 : 339) Analysant la traduction de Sanda Stolojan, on observe que, paradoxalement, après avoir recréé la rime dans leș trois premières strophes du poème, elle abandonne să démarche dans la dernière strophe. En revanche, Paul Miclău, dont la fidélité à la prosodie du texte source fait pârtie de son style traductif, reconstruit la rime d'un bouț
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avoir recréé la rime dans leș trois premières strophes du poème, elle abandonne să démarche dans la dernière strophe. En revanche, Paul Miclău, dont la fidélité à la prosodie du texte source fait pârtie de son style traductif, reconstruit la rime d'un bouț à l'autre de son texte-traduction, en ajoutant des unités sémantiques supplémentaires, comme l'épithète " plongé ". Au niveau du lexique employé on remarque, par contre, un plus haut degré de poéticité dans la traduction de Sanda Stolojan
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ardents. Dans mon sommeil mon sang comme une vague se retire de moi et s'en retourne vers mes parents. (Sommeil) (Poncet, 1996 : 118) L'analyse globale de la traduction de Jean Poncet nous détermine à affirmer que la présence de la rime dans leș cas ci-dessus est plutôt le résultat de la traduction littérale, et non un effet voulu par le traducteur. Dans la traduction des poèmes Lumină de ieri (La lumière d'hier), Poeții (Leș poètes) et Supremă ardere (Suprême combustion), nous
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