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effet voulu par le traducteur. Dans la traduction des poèmes Lumină de ieri (La lumière d'hier), Poeții (Leș poètes) et Supremă ardere (Suprême combustion), nous avons identifié des rimes inconstantes et, probablement, accidentelles.1526 Un exemple de création de la rime dans le texte d'arrivée, même și le texte de départ ne présente pas de rimes, est le suivant : Ca să nu le sperii trebuie să te apropii de ele cântând. Vino încet. (Pluguri) (Blaga, 2010 : 107) Attention de ne pas
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fort possible que ce jeu des sonorités ne soit pas l'intention du traducteur, car îl est inhérent à la traduction littérale des vers source. L'analyse de la traduction de Jean Poncet nous conduit à conclure que la recréation de la rime ne fait pas pârtie de son style traductif. Collectif de traducteurs Poeme alese : Comme îl s'agit d'une anthologie de poèmes qui recueille leș versions en français de plusieurs traducteurs, îl est hors question de parler dans ce cas
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désir. Ô chemin, eau, nuée, désir, que serais-je quand je reviendrai à la source, remontant la vallée ? (La chanson de la source) (Miclău, 1978 : 475) Le poème d'origine présente l'assonance de la voyelle [o]. Dans son effort de recréer la rime, Paul Miclău trouve un jeu équivalent en français, en employant le [e] ouvert (" vallée ", " nuée "), ce qui conserve la poéticité du texte. Analysant la traduction de quelques effets phoniques des poèmes de Blaga, nous pouvons conclure que leș méthodes obliques
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sorte l'équivalent de l'expression " a frânge mijlocul " que nous avons évoquée ci-dessus. Leș traducteurs préfèrent le verbe " rompre " pour illustrer le même sens dans la langue cible. On observe également que Paul Miclău et Veturia Drăgănescu-Vericeanu récréent la rime dans leurs versions. La traduction littérale est parfois la méthode adéquate pour recréer le tableau dans la langue d'accueil. Dans la version ci-dessous, on observe de nouveau la présence du verbe " a (se) rupe " (" (se) rompre "), cette fois-ci au
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un effort d'interprétation afin de trouver une version poétique correspondante en langue cible. Analysant leș deux versions ci-dessus, on observe dans la traduction de Paul Miclău une plus grande fidélité au sens source, tout comme la création d'une rime inédite (" route "/" voûte "). L'image est gardée intacte : leș clochettes des cous des pas des chevaux șont comparées à des flocons d'airain. Quant à Jean Poncet, îl simplifie l'image et la place dans un plan plus concret, renonçant
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selon Ricœur, " le lieu le plus intime et le plus ultime de la métaphore "1611, est remplacée par l'expression " îl y a ". Paul Miclău et Philippe Loubière offrent des versions littérales, tandis que Sanda Stolojan crée dans să version une rime inédite (" crépuscule "/" blessure "). Notre analyse montre que le manque d'attention ou de connaissances stylistiques des traducteurs mène à la démétaphorisation. Ce phénomène se concrétise dans l'annulation de l'effet esthétique des tropes, ce qui représente un appauvrissement évident
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signifiant visuel est l'espace blanc, qui suggère le non-dit, l'implicite et qui facilite la lecture horizontale du poème. Du point de vue du découpage, leș vers de Blaga se remarquent par la présence des phrases monorhèmes et de la rime optique. Au niveau du microcontexte typographique, leș poèmes peuvent présenter des marques d'oralité (questions rhétoriques, exclamations). L'un des traits leș plus importants de l'idiostyle de Blaga est la présence généralisée du tiret, à fonction créative (quand îl
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Veturia Drăgănescu-Vericeanu : changements de registre ; changements de la voix du texte ; termes mal choisis ; écarts sémantiques ; contresens ; fautes de langue ; lourdeurs ; → Virgil Ierunca : présence du travail interprétatif ; → Paul Miclău : fidélité à la prosodie source, ce qui mène à la recréation de la rime ; emploi de termes poétiques ; travail interprétatif soutenu ; changements de la voix du texte ; → Sanda Stolojan : emploi de termes poétiques ; → Jean Poncet : emploi de termes poétiques ; travail interprétatif soutenu ; changements de la voix du texte ; → Paula Romanescu : ajout d'unités sémantiques ; changements de la
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effondrées. Je sors des feuilles du village comme d'une tente de mages. Alléluia, aujourd'hui plus que jamais je suiș le frère fatigué du ciel d'ici-bas et de la fume tombée du foyer. Comme le poème source contient une rime croisée (" apă "/" niciodată " ; " șatra "/" vatra "), le traducteur choisit de multiplier leș vers en langue cible et de recréer la rime par compensation (" cassée "/" effondrées " ; " village "/" mages " ; " jamais "/" fatigué "/" foyer "). 3. Vers doublés et mis en retrăit dans la traduction de
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suiș le frère fatigué du ciel d'ici-bas et de la fume tombée du foyer. Comme le poème source contient une rime croisée (" apă "/" niciodată " ; " șatra "/" vatra "), le traducteur choisit de multiplier leș vers en langue cible et de recréer la rime par compensation (" cassée "/" effondrées " ; " village "/" mages " ; " jamais "/" fatigué "/" foyer "). 3. Vers doublés et mis en retrăit dans la traduction de Philippe Loubière : Către cititori (Aux lecteurs) 3 fois ; Psalm (Psaume) 3 fois ; Pluguri (Charrues) 1 fois ; În amintirea țăranului zugrav
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virgule : Lucian Blaga, Motto (Exergue), p. 13 ; e) leș poèmes traduits dont le tiret a été remplacé par des points de suspension : Lucian Blaga, Taină inițiatului (Le secret de l'initié), p. 47, Semne (Signes), p. 69. 8. Traduction de la rime chez Paul Miclău : V. Lucian Blaga, Poemele luminii/Leș poèmes de la lumière, traduction de Paul Miclău, op. cît. : Pasărea sfântă (L'oiseau saint), p. 321, Oraș vechi (Ville ancienne), p. 331, Asfințit (Couchant), p. 337, Cap aplecat (Tête penchée), p.
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uevora.pt/comparada/VolumeII/DU%20PROBLEME%20DE%20LA%20TRADUCTION%20LITTERAIRE.pdf. AJI, Hélène, " Discours poétique et poétique du discours ", în Sillages critiques, no. 7, 2005, p. 101-118, consulté le 2 janvier 2011, URL : http://sillagescritiques.revues.org/974. ALBRECHT, Joën, " Rime et traduction ", în Poésie, traduction, retraduction, actes des journées d'étude organisées en 2003, textes réunis par Christine Lombez ; cahier coordonné par Roger Sauter, Praxiling, Université Montpellier III, Montpellier, 2004. ALDEA, Maria, " Subiectivitatea traducerii. Un punct de vedere ", în IANUA
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naît de cette violence exercée sur la langue : la versification. " 397 À notre avis, cette approche ne tient pas compte d'autres genres littéraires, comme le poème en prose, qui pourrait être construit, lui aussi, selon des contraintes formelles (la rime irrégulière ou le rythme intérieur), ou leș poèmes à vers libre. (C'est le cas des poèmes de Blaga, qui, apparemment, șont des poèmes à vers libre, mais qui conservent, comme nous le montrons plus loin, certaines constantes prosodiques, comme
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ou le rythme intérieur), ou leș poèmes à vers libre. (C'est le cas des poèmes de Blaga, qui, apparemment, șont des poèmes à vers libre, mais qui conservent, comme nous le montrons plus loin, certaines constantes prosodiques, comme la rime, le rythme ou la mesure, qui leur confèrent la musicalité.) 398 Nous présentons en détail l'importance des éléments typographiques du poème dans leș deux derniers chapitres consacrés à l'analyse des traductions. 399 V. Român Jakobson, La charpente phonique
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402 En ce sens, Jean Cohen rappelle la critique des vers de Baudelaire faite par Valéry : " Ainsi Valéry reprochait à Baudelaire d'avoir enterré "să servante au grand cœur" sous une "humble pelouse" pour rimer avec "jalouse", préférant ainsi "la rime à la raison". " V. Idem, p. 11. 403 Abraham Moles, apud Daniel Delas et Jacques Filliolet, Linguistique et poétique, op. cît., p. 37. 404 Gérard Genette, Mimologiques : Voyage en Cratylie, op. cît., p. 332. C'est nous qui soulignons. 405
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moyenne pondérée de traits définis quantitativement et s'assemblant selon des ressemblances de famille. Leș plus importants de ces traits de ressemblance familiale délimitant la nébuleuse générique appelée poésie șont, d'après Stevenson, la régularité rythmique, la mesure métrique [...], la rime, l'accent mis sur la structure sonore, le langage figuré, un champ sémantique comportant de nombreux sèmes d'ordre émotif. " C'est nous qui soulignons. 509 V. Charles L. Stevenson, " Qu'est-ce qu'un poème ? ", în Esthétique et Poétique, op.
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le " bloc typographique " qui, selon Meschonnic, dans le cas de la mauvaise poésie, se voudrait strophe (V. Henri Meschonnic, Poétique du traduire, op. cît., p. 266.) Par " signifiant " nous comprenons leș éléments prosodiques, qui relèvent de la présentation proprement dite du poème (rime, mesure des vers, rythme), leș sonorités (effets phoniques, allitérations, assonances, etc.), mais aussi leș particularités d'ordre visuel. Ces traits peuvent constituer des difficultés redoutables, surtout și le traducteur a l'ambition d'obtenir en langue cible le même effet
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seuls, ils șont dépourvus de cette force de tension et de cohésion qui crée leș rapports, leș faits de poétique. On pourrait même soutenir que, paradoxalement, plus leș faits de versifications șont nécessaires, plus ils șont insuffisants. " 647 Joën Albrecht, " Rime et traduction ", în Poésie, traduction, retraduction, op. cît., p. 13. C'est nous qui soulignons. 648 Ce qui démontre, une fois de pluș, le fait que traduire est une question historique. 649 Joën Albrecht, " Rime et traduction ", în Poésie, traduction
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șont insuffisants. " 647 Joën Albrecht, " Rime et traduction ", în Poésie, traduction, retraduction, op. cît., p. 13. C'est nous qui soulignons. 648 Ce qui démontre, une fois de pluș, le fait que traduire est une question historique. 649 Joën Albrecht, " Rime et traduction ", în Poésie, traduction, retraduction, op. cît., p. 11. 650 Inês Oseki-Dépré, Traduction & poésie, op. cît., p. 15. 651 V. Bertrand Degott, " Bonnefoy traducteur : à quoi bon encore leș sonnets ? ", în Études épistème, no. 6, 2004, p. 55, consulté
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qui soulignons. V. aussi André Meynieux, " Sur l'article D'Edmond Cary "Traduction et poésie" ", extrait de op. cît., p. 129 : " [...] ériger en doctrine qu'une traduction poétique doit reprendre tous leș aspects prosodiques du poème original, y compris la rime, me pârâit aussi dangereux que vain. " 653 V., en ce sens, David Connolly, " Poetry Translation ", în Routlege Encyclopedia of Translation Studies, édité par Mona Baker, Routlege, Londres, 1998, p. 174, cité sur http://courses.logos.it/pls/dictionary/linguistic resources.cap 4 26
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de poétique de la traduction poétique, op. cît. 711 Edmond Cary, Comment faut-il traduire ?, introduction, bibliographie et index de Michel Ballard, 2e édition révisée et corrigée, Presses Universitaires de Lille, 1986, p. 43. C'est nous qui soulignons. 712 Joën Albrecht, " Rime et traduction ", în op. cît., p. 27. C'est nous qui soulignons. 713 V. Efim Etkind, Un Art en crise: essai de poétique de la traduction poétique, op. cît. 714 Paul Valéry, " Variations sur leș Bucoliques ", în Œuvres complètes, op. cît
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libre constitue un atout pour la traduction et la diffusion des œuvres, parce que le traducteur se concentre plutôt sur le signifié poétique et ne sent plus la contrainte de la forme, qu'il éprouve dans le cas des poésies à rime, mètre et mesure fixes. Son effort est donc orienté vers la complexité sémantique du texte source. Un poème à forme classique, comme Glossă d'Eminescu, est presqu'impossible à transposer en langue cible : le traducteur se sent accablé par la
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mètre et mesure fixes. Son effort est donc orienté vers la complexité sémantique du texte source. Un poème à forme classique, comme Glossă d'Eminescu, est presqu'impossible à transposer en langue cible : le traducteur se sent accablé par la rime et la mesure des vers car, en théorie, îl devrait adapter le contenu sémantique à une forme fixe correspondante en langue cible. La présence des vers libres et d'une prosodie moins rigide dans la poésie roumaine, à commencer avec
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classiques ont été respectés à la lettre. Et, en traduisant, je n'ai pas eu besoin d'un nombre plus grand de vers par rapport à l'original. " Notre traduction. C'est nous qui soulignons. 1021 Idem, p. 121 : La rime a une efflorescence abondante en Faust. [...] En ce qui concerne la rime, j'ai suivi d'habitude le texte d'origine. Toutefois, j'ai cru que, pour rendre dans la manière la plus fidèle possible la substance du texte, je
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ai pas eu besoin d'un nombre plus grand de vers par rapport à l'original. " Notre traduction. C'est nous qui soulignons. 1021 Idem, p. 121 : La rime a une efflorescence abondante en Faust. [...] En ce qui concerne la rime, j'ai suivi d'habitude le texte d'origine. Toutefois, j'ai cru que, pour rendre dans la manière la plus fidèle possible la substance du texte, je pouvais me permettre une raréfaction de la rime. Și j'avais respecté l
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