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en d'autres mots, elle devient un vrai liant culturel : " La traduction ne fait que mettre des littératures en contact. Elle ne met pas des langues en contact. Quand îl est question de littérature. C'est le travail des œuvres sur leș langues, et des langues sur leș œuvres, que la traduction traduit quand elle s'invente comme rapport. "521 C'est aussi l'opinion de Béatrice Bonhomme et Micéala Symington, quand elles affirment que " traduire permet de percevoir l'esthétique
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
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un vrai liant culturel : " La traduction ne fait que mettre des littératures en contact. Elle ne met pas des langues en contact. Quand îl est question de littérature. C'est le travail des œuvres sur leș langues, et des langues sur leș œuvres, que la traduction traduit quand elle s'invente comme rapport. "521 C'est aussi l'opinion de Béatrice Bonhomme et Micéala Symington, quand elles affirment que " traduire permet de percevoir l'esthétique de la poétique étrangère : cette pratique nourrit
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522. La traduction littéraire nous incite à revenir à la problématique de l'Autre en traduction et de l'étrangeté de cet Autre. Tout en affirmant que le français est " une langue particulièrement narcissique "523, Françoise Wuilmart attire l'attention sur le danger que représente l'occultation de l'Autre dans la traduction littéraire : [...] le français utilisé ici comme matériau modelable pour reconstituer la sculpture étrangère est, ou peut être, ou devrait être fécondé et enrichi d'étrangéité. Enrichi cette fois
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le traducteur peut surpasser ces difficultés. 2. 2. Définitions de la traduction poétique La traduction a été définie à la fois comme science et art. En tânt que science, elle connaît șes approches spécifiques.533 En tânt qu'art, elle repose sur des valeurs esthétiques.534 Plus que tout autre type de traduction, celle de textes poétiques se situe, dans un plan idéal, plus proche de l'art : elle exige au traducteur la capacité de décoder le message 535, tout comme le
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œuvre source avec leș moyens de la langue cible. Comme la poésie est une expérience sensible, à la fois linguistique et esthétique, să traduction a été définie comme art et technique : La traduction poétique n'est pas exclusivement une activité faite sur le seul plan linguistique. [...] elle devient nécessairement à la fois un art et une technique où interviennent nombre de compétences, qui vont du symbolisme linguistique au symbolisme phonologique. Elle est un art, parce qu'elle implique une originalité marquée par
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lois langagières communes, să traduction a été vue également comme " art de la fugue " d'une langue à l'autre.539 Depuis Meschonnic, toute traduction est devenue une question de poétique.540 La traduction poétique est, d'autant plus, une réflexion sur l'esthétique du poème.541 C'est peut-être pourquoi leș traducteurs qui șont, en même temps, poètes, donnent des versions réussies en langue cible et, en même temps, nourrissent leur propre poétique du style littéraire source.542 La traduction de la
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et de recherche : L'importance de la traduction de la poésie pour l'élaboration d'une nouvelle poétique représente un domaine de recherche. [...] La traduction d'une poésie étrangère est, selon Benjamin, le moyen de réinventer le langage : à travers la réflexion sur la poétique étrangère, le poète accomplit un travail sur să propre langue. Le poète-traducteur se trouve ainsi à l'avant-garde du mouvement littéraire. [...] Dans la perspective de l'élaboration d'une poétique de la traduction, leș poètes traducteurs occupent une place
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pour l'élaboration d'une nouvelle poétique représente un domaine de recherche. [...] La traduction d'une poésie étrangère est, selon Benjamin, le moyen de réinventer le langage : à travers la réflexion sur la poétique étrangère, le poète accomplit un travail sur să propre langue. Le poète-traducteur se trouve ainsi à l'avant-garde du mouvement littéraire. [...] Dans la perspective de l'élaboration d'une poétique de la traduction, leș poètes traducteurs occupent une place importante. [...] Tous se trouvent à la croisée de deux
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Tous se trouvent à la croisée de deux activités ici étroitement liées : traduction et création poétique. [...] La traduction poétique permet d'envisager la langue d'un point de vue à la fois symbolique, rythmique et philosophique.543 Cette ample perspective sur le fonctionnement du langage, offerte par la traduction poétique, fait de celle-ci une " reconnaissance et mise en valeur d'identités poétiques "544. * Pourtant, îl faut admettre que la traduction de poésie n'est pas toujours une réussite, bien au contraire
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nécessairement au-dessus de la traduction proprement dite "546. En d'autres mots, une seule défaite du traducteur peut placer la traduction poétique bien loin de l'activité artistique. Comme leș exigences șont grandes, la chute est toujours possible. 2. 3. Réflexions sur le statut du traducteur de textes poétiques " La nécessité de traduire a engendré deux animaux bigarrés et hybrides : la traduction et le traducteur "547. Comme la traduction poétique occupe une place à part dans le domaine du littéraire, le traducteur
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techniques ou de romanș. La question est s'il y a un profil " idéal " du traducteur de textes poétiques. Pour y répondre, nous analyserons quelques définitions qui ont été enregistrées par la théorie de la traduction, ensuite nous formulerons notre conclusion sur le statut de ce traducteur. * Nous avons conclu, dans le premier chapitre, que la traduction est ancrée dans l'histoire, étant soumise aux contraintes de șa production. Henri Meschonnic l'affirme d'ailleurs : " chaque époque, selon le moment historique et leș
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Nouss mentionne à ce titre Paul Celan.568 Nous avons observé qu'entre le poète étranger et le poète-traducteur peut intervenir une sorte de " poétique inverse "569, car la poétique étrangère nourrit la poétique de celui qui traduit. Cette réflexion sur l'esthétique de l'Autre constitue pour la traductologie un champ de recherche qui reste à exploiter : L'histoire littéraire montrant qu'un grand nombre de poètes furent et șont aussi traducteurs, s'offre en cette convergence une riche voie
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La matérialité du signe linguistique peut être appréhendée à plusieurs niveaux d'analyse. Cela peut concerner leș combinaisons phoniques qui constituent la trame sonore des unités lexicales, laquelle joue un rôle déterminant dans leș associations lexicales, fondées le plus souvent sur la recherche des effets mélodiques et rythmiques.587 Puisque " le rapport entre sens et expression est beaucoup plus étroit dans le cas de la poésie que dans le cas de la prose ou du langage dramatique "588, le traducteur de poésie se
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de restituer le style du texte d'origine, avec tous șes traits définitoires. L'équivalence stylistique dans la traduction poétique fait l'objet de notre étude du corpus. 2. 4. 2. La poésie intraduisible ? Limites de la traduction poétique Le débat sur la traduisibilité/l'intraduisibilité des textes est l'un des plus anciens en traductologie. À maintes reprises, leș théoriciens du langage, leș philosophes, voire même leș poètes ont proclamé la résistance à la traduction manifestée par la langue étrangère et
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mène à la " présomption de non-traduisibilité ".595 Ce postulat a été invoqué și fréquemment que l'intraduisible est devenue, en effet, le paradoxe même de la traduction : Singulièrement quand îl s'agit de traduction, la réflexion commence toujours par s'interroger sur la possibilité même de la pratique qu'elle prend pour objet ; bien plus, la tendance lourdement prédominante est de conclure à l'impossibilité du traduire ! C'est un paradoxe, bien étrange et semble-t-il tout à fait propre à la traduction.596
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multiples difficultés qu'elle suppose, parmi lesquelles la dualité du signe 597, la traduction de poésie a été jugée comme très proche de l'impossible. La problématique de la traduisibilité des textes poétiques " soulève un vif débat et exige une réflexion sur la nature même du poétique "598. La question de la traduisibilité de la poésie " envisage celle des limites de la poésie, et șes points d'intersection avec d'autres arts et d'autres langues. Elle suppose donc également de réfléchir sur l'identité
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une réflexion sur la nature même du poétique "598. La question de la traduisibilité de la poésie " envisage celle des limites de la poésie, et șes points d'intersection avec d'autres arts et d'autres langues. Elle suppose donc également de réfléchir sur l'identité de l'art dans son rapport avec l'autre "599. C'est donc la légitimation culturelle des textes celle qui est mise en question. Dans son article " La signifiance en poésie est-elle traduisible ? ", Roger Sauter énumère " trois grandes
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interdisent. C'est pourquoi l'unique question qui leș porte [...] est celle du sens, de la possibilité du sens. [...] Qu'est-ce qu'un poème dont le "codage" est țel qu'il désespère à l'avance toute tentative de déchiffrement ?608 Construit sur des contradictions fondamentales, le poème est, en quelque sorte, irrépétable et indéchiffrable.609 Comme toute œuvre littéraire, îl devient l'expression de l'étrangeté et, par cela, îl donne l'impression d'être intraduisible : L'étrangeté et la différence peuvent
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paraphrase) "612. Toutefois, le discours poétique constitue une exception à cette règle : îl n'est pas " paraphrasable ", parce que le sens qu'il avance échappe à ce critère.613 Le sens du langage poétique semble flou, voire absent. S'appuyant sur l'hypothèse du manque d'équivalence de sens dans la langue cible, Cohen proclame l'intraduisibilité de la poésie par rapport aux autres types de discours: Îl reste largement admis qu'en ce qui concerne le ou leș langages prosaïques, l
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etc. "624 Cette apparente " négativité " du langage poétique, conçu comme un système conflictuel, semble soutenir elle aussi la théorie de l'intraduisibilité de la poésie.625 * Paradoxalement, cette théorie de l'intraduisible est formulée comme un postulat apriorique, qui se fonde sur des spéculations, comme la figuralité, la complexité du signe ou la prétendue " négativité " du discours de la poésie. Pourtant, en pratique, la traduction, bonne ou mauvaise, existe, car " l'on a toujours traduit ; avânt leș interprètes professionnels, îl y eut leș
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La complexité du signe poétique ne constitue pas en elle-même un argument pour l'intraduisible : On peut construire un rapport entre leș structures du signifiant, d'un texte de départ à să traduction-texte, là où l'opinion, opposant deux phonologies sur le plan de la langue, et terme à terme, conduit à l'intraduisible. En effet, on ne traduit pas une phonologie. Mais on ne traduit pas de la langue non plus, dans un texte.630 Par conséquent, au lieu de discuter, en
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continue, est en train de tourner à la catastrophe. "641 En ce qui suit, nous essayons de voir și le traducteur est vraiment obligé de choisir entre la forme et le contenu du poème. Pour ce faire, nous nous appuyons sur la théorie de la traduction : nous analysons leș plaidoyers pour la forme, ensuite ceux pour le sens du texte poétique, pour aboutir à la problématique de la signifiance en traduction. * Dans la littérature de spécialité, îl est plus probable de trouver des
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en perpétuel mouvement, dialogue entre trois instances : celle de l'auteur, celle du traducteur et celle du lecteur. Par conséquent, le jeu de la rime ne doit pas effrayer le traducteur : " La forme trompeusement ne varietur qu'il [le poème] offre sur le papier ne figure que l'étape du cheminement dans le cours duquel s'insèrent l'auteur, le traducteur et le lecteur : la traduction est un jeu qui se joue non à deux, mais à trois. "655 Du moins en
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son et du sens, en tânt qu'unité, découle l'émotion, " matière instantanément reine de la poésie "662. Comme nous avons parlé au début de ce chapitre de la signifiance du poème, la séparation du signifiant et du signifié dans tout discours théorique sur la traduction de la poésie nous semble une erreur. La vraie question est de traiter le texte poétique en tânt qu'unité distincte, c'est à dire en tânt que discours. Le principe de discours, formulé par Meschonnic comme activité d
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théorie du texte comme discours, on est passé du discontinu linguistique au conținu discursif, de l'identité à l'altérité, du sens à la signifiance, de la prosodie au rythme et de l'interprétation à la traduction. De cette nouvelle perspective sur le texte source comme discours découlent deux hypothèses qui visent l'invariant de la traduction poétique : îl consiste soit dans l'effet produit sur le lecteur (en d'autres mots, îl faudrait " traduire ce que leș mots ne disent pas, mais
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