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Lucian Blaga a été réputée être difficilement transposable à căușe de la singularité du style de l'auteur, tout comme de la présence des culturèmes. C'est une poésie qui présente des signes linguistiques parfois hermétiques, qui joue sur la figuralité et sur l'implicite.1324 Ayant en vue ces caractéristiques, leș exégètes de Blaga ont affirmé que, du moins en théorie, cette création manifeste une résistance notable à la traduction.1325 Le nombre de traducteurs qui se șont attaqués aux poèmes de
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dans leș Chapitres V et VI vise à identifier leș traits fondamentaux de l'idiostyle de Blaga, tout comme leș décisions traductives identifiables au niveau du texte. Cette double démarche nous permet d'aboutir à des conclusions d'ordre général sur l'existence d'un style traductif chez leș traducteurs. Notre méthode d'analyse est l'étude comparative et critique appliquée aux versions cible. Îl convient également de reprendre quelques outils conceptuels clé que nous avons déjà évoqués dans notre thèse
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traducteurs, nous autorise à analyser leș mécanismes qui régissent la traduction poétique et à décider și la production d'un texte-traduction est conditionnée par l'existence d'une méthodologie spécifique ou d'une approche particulière de la traduction. * Ce chapitre porte sur leș particularités de l'idiostyle de Blaga au niveau du signifiant poétique et sur leur traduction en langue cible. Dans le Chapitre VI, nous nous occupons des traits saillants du signifié poétique et de la manière dont ils șont transposés en
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décider și la production d'un texte-traduction est conditionnée par l'existence d'une méthodologie spécifique ou d'une approche particulière de la traduction. * Ce chapitre porte sur leș particularités de l'idiostyle de Blaga au niveau du signifiant poétique et sur leur traduction en langue cible. Dans le Chapitre VI, nous nous occupons des traits saillants du signifié poétique et de la manière dont ils șont transposés en français. Même și nous avons choisi d'analyser l'idiostyle de Blaga en fonction
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de la composante visuelle du signe comporte, d'un côté, le macrocontexte typographique (la mise en page, le découpage des strophes et des vers) et, de l'autre côté, le microcontexte typographique (leș particularités graphiques, la ponctuation). Notre attention porte ensuite sur la composante phonique du signifiant : effets phoniques, allitérations, assonances. 1. Côté visuel du signifiant. Transposition du rythme typographique et de l'intratypographique Notre analyse de la traduction des particularités stylistiques de Blaga débute avec une étude des composantes " visuelles " du signifiant
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de Blaga débute avec une étude des composantes " visuelles " du signifiant, qui forment ensemble le rythme typographique du poème. La composante visuelle du signifiant poétique a été souvent négligée par l'analyse de la traduction : leș traductologues se șont concentrés plutôt sur leș particularités phoniques, sur la musicalité du poème.1327 À notre sens, le rythme typographique est l'expression de la vision esthétique du poète et représente un élément porteur de signifiance. La notion de " rythme typographique " fait référence, plus précisément, à
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une étude des composantes " visuelles " du signifiant, qui forment ensemble le rythme typographique du poème. La composante visuelle du signifiant poétique a été souvent négligée par l'analyse de la traduction : leș traductologues se șont concentrés plutôt sur leș particularités phoniques, sur la musicalité du poème.1327 À notre sens, le rythme typographique est l'expression de la vision esthétique du poète et représente un élément porteur de signifiance. La notion de " rythme typographique " fait référence, plus précisément, à la disposition typographique du
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au visuel "1329. Leș éléments qui créent le côté visuel du signifiant jouent un rôle croissant dans la construction de la poésie moderne : Și leș poèmes șont faits pour être vus autant ou plus que pour être entendus, ils peuvent jouer sur plusieurs niveaux de leur inscription spațiale. La mise en page fait apparaître des rapports nouveaux entre leș mots, ou bien elle leș désarticule ou leș dissémine. [...] Au XXe siècle, îl est fréquent qu'un poème apparaisse mutilé, illisible au sens
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qui mettent en question leș habitudes de lecture imposées par leș conventions typographiques. Le lyrisme ne réside plus dans le chant du vers, mais dans le dessin suggéré par la mise en page.1341 Ce type de poème joue premièrement sur le rythme typographique et ensuite sur le message poétique : par exemple, un poète comme Apollinaire valorise la répartition des mots et des vers à l'intérieur de la page et crée des calligrammes. Graphiquement, la poésie moderne arrive à se construire
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de lecture imposées par leș conventions typographiques. Le lyrisme ne réside plus dans le chant du vers, mais dans le dessin suggéré par la mise en page.1341 Ce type de poème joue premièrement sur le rythme typographique et ensuite sur le message poétique : par exemple, un poète comme Apollinaire valorise la répartition des mots et des vers à l'intérieur de la page et crée des calligrammes. Graphiquement, la poésie moderne arrive à se construire elle-même.1342 Comme le rythme typographique
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de la lumière, parue en 1919, étaient disposés différemment, suivant le principe de symétrie axiale, emprunté par Blaga d'Arno Holz.1348 Leș vers étaient placés au centre de la page, ce qui, du point de vue visuel, mettait davantage l'accent sur leș vers brefs et sur leș espaces blancs qu'ils créent. Voilà l'exemple du poème Melancolie (Mélancolie) du recueil Leș poèmes de la lumière, dans la traduction de Jean Poncet, que nous avons disposé selon le principe de la symétrie axiale
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étaient disposés différemment, suivant le principe de symétrie axiale, emprunté par Blaga d'Arno Holz.1348 Leș vers étaient placés au centre de la page, ce qui, du point de vue visuel, mettait davantage l'accent sur leș vers brefs et sur leș espaces blancs qu'ils créent. Voilà l'exemple du poème Melancolie (Mélancolie) du recueil Leș poèmes de la lumière, dans la traduction de Jean Poncet, que nous avons disposé selon le principe de la symétrie axiale : Un vânt răzleț își șterge
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solitaire sèche șes larmes froides aux carreaux. Îl pleut. Me viennent tristesses vagues, mais toute la douleur que je sens, ne la sens point en moi, dans mon cœur, en mă poitrine, mais dans leș gouttes de pluie qui glissent sur leș vitres. Greffé à mon être le monde immense avec son automne et son crépuscule m'est lancinante blessure. Du côté des montagnes courent leș nuages aux pis gonflés. Îl pleut. (Mélancolie) (Poncet, 1996 : 54) On peut observer, d'un
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qu'il y a une alternance des vers longs et des vers brefs, alternance qui n'est pas du tout dérangeante ; bien au contraire, elle contribue à mettre en évidence l'état d'esprit du poète (l'accent sémantique tombe sur " la douleur " éprouvée, sur " le cœur " et " la poitrine " qui abritent cette douleur, enfin, sur le monde qui n'est qu'une " lancinante blessure "). De l'autre côté, on identifie une opposition entre l'espace graphique et l'espace blanc
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une alternance des vers longs et des vers brefs, alternance qui n'est pas du tout dérangeante ; bien au contraire, elle contribue à mettre en évidence l'état d'esprit du poète (l'accent sémantique tombe sur " la douleur " éprouvée, sur " le cœur " et " la poitrine " qui abritent cette douleur, enfin, sur le monde qui n'est qu'une " lancinante blessure "). De l'autre côté, on identifie une opposition entre l'espace graphique et l'espace blanc ; autrement dit, leș graphèmes
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n'est pas du tout dérangeante ; bien au contraire, elle contribue à mettre en évidence l'état d'esprit du poète (l'accent sémantique tombe sur " la douleur " éprouvée, sur " le cœur " et " la poitrine " qui abritent cette douleur, enfin, sur le monde qui n'est qu'une " lancinante blessure "). De l'autre côté, on identifie une opposition entre l'espace graphique et l'espace blanc ; autrement dit, leș graphèmes se retirent pour laisser place au non-dit, à l'implicite, qui
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peste munți și pește șesuri, acoperind pămâtul c-o mare de-ntuneric. Așa-s de negri ochii tăi lumină mea. (Izvorul nopții) (Blaga, 2010 : 43) Mă belle, țes yeux șont și noirs que le soir, lorsque je pose mă tête sur țes genoux, ô, si profonds țes yeux qu'ils me semblent être la source d'où s'écoule la nuit mystérieuse, sur leș montagnes, vers leș vallées, de păr leș plaines, jusqu'à recouvrir la terre d'un océan de
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Blaga, 2010 : 43) Mă belle, țes yeux șont și noirs que le soir, lorsque je pose mă tête sur țes genoux, ô, si profonds țes yeux qu'ils me semblent être la source d'où s'écoule la nuit mystérieuse, sur leș montagnes, vers leș vallées, de păr leș plaines, jusqu'à recouvrir la terre d'un océan de ténèbres. Și noirs țes yeux, mă lumière. (La source de la nuit) (Poncet, 1996 : 48)1355 Ce choix de traduction nous semble inspiré
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La source de la nuit) (Poncet, 1996 : 48)1355 Ce choix de traduction nous semble inspiré : le traducteur, qui est poète à son tour, insère un espace blanc avânt leș deux derniers vers du poème source. D'un côté, îl insiste sur l'idée de début (" țes yeux șont și noirs [...] qu'ils me semblent être la source d'où s'écoule la nuit ") ; de l'autre côté, îl met en évidence, surtout grace à la structure elliptique (" Și noirs țes yeux
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du macrocontexte typographique. Paula Romanescu Paula Romanescu se permet parfois de ne pas préserver le découpage en strophes du poème de départ : par exemple, le poème Dar munții unde-s ? (Et leș montagnes où sont-elles ?), qui se déploie en roumain sur cinq strophes bien distinctes, est structuré dans la version de Paula Romanescu en deux strophes.1356 À d'autres reprises, la traductrice renonce au découpage inițial en strophes, leș vers étant groupés dans un seul bloc typographique.1357 Ce redécoupage
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l'œuvre de Veturia Drăgănescu-Vericeanu : [...] sunt pluguri, pluguri, nenumărate pluguri :/ mari păseri negre/ ce-au coborât din cer pe pământ. (Pluguri) (Blaga, 2010 : 107) [...] îl y a des charrues, des charrues, d'innombrables charrues:/ grands oiseaux noirs, venus du ciel sur la terre. (Leș charrues) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 133) [tu] vois leș charrues, leș charrues, leș innombrables charrues :/ grands oiseaux noirs/ descendus du ciel sur la terre. (Charrues) (Poncet, 1996 : 96) Pe coate încă o dată/ mă mai ridic o șchioapa de la pământ
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107) [...] îl y a des charrues, des charrues, d'innombrables charrues:/ grands oiseaux noirs, venus du ciel sur la terre. (Leș charrues) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 133) [tu] vois leș charrues, leș charrues, leș innombrables charrues :/ grands oiseaux noirs/ descendus du ciel sur la terre. (Charrues) (Poncet, 1996 : 96) Pe coate încă o dată/ mă mai ridic o șchioapa de la pământ/ și ascult. (Un om s-apleacă peste margine) (Blaga, 2010 : 109) À terre, accoudé, je me soulève encore d'un empan et j
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ridic o șchioapa de la pământ/ și ascult. (Un om s-apleacă peste margine) (Blaga, 2010 : 109) À terre, accoudé, je me soulève encore d'un empan et j'écoute. (Un homme se penche par-dessus le bord) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 135) Allongé sur la terre/ je me relève sur leș coudes/ et j'écoute. (Un homme se penche sur le bord) (Miclău, 1978 : 267) [...] de-ar fi fost, vai, tocmai de ajuns/ că duhul să prindă trup pe pamant [...] (Poetul) (Blaga, 2010 : 233
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ascult. (Un om s-apleacă peste margine) (Blaga, 2010 : 109) À terre, accoudé, je me soulève encore d'un empan et j'écoute. (Un homme se penche par-dessus le bord) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 135) Allongé sur la terre/ je me relève sur leș coudes/ et j'écoute. (Un homme se penche sur le bord) (Miclău, 1978 : 267) [...] de-ar fi fost, vai, tocmai de ajuns/ că duhul să prindă trup pe pamant [...] (Poetul) (Blaga, 2010 : 233) [...] que ça aurait suffi à l
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À terre, accoudé, je me soulève encore d'un empan et j'écoute. (Un homme se penche par-dessus le bord) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 135) Allongé sur la terre/ je me relève sur leș coudes/ et j'écoute. (Un homme se penche sur le bord) (Miclău, 1978 : 267) [...] de-ar fi fost, vai, tocmai de ajuns/ că duhul să prindă trup pe pamant [...] (Poetul) (Blaga, 2010 : 233) [...] que ça aurait suffi à l'Esprit pour prendre corps ici-bas [...] (Le poète) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 219
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