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Alpha și, en retraduisant B dans la langue Alpha, le texte A2 a obtenu a en quelque sorte le même sens que le texte A. "67 On observe pourtant que, postulant l'équivalence comme condition de réussite d'une traduction, leș traductologues ne lui accordent pas la même acception : quelques-uns parlent d'une équivalence formelle, d'autres d'une équivalence de contenu, voire d'une équivalence stylistique. Par exemple, traduire un mode d'emploi d'un appareil technique suppose la transmission
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une équivalence formelle, d'autres d'une équivalence de contenu, voire d'une équivalence stylistique. Par exemple, traduire un mode d'emploi d'un appareil technique suppose la transmission fidèle du message source, afin que le lectorat cible puisse comprendre leș instructions et utiliser l'appareil respectif. Par contre, dans le cas d'une expression comme être connu comme le loup blanc, une traduction littérale est insuffisante ; îl faut trouver dans la langue cible une image équivalente qui " traduise " la morale
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faut trouver dans la langue cible une image équivalente qui " traduise " la morale exprimée par le proverbe français (" être très connu "). On dirait donc en roumain " a fi cunoscut ca un cal breaz " (littéralement : " être connu comme le cheval sage "). Leș langues découpent la réalité à leur façon : și, le français se sert du " loup blanc " pour exprimer cette réalité, en roumain c'est " le cheval " qui remplit la même fonction. Leș choses s'avèrent être d'autant plus compliquées dans
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cal breaz " (littéralement : " être connu comme le cheval sage "). Leș langues découpent la réalité à leur façon : și, le français se sert du " loup blanc " pour exprimer cette réalité, en roumain c'est " le cheval " qui remplit la même fonction. Leș choses s'avèrent être d'autant plus compliquées dans le cas de la traduction littéraire. Și l'on traduit des métaphores comme " la sève de nos yeux " par " lacrimile " (" leș larmes "), " leș ramures d'un voyage " par " itinerariul unei călătorii " (" l
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en roumain c'est " le cheval " qui remplit la même fonction. Leș choses s'avèrent être d'autant plus compliquées dans le cas de la traduction littéraire. Și l'on traduit des métaphores comme " la sève de nos yeux " par " lacrimile " (" leș larmes "), " leș ramures d'un voyage " par " itinerariul unei călătorii " (" l'itinéraire d'un voyage "), " au midi de la nuit " par " la miezul nopții " (" à minuit "), ou bien une personnification comme " le băteau jette son cri " par " sirenă vaporului sună " (" la
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c'est " le cheval " qui remplit la même fonction. Leș choses s'avèrent être d'autant plus compliquées dans le cas de la traduction littéraire. Și l'on traduit des métaphores comme " la sève de nos yeux " par " lacrimile " (" leș larmes "), " leș ramures d'un voyage " par " itinerariul unei călătorii " (" l'itinéraire d'un voyage "), " au midi de la nuit " par " la miezul nopții " (" à minuit "), ou bien une personnification comme " le băteau jette son cri " par " sirenă vaporului sună " (" la sirène du
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cas des textes pragmatiques, équivalence stylistique (qui comprend aussi l'équivalence formelle) dans le cas de la traduction des œuvres ; aussi, l'équivalence sémantique passe-t-elle au deuxième plan. La forme et le style remplissent donc la fonction la plus importante dans leș textes littéraires 70 ; cela n'exclut pourtant pas en traduction l'équivalence sémantique : îl ne faut pas oublier que le but premier d'une traduction est la communication, la transmission du sens.71 Notre conclusion est que la traduction est
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démarche descriptive des Chapitres V et VI. Pour ce théoricien, écrire et traduire ne font qu'un73 : le traducteur ne doit plus " s'effacer " devant l'original, car une bonne traduction " fonctionne et dure comme un texte "74. Désirant mettre leș bases d'une poétique de la traduction à partir de la poétique de l'écriture 75, Henri Meschonnic élève l'acte de traduire au niveau d'une épistémologie.76 L'idée de la traduction vue comme écriture șui generis dans le milieu cible
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tout système de signes à un autre ", donc à une définition " généralisée, philosophique, sémiotique "80. À notre sens, le concept de traduction-écriture est surtout applicable à la traduction littéraire. En ce sens, nous rappelons la conception d'Antoine Berman concernant leș critères qui permettent de savoir și l'on se trouve devant une véritable traduction : le premier est d'ordre poétique, îl s'agit du " vouloir faire œuvre " du traducteur, de son travail effectif au niveau poétique du texte ; le second
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donc l'idée d'une traduction-écriture, une traduction qui fonctionne et dure comme texte dans la culture d'arrivée. Nous avons choisi, par conséquent, le concept de " texte-traduction "83 pour désigner, dans notre démarche descriptive des Chapitres V et VI, leș traductions qui témoignent l'ambition du traducteur de " faire face " à l'original, voire même de " vouloir faire œuvre ", démontrant en même temps un certain respect par rapport au style du texte de départ. * Notre analyse sémantique du concept de
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n'a pas l'intention d'épuiser le sujet ou d'aboutir à une définition générale de la traduction en tânt que pratique, définition qui ne serait pas utile à la démarche que nous envisageons. Nous nous sommes penchée plutôt sur leș différentes conceptions des traductologues concernant la traduction, essayant de synthétiser une vision qui soit satisfaisante pour l'analyse descriptive que nous avons annoncée. De cette manière, nous concevons la traduction des œuvres en tânt qu'équivalence du texte source, premièrement
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cette première réponse rassurante : dire la même chose dans une autre langue. Și ce n'est pas que, d'abord, on peine à définir ce que signifie " dire la même chose ", et on ne le sait pas très bien pour leș opérations du type paraphrase, définition, explication, reformulation, sans parler de substitutions synonymiques. Ensuite parce que, devant un texte à traduire, on ne sait pas ce qu'est la chose. Enfin, dans certains cas, on en vient à douter ce que
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porte sur la traduction du style. 2. 2.Traductologie ou traductologies ? Le parcours historique et sémantique que nous avons entamé nous autorise à aborder le sujet de la science de la traduction, appelée communément " traductologie "87 et à analyser son statut parmi leș autres sciences du langage, afin de voir quels șont leș discours leș plus récents qui puissent servir à notre démarche. Premièrement, îl convient de rappeler que le terme de " traduction " a un sens dynamique (la pratique traduisante) et un sens
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traductologies ? Le parcours historique et sémantique que nous avons entamé nous autorise à aborder le sujet de la science de la traduction, appelée communément " traductologie "87 et à analyser son statut parmi leș autres sciences du langage, afin de voir quels șont leș discours leș plus récents qui puissent servir à notre démarche. Premièrement, îl convient de rappeler que le terme de " traduction " a un sens dynamique (la pratique traduisante) et un sens statique (le résultat de cette pratique, le produit fini). À
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parcours historique et sémantique que nous avons entamé nous autorise à aborder le sujet de la science de la traduction, appelée communément " traductologie "87 et à analyser son statut parmi leș autres sciences du langage, afin de voir quels șont leș discours leș plus récents qui puissent servir à notre démarche. Premièrement, îl convient de rappeler que le terme de " traduction " a un sens dynamique (la pratique traduisante) et un sens statique (le résultat de cette pratique, le produit fini). À ces deux
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et une terminologie rigoureuse pour fonder et développer un savoir. L'objet de travail pour le traducteur est le texte à traduire ; son but, l'équivalent en langue d'arrivée. L'objet du traductologue est l'opération de translation et leș principes qui président à ce faire.89 La traductologie est donc une science descriptive à part entière. En ce qui concerne leș concepts et leș outils du traductologue, une autre précision s'impose : traditionnellement, une science connaît le progrès grace
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son but, l'équivalent en langue d'arrivée. L'objet du traductologue est l'opération de translation et leș principes qui président à ce faire.89 La traductologie est donc une science descriptive à part entière. En ce qui concerne leș concepts et leș outils du traductologue, une autre précision s'impose : traditionnellement, une science connaît le progrès grace aux hypothèses qu'elle avance et qui șont prouvées ultérieurement. C'est donc l'hypothèse, l'intuition, celle qui précède l'expérience
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équivalent en langue d'arrivée. L'objet du traductologue est l'opération de translation et leș principes qui président à ce faire.89 La traductologie est donc une science descriptive à part entière. En ce qui concerne leș concepts et leș outils du traductologue, une autre précision s'impose : traditionnellement, une science connaît le progrès grace aux hypothèses qu'elle avance et qui șont prouvées ultérieurement. C'est donc l'hypothèse, l'intuition, celle qui précède l'expérience. Cependant, dans le
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donc l'hypothèse, l'intuition, celle qui précède l'expérience. Cependant, dans le cas de la traduction, l'expérience précède l'hypothèse. Comme on a vu dans le premier sous-chapitre, la traduction descend de la nuit des temps, étant pratiquée oralement par leș civilisations anciennes qui ont dû se faire comprendre. Ensuite, l'histoire a enregistré des traductions sous la forme écrite, dont la plus fameuse et la plus discutée est la traduction de la Bible. Malgré leș témoignages sur leș méthodes de traduire
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des temps, étant pratiquée oralement par leș civilisations anciennes qui ont dû se faire comprendre. Ensuite, l'histoire a enregistré des traductions sous la forme écrite, dont la plus fameuse et la plus discutée est la traduction de la Bible. Malgré leș témoignages sur leș méthodes de traduire qui existent dans l'histoire de la traduction (voir le discours de Cicéron ou de Saint Jérôme), ce fut à peine au XXe siècle que șont parus leș premiers essais de systématisation de ce que l
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pratiquée oralement par leș civilisations anciennes qui ont dû se faire comprendre. Ensuite, l'histoire a enregistré des traductions sous la forme écrite, dont la plus fameuse et la plus discutée est la traduction de la Bible. Malgré leș témoignages sur leș méthodes de traduire qui existent dans l'histoire de la traduction (voir le discours de Cicéron ou de Saint Jérôme), ce fut à peine au XXe siècle que șont parus leș premiers essais de systématisation de ce que l'on peut appeler
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discutée est la traduction de la Bible. Malgré leș témoignages sur leș méthodes de traduire qui existent dans l'histoire de la traduction (voir le discours de Cicéron ou de Saint Jérôme), ce fut à peine au XXe siècle que șont parus leș premiers essais de systématisation de ce que l'on peut appeler une science de la traduction.90 Selon Domenico Jervolino, leș précurseurs " sans dénomination " de la traductologie șont également Benedetto Croce, Ortega y Gasset, Franz Rosenzweig et Walter Benjamin.91 De nos jours
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de la traduction (voir le discours de Cicéron ou de Saint Jérôme), ce fut à peine au XXe siècle que șont parus leș premiers essais de systématisation de ce que l'on peut appeler une science de la traduction.90 Selon Domenico Jervolino, leș précurseurs " sans dénomination " de la traductologie șont également Benedetto Croce, Ortega y Gasset, Franz Rosenzweig et Walter Benjamin.91 De nos jours, à l'évolution dans le domaine pratique correspond une multiplication et une diversification des courants théoriques qui inspirent la
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rapport à une autre discipline théorique, qui est, le plus souvent, la linguistique contrastive ou la stylistique comparée. Dans ce cadre, une approche généralisante de la traduction s'avère être utopique : La situation de la traduction à la croisée des disciplines diverses, leș nombreuses compétences requises des traducteurs, la variété toujours plus grande des genres que l'on traduit [...] rendent sans doute illusoire et impossible toute approche globale et généralisante de cette activité protéiforme et des produits qu'elle engendre. Chacun l'abordera
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ainsi que l'évolution de quelques discours traductologiques. * Nous nous occupons dans ce sous-chapitre du statut de la traductologie en tânt que discipline de recherche, et non en tânt qu'enseignement universitaire, pratique qui est de pluș en plus répandue dans leș établissements académiques du monde entier. Depuis leș années '70 et '80, plusieurs figures importantes de l'espace français attirent l'attention sur la nécessité d'élaborer une théorie de la traduction : Henri Meschonnic (qui, en tânt que traducteur de la Bible, est
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