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chez plusieurs traductologues et théoriciens de la traduction : traduction ethnocentrique vs traduction éthique (Antoine Berman), traduction annexe vs. traduction décentrée (Henri Meschonnic), dynamic equivalence vs. formal equivalence (Eugene A. Nida), communicative translation vs. semnatic translation (Peter Newmark). On peut y ajouter leș traductions conservatrices moins altruistes vs. leș traductions réformistes moins préservatrices, qui peuvent se réduire à la " dichotomie " sourciers-ciblistes.121 Une définition des termes " sourcier " et " cibliste " est à retrouver chez Jean-René Ladmiral : Leș " sourciers " șont ceux qui s'attachent au
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traduction : traduction ethnocentrique vs traduction éthique (Antoine Berman), traduction annexe vs. traduction décentrée (Henri Meschonnic), dynamic equivalence vs. formal equivalence (Eugene A. Nida), communicative translation vs. semnatic translation (Peter Newmark). On peut y ajouter leș traductions conservatrices moins altruistes vs. leș traductions réformistes moins préservatrices, qui peuvent se réduire à la " dichotomie " sourciers-ciblistes.121 Une définition des termes " sourcier " et " cibliste " est à retrouver chez Jean-René Ladmiral : Leș " sourciers " șont ceux qui s'attachent au signifiant (voire à la " signifiance ") de la
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translation (Peter Newmark). On peut y ajouter leș traductions conservatrices moins altruistes vs. leș traductions réformistes moins préservatrices, qui peuvent se réduire à la " dichotomie " sourciers-ciblistes.121 Une définition des termes " sourcier " et " cibliste " est à retrouver chez Jean-René Ladmiral : Leș " sourciers " șont ceux qui s'attachent au signifiant (voire à la " signifiance ") de la langue, en se focalisant sur la langue-source du texte original ; alors que leș " ciblistes " privilégient non pas le signifiant, ni même le signifié, mais le sens ou
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121 Une définition des termes " sourcier " et " cibliste " est à retrouver chez Jean-René Ladmiral : Leș " sourciers " șont ceux qui s'attachent au signifiant (voire à la " signifiance ") de la langue, en se focalisant sur la langue-source du texte original ; alors que leș " ciblistes " privilégient non pas le signifiant, ni même le signifié, mais le sens ou plutôt l'" effet " que produit la parole (au sens saussurien du terme), c'est-à-dire le discours, le texte, et même l'œuvre, qu'il conviendra de
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pas le signifiant, ni même le signifié, mais le sens ou plutôt l'" effet " que produit la parole (au sens saussurien du terme), c'est-à-dire le discours, le texte, et même l'œuvre, qu'il conviendra de traduire en mobilisant leș ressources spécifiques de la langue-cible.122 Selon Ladmiral, leș sourciers șont préoccupés par le signifiant de la langue, tandis que leș ciblistes privilégient le sens. Pourtant, l'analyse que nous avons menée au début de cette section a montré que, à part
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le sens ou plutôt l'" effet " que produit la parole (au sens saussurien du terme), c'est-à-dire le discours, le texte, et même l'œuvre, qu'il conviendra de traduire en mobilisant leș ressources spécifiques de la langue-cible.122 Selon Ladmiral, leș sourciers șont préoccupés par le signifiant de la langue, tandis que leș ciblistes privilégient le sens. Pourtant, l'analyse que nous avons menée au début de cette section a montré que, à part leș questions d'ordre linguistique (signifiant, signifiance, sens
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sens saussurien du terme), c'est-à-dire le discours, le texte, et même l'œuvre, qu'il conviendra de traduire en mobilisant leș ressources spécifiques de la langue-cible.122 Selon Ladmiral, leș sourciers șont préoccupés par le signifiant de la langue, tandis que leș ciblistes privilégient le sens. Pourtant, l'analyse que nous avons menée au début de cette section a montré que, à part leș questions d'ordre linguistique (signifiant, signifiance, sens, langue, parole), évoquées ci-dessous par Ladmiral, îl y a aussi des
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ressources spécifiques de la langue-cible.122 Selon Ladmiral, leș sourciers șont préoccupés par le signifiant de la langue, tandis que leș ciblistes privilégient le sens. Pourtant, l'analyse que nous avons menée au début de cette section a montré que, à part leș questions d'ordre linguistique (signifiant, signifiance, sens, langue, parole), évoquées ci-dessous par Ladmiral, îl y a aussi des questions de nature culturelle, pas du tout négligeables (comme la difficulté de traduction créée par le " trou normand ").123 On peut remarquer
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difficulté de traduction créée par le " trou normand ").123 On peut remarquer donc que, entre autres, le discours sur cette " dichotomie traductologique " est soumis aux mêmes contingences que le concept de " traduction " dont nous avons parlé dans le premier sous-chapitre. Leș traductologues se situent souvent, de păr leur vision, d'une pârtie ou de l'autre de la " barricade " qui sépare leș sourciers et leș ciblistes. Par să conception traductive qui s'appuie sur la linguistique, Jean-René Ladmiral se situe parmi leș
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dichotomie traductologique " est soumis aux mêmes contingences que le concept de " traduction " dont nous avons parlé dans le premier sous-chapitre. Leș traductologues se situent souvent, de păr leur vision, d'une pârtie ou de l'autre de la " barricade " qui sépare leș sourciers et leș ciblistes. Par să conception traductive qui s'appuie sur la linguistique, Jean-René Ladmiral se situe parmi leș ciblistes. Critiquant ce qu'il appelle " l'utopie sourcière de la traduction "124, le traductologue nie l'existence d'une traduction
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soumis aux mêmes contingences que le concept de " traduction " dont nous avons parlé dans le premier sous-chapitre. Leș traductologues se situent souvent, de păr leur vision, d'une pârtie ou de l'autre de la " barricade " qui sépare leș sourciers et leș ciblistes. Par să conception traductive qui s'appuie sur la linguistique, Jean-René Ladmiral se situe parmi leș ciblistes. Critiquant ce qu'il appelle " l'utopie sourcière de la traduction "124, le traductologue nie l'existence d'une traduction purement sourcière, invoquée
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Leș traductologues se situent souvent, de păr leur vision, d'une pârtie ou de l'autre de la " barricade " qui sépare leș sourciers et leș ciblistes. Par să conception traductive qui s'appuie sur la linguistique, Jean-René Ladmiral se situe parmi leș ciblistes. Critiquant ce qu'il appelle " l'utopie sourcière de la traduction "124, le traductologue nie l'existence d'une traduction purement sourcière, invoquée, selon lui, par leș adeptes du " littéralisme en traduction " : " Ainsi serait-on ramené à l'immémoriale question du
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conception traductive qui s'appuie sur la linguistique, Jean-René Ladmiral se situe parmi leș ciblistes. Critiquant ce qu'il appelle " l'utopie sourcière de la traduction "124, le traductologue nie l'existence d'une traduction purement sourcière, invoquée, selon lui, par leș adeptes du " littéralisme en traduction " : " Ainsi serait-on ramené à l'immémoriale question du littéralisme en traduction ! et nous devrons renvoyer le lecteur à la polémique qui nous a opposé à des sourciers comme Henri Meschonnic et au regretté Antoine Berman
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sourciers. Și, pour Meschonnic, traducteur de la Bible, " traduire la signifiance " équivaut à " traduire le rythme "126, le projet d'Antoine Berman vise la gestion du rapport à l'Étranger et la critique de la traduction ethnocentrique 127 : Parmi ces " idées saillantes " [leș " idées saillantes " de Berman], on retiendra notamment celles qui ont trăit à " l'épreuve de l'étranger ", à l'étranger dans la langue et à l'étrangeté ; on retiendra aussi să défense vigoureuse de la lettre avânt le sens, son refus
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à " l'épreuve de l'étranger ", à l'étranger dans la langue et à l'étrangeté ; on retiendra aussi să défense vigoureuse de la lettre avânt le sens, son refus de l'" ethnocentrisme ", la mise en avânt de la nécessité de retraduire leș œuvres, et să définition d'un programme de réflexion organisé autour d'une histoire de la traduction, de l'éthique de la traduction et d'une analytique de la traduction. La visée est donc triple, historique, philosophique et psychanalytique.128 Cette ouverture vers
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entre l'" Étranger " et să propre langue : Deux partenaires șont en effet mis en relation par l'acte de traduire, l'étranger terme couvrant l'œuvre, l'auteur, să langue et le lecteur destinataire de l'ouvrage traduit. Et, entre leș deux, le traducteur qui transmet, fait passer le message entier d'un idiome dans l'autre. C'est dans cette inconfortable situation de médiateur que réside l'épreuve en question.130 Dans la vision de Berman, ce traducteur-médiateur de l
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entièrement cibliste : îl y a toujours un mélange des deux. Par exemple, une décision traductive peut être qualifiée de " sourcière " du point de vue sémantique, mais " cibliste " du point de vue formel, grammatical ou orthographique, comme nous le montrons dans leș Chapitres V et VI. L'opposition sourcier-cibliste devient donc l'expression des " deux âmes faustiennes que tout traducteur porte en lui "134. Au-delà de la stricte linguistique, îl s'agit aussi de tenir compte des contraintes sociales de la traduction. On ignore
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Au-delà de la stricte linguistique, îl s'agit aussi de tenir compte des contraintes sociales de la traduction. On ignore parfois que le traducteur n'est pas neutre : îl traduit en conformité avec son optique culturelle et avec să formation, ou avec leș conditions imposées par leș maisons d'édition. Comment traduire, par exemple, dans la langue roumaine contemporaine, Gargantua et Pantagruel de Rabelais, ouvrage écrit au XVIe siècle ? Îl faut trouver un registre équivalent, mais îl faut admettre que ce travail suppose
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îl s'agit aussi de tenir compte des contraintes sociales de la traduction. On ignore parfois que le traducteur n'est pas neutre : îl traduit en conformité avec son optique culturelle et avec să formation, ou avec leș conditions imposées par leș maisons d'édition. Comment traduire, par exemple, dans la langue roumaine contemporaine, Gargantua et Pantagruel de Rabelais, ouvrage écrit au XVIe siècle ? Îl faut trouver un registre équivalent, mais îl faut admettre que ce travail suppose également une entreprise d
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un équilibre raisonné entre la source et la cible, surtout dans la traduction des œuvres. 2. 4. La question des normes en traductologie Notre analyse théorique du concept de traduction ne peut contourner la question des normes, avancée surtout par leș représentants de l'approche descriptive de la traduction (" Descriptive Translation Studies "). Nous avons défini la traduction comme une opération communicative fondée sur une ou plusieurs équivalences, selon le genre du texte à traduire. Pourtant, certains traductologues parlent de la traduction comme activité
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ce titre Gideon Toury 135, Andrew Chesterman 136 ou Theo Hermans.137 La question qui s'impose est donc de savoir și le concept de " norme " peut régulariser l'activité traduisante et, par cela, remplacer la notion d'équivalence. Selon leș représentants de l'approche descriptive de la traduction, le rôle des normes est celui de régler l'activité de traduction et d'établir ce qui est permis et ce qui est interdit. Avec cette conception sur leș normes, on entre dans
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notion d'équivalence. Selon leș représentants de l'approche descriptive de la traduction, le rôle des normes est celui de régler l'activité de traduction et d'établir ce qui est permis et ce qui est interdit. Avec cette conception sur leș normes, on entre dans le domaine social qui vise, entre autres, l'éthique du traducteur : " Norms can then be understood aș a stronger, perceptive version of social conventions. [...] Unlike conventions, norms have a directive character. "138 Leș normes semblent donc
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cette conception sur leș normes, on entre dans le domaine social qui vise, entre autres, l'éthique du traducteur : " Norms can then be understood aș a stronger, perceptive version of social conventions. [...] Unlike conventions, norms have a directive character. "138 Leș normes semblent donc être directement liées aux conventions sociales. Que la traduction est également un phénomène social, cela est bien évident 139 ; îl suffit de rappeler à ce titre le concept d'" habitus " de Pierre Bourdieu, une sorte de matrice
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social, cela est bien évident 139 ; îl suffit de rappeler à ce titre le concept d'" habitus " de Pierre Bourdieu, une sorte de matrice des comportements individuels qui donne naissance aux mécanismes sociaux.140 Nous nous demandons pourtant quelles șont leș normes dérivées des contraintes sociales qui aideraient le traducteur à mieux gérer son activité. Nous avons observé que leș partisans de l'approche descriptive de la traduction accordent au concept de " norme " un caractère coercitif (" a directive character ", voir supra), mais
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Bourdieu, une sorte de matrice des comportements individuels qui donne naissance aux mécanismes sociaux.140 Nous nous demandons pourtant quelles șont leș normes dérivées des contraintes sociales qui aideraient le traducteur à mieux gérer son activité. Nous avons observé que leș partisans de l'approche descriptive de la traduction accordent au concept de " norme " un caractère coercitif (" a directive character ", voir supra), mais ils ne nomment que rarement une norme de traduction, d'où l'imprécision du concept. De manière générale, leș
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