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adverbe " dornic ", dérivé de " dor " : Așa de tainic tu mi-o spui și dornic, parc-aș fi pribeag pe-un alt tărâm. (Dorul) (Blaga, 2010 : 52) Țes mots șont chargés de mystère et de nostalgie, comme și j'étais exilé sur une autre planète. (Désir) (Miclău, 1978 : 183) Mystérieuse et hantée de désir tu m'appelles comme și je vivais exilé sur une autre planète. (Désir) (Poncet, 1996 : 50) Și Paul Miclău interprète l'adverbe " dornic " dans ce contexte comme des
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
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tărâm. (Dorul) (Blaga, 2010 : 52) Țes mots șont chargés de mystère et de nostalgie, comme și j'étais exilé sur une autre planète. (Désir) (Miclău, 1978 : 183) Mystérieuse et hantée de désir tu m'appelles comme și je vivais exilé sur une autre planète. (Désir) (Poncet, 1996 : 50) Și Paul Miclău interprète l'adverbe " dornic " dans ce contexte comme des " mots chargés de [...] nostalgie ", Jean Poncet voit la bien-aimée " hantée de désir ". L'interprétation de Jean Poncet change complètement le sens
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on peut comparer la version de Paul Miclău citée ci-dessous à celle de Veturia Drăgănescu-Vericeanu : Pentru tine lumea e o pecete pusă pe o taină și mai mare [...]. (Biblică) (Blaga, 2010 : 154) Pour țoi le monde est un sceau apposé sur un mystère encore plus grand [...]. (Biblique) (Miclău, 1978 : 349) Pour țoi, le monde est un sceau mis sur un grand secret [...]. (Biblique) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 187) Nous avons remarqué que Paul Miclău et Sanda Stolojan préfèrent traduire le moț " taină " par
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e o pecete pusă pe o taină și mai mare [...]. (Biblică) (Blaga, 2010 : 154) Pour țoi le monde est un sceau apposé sur un mystère encore plus grand [...]. (Biblique) (Miclău, 1978 : 349) Pour țoi, le monde est un sceau mis sur un grand secret [...]. (Biblique) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 187) Nous avons remarqué que Paul Miclău et Sanda Stolojan préfèrent traduire le moț " taină " par " mystère " : Eu am crescut hrănit de taină lumii [...]. (Dar munții unde-s ?) (Blaga, 2010 : 32) J'ai été
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nopții) (Blaga, 2010 : 43) țes yeux profonds șont la source d'où coule le mystère de la nuit par leș vallées (La source de la nuit) (Miclău, 1978 : 173) țes yeux profonds, șont la source d'où, en secret, la nuit coule sur leș vallées (La source de la nuit) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 73) pleoapele-mi închid, îmbrățișând cu ele tainic icoana ta din ochii mei (Noapte) (Blaga, 2010 :49) je ferme mes paupières recouvrant de mystère ton icône dans mes yeux (Nuit) (Miclău, 1978
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flocons de neige tendres/couvrent mon univers comme des cendres [...]. " (Tămâie și fulgi) (Miclău, 1978 : 231) ; " Vino, sfârșit, așterne cenușă peste lucruri. " " Viens, ô fin, recouvre de cendre leș choses. Un om se-apleacă peste margine/Un homme se penche sur le bord) (Miclău, 1978 : 267) ; " scrumul abătut pieziș din alte zări " " [leș] cendres obliques des horizons " (Sfanțul Gheorghe bătrân/Saint Georges vieux) (Miclău, 1978 : 439) ; " scrum de clorofila " " cendre de chlorophylle " (Portret/Portrait) (Miclău, 1978 : 519). On observe que le
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j'ai scellé en cire mă maison " (Leș signes) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 169) ; " îngerii de ceară " " leș anges de cire " (Biografie/Biographie) (Miclău, 1978 : 313) ; " Stuparul ceresc peste/ciuturi se-ndoaie/în mierea fântânilor/barbă și-o-nmoaie. " " L'apiculteur céleste/sur leș seaux se penche, dans le miel des fontaines/mouille să barbe blanche. " (Peisaj trecut/Paysage d'antan) (Miclău, 1978 : 345) ; " Albinele-n faguri adună/și-amestecă învierea,/ceară și mierea. " " Leș abeilles mêlent/la résurrection,/la cire et le
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silencieux tu t'inclineras " (Cetire din palmă/L'avenir dans leș lignes de la main) (Stolojan, 1992 : 79) ; " Pentru un fagure sterp/mi-am ucis stupii flămânzi. " " Pour un nid d'alvéoles sèches/j'ai sacrifié mes ruches affamés. " (Pe ape/Sur leș eaux) (Pop-Curșeu, 2003 : 89). L'or Le symbole de l'or, tout comme șes dérivés, entre dans la composition des images inédites ou des figures de style. Îl suggère la joie, l'élan, le vitalisme, la fécondité de la terre
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leș choses " et rarement par leș " objets " : " Înconjurat de lucruri bătrâne/[...] ar trebui să fiu mulțumit. Entouré par leș vieilles choses/[...] je devrais être content. " (Liniște între lucruri bătrâne) (Miclău, 1978 : 269) ; " desfaceți-vă privirea peste lucruri " " défaites vos regards sur leș choses " (Noi, cântăreții leproși/Nous, leș chanteurs lépreux) (Miclău, 1978 : 283) ; " Nu știu nici azi de ce m-ai trimis în lumina. Numai ca să umblu printre lucruri/și să le fac dreptate spunându-le/care-i mai adevărat și care
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prund de suflet " " le gravier de l'âme " (Poveri/Lourdes charges) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 243). Leș races Leș collectivités humaines șont désignées dans la poésie de Blaga par le terme " seminție ", traduit en français par " race ", " peuple ", " tribus " ou " nations " : Platanii suri și cedrii-n mare/semințiile și-adapă. " " Leș platanes gris et leș cèdres/abreuvent dans la mer leurs tribus. " (Plajă/Plage) (Miclău, 1978 : 379) ; " Râuri spre alte seminții/duc slavă bucatelor blonde. " " Vers d'autres races leș rivières/portent la
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Blaga. Nous avons observé que certains éléments appartenant à ces champs sémantiques créent des difficultés de traduction. Champ sémantique de la terre Le champ sémantique de la terre comprend en roumain des termes différents, en fonction du degré de granularité de la terre. Sur une échelle croissante on aurait, en roumain, " pulberea " (" la poussière "), " țărâna "/" târna " (" la terre fine, labourée "), " pământul " (" la terre "). Dans leș traductions en français on rencontre souvent le nom générique " la terre " pour désigner ces trois termes : " pulberea pământului " " la
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terme " glie " est traduit souvent par " glèbe ", c'est-à-dire " terre cultivée " ou par le terme plus générique " terre " : " [...] mi-am lipit/de glii urechea [...]/și pe sub glii am ți-am auzit/a inimii bătaie zgomotoasă. " " [...] j'ai posé/mon oreille sur l'herbe [...]/et sous la glèbe j'ai entendu/leș battements sonores de ton cœur. " (Pământul/La terre) (Miclău, 1978 : 133) ; " [...] j'ai collé/mon oreille à la surface du pré [...]/et sous le pré j'ai entendu/leș battements
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de blé) (Miclău, 1978 : 221) ; " [...] golul mormântului/îmi sună în urechi că o talanga de lut. " " [...] le vide de la tombe/résonne dans mes oreilles, comme une sonnaille d'argile. " (Călugărul bătrân îmi șoptește din prag/Le vieux moine me murmure sur le seuil) (Miclău, 1978 : 271) ; " fântânile din imperiul lutului " " leș fontaines de l'empire de la glaise " (Înviere de toate zilele/Résurrection quotidienne) (Miclău, 1978 : 275) ; " leș puits venant du monde du limon " (Résurrection de chaque jour) (Loubière, 2003 : 33) ; " un
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2003 : 41) ; " un tas de glaise " (Villard, 2009 : 83) ; " părinteștile luturi " " la glaise des ancêtres " (În preajma strămoșilor/Auprès des aïeux) (Miclău, 1978 : 407) ; " Îngeri mulți murind și-au lăsat/lutul în țară. " " Une foule d'anges mourant laissèrent/Leur terre sur la terre. " (Semnal de toamnă/Signal d'automne) (Romanescu, 1998 : 69). Paula Romanescu traduit le nom " lut " (" argilă ") par " terre " ; le même équivalent est donné au nom " țara " (" pays "). La répétition du moț " terre " est censée augmenter la poéticité du
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d'origine. On observe également dans trois de ces versions la présence du verbe " baiser " en tânt qu'équivalent pour " a săruta " (" embrasser "). La traduction de Paula Romanescu, " boire dans un baiser șes étoiles éclatantes " est réussie, car elle porte sur la création d'une métaphore dans la langue d'accueil. * Une autre scène construite sur des images érotiques fait pârtie du cycle que Blaga dédie au dieu Pan. À l'aide du travail d'interprétation et de recréation, leș traducteurs
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en tânt qu'équivalent pour " a săruta " (" embrasser "). La traduction de Paula Romanescu, " boire dans un baiser șes étoiles éclatantes " est réussie, car elle porte sur la création d'une métaphore dans la langue d'accueil. * Une autre scène construite sur des images érotiques fait pârtie du cycle que Blaga dédie au dieu Pan. À l'aide du travail d'interprétation et de recréation, leș traducteurs ci-dessous donnent des versions réussies dans la langue cible : Că pâinea caldă eu te-aș
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c'était un amadou. " (Noi și pământul/ Nous et la terre) (Miclău, 1978 : 145) l'adverbe du poème source se retrouve dans l'adjectif " terrible " ; " On dirait que le démon de la nuit tient dans șes mains la terre/et souffle sur elle des étincelles comme sur de l'amadou/pour l'embrasser avec violence. " (Nous et la terre) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 61) omission de l'adverbe " năprasnic " en traduction. À d'autres occasions, on retrouve dans la poésie de Blaga le sentiment
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și pământul/ Nous et la terre) (Miclău, 1978 : 145) l'adverbe du poème source se retrouve dans l'adjectif " terrible " ; " On dirait que le démon de la nuit tient dans șes mains la terre/et souffle sur elle des étincelles comme sur de l'amadou/pour l'embrasser avec violence. " (Nous et la terre) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 61) omission de l'adverbe " năprasnic " en traduction. À d'autres occasions, on retrouve dans la poésie de Blaga le sentiment de l'illimité exprimé par
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qui présentent des difficultés de traduction. 2. 1. Titres des recueils Dans la poésie de Blaga, le titre a souvent un caractère symbolique. La plupart des titres des recueils șont, en effet, des métaphores qui offrent au lecteur des indices sur la thématique des poèmes. Quelques titres contiennent des termes clé, des motifs ou des symboles que nous avons présentés dans la section précédente. En ce qui suit, nous analysons leș traductions des titres des recueils de Blaga. Nous prenons en
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et celle de Philippe Loubière, titres en quelque sorte explicatifs, résultat de l'interprétation de leurs auteurs, leș autres traductions șont littérales. Nous considérons comme réussie la traduction de Sanda Stolojan, La grande traversée, parce qu'elle met l'accent sur l'idée de parcours, de passage à travers le temps. Un choix intéressant est celui de Basil Munteano, tout comme celui de Ștefana et Ioan Pop-Curșeu, qui décident de faire commencer par une majuscule leș composantes du titre, afin d
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passage à travers le temps. Un choix intéressant est celui de Basil Munteano, tout comme celui de Ștefana et Ioan Pop-Curșeu, qui décident de faire commencer par une majuscule leș composantes du titre, afin d'offrir aux lecteurs un indice sur la valeur métaphorique du syntagme. Par contre, la préposition " dans " manque dans le cas de plusieurs versions, ce qui représente une perte en traduction. La version de Paul Villard, Durant le grand passage, valorise l'idée de dimension temporelle exprimée
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tău (littéralement : " de ta chevelure ", " de țes cheveux ") pose des problèmes aux traducteurs : Ta chevelure (Miclău, 1978 : 141) ; De țes cheveux (Romanescu, 1998 : 34). Le poème parle des cheveux de la bien-aimée, comparés au voile de Maya. Le titre même joue sur l'ambiguïté de la préposition " din " : îl s'agit soit de la matière dont quelque chose est fabriqué, soit du lieu qui génère le mystère. La version de Paul Miclău supprime cette ambiguïté et, avec cela, une pârtie de la signifiance du poème
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titre oscillent entre le côté abstrait (Sanda Stolojan supprime même le complément de lieu du titre) et le côté matériel (Jean Poncet introduit le nom " la falaise " dans să traduction, choix qui n'est pas adéquat) : Un homme se penche sur le bord (Miclău, 1978 : 267) ; Un homme se penche par-dessus le bord (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 135) ; Un homme se penche (Stolojan 1992 : 33) ; Un homme se penche au bord de la falaise (Poncet, 1996 : 98) ; Un homme se penche au-dessus du bord
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se penche par-dessus le bord (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 135) ; Un homme se penche (Stolojan 1992 : 33) ; Un homme se penche au bord de la falaise (Poncet, 1996 : 98) ; Un homme se penche au-dessus du bord (Pop-Curșeu, 2003 : 57) ; Un être se penche sur le bord (Loubière, 2003 : 27). À notre sens, la référence " sur le bord " devrait être gardée en traduction pour préserver l'ambiguïté du titre d'origine. → Le titre Liniște între lucruri bătrâne contient l'un des motifs favoris de Blaga
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penche (Stolojan 1992 : 33) ; Un homme se penche au bord de la falaise (Poncet, 1996 : 98) ; Un homme se penche au-dessus du bord (Pop-Curșeu, 2003 : 57) ; Un être se penche sur le bord (Loubière, 2003 : 27). À notre sens, la référence " sur le bord " devrait être gardée en traduction pour préserver l'ambiguïté du titre d'origine. → Le titre Liniște între lucruri bătrâne contient l'un des motifs favoris de Blaga, à savoir " leș choses ". Leș versions que nous avons retenues șont
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