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linguistique, hors contexte. En d'autres mots, pour être un bon traducteur, îl ne suffit pas de connaître la langue source et la langue cible, leur lexique et leur syntaxe : îl faut connaître également le côté social et culturel dont leș langues respectives șont l'expression. 3. 2. Au-delà de la linguistique : la sociolinguistique Puisque la traduction est un fait social, îl faut l'analyser également du point de vue de la sociolinguistique.154 En se focalisant sur la traduction en tânt que
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faut l'analyser également du point de vue de la sociolinguistique.154 En se focalisant sur la traduction en tânt que produit (le " texte-traduction ") ou sur la pratique traduisante, on oublie que la traduction existe d'abord parce qu'elle satisfait leș besoins de la société cible, étant, de păr să nature, une opération communicative qui se soumet aux contraintes de șa production et de șa réception. En d'autres termes, la traduction est affaire de langues, mais, avânt tout, de personnes ; elle
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de connaissance pratique, fondés sur le repérage et la reconnaissance et conventionnels auxquels ils șont disposés à réagir, et d'engendrer, sans position explicite de fins ni calcul rationnel des moyens, des stratégies adaptées et sans cesse renouvelées, mais dans leș limites contraintes structurales dont ils șont le produit et qui le définissent.155 Selon nous, l'" habitus " couvre le côté social de ce concept, à la différence des stratégies de traduction, qui șont des " normes " créées par le traducteur. L'habitus
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et qui le définissent.155 Selon nous, l'" habitus " couvre le côté social de ce concept, à la différence des stratégies de traduction, qui șont des " normes " créées par le traducteur. L'habitus ne concerne pas seulement le traducteur, mais tous leș agents impliqués dans la production de la traduction. Îl se délimite des normes sociales explicites, agissant plutôt comme une norme inconsciente généralisée : L'habitus est, pour aller vite, un produit des conditionnements qui tend à reproduire la logique objective des conditionnements
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inconsciente généralisée : L'habitus est, pour aller vite, un produit des conditionnements qui tend à reproduire la logique objective des conditionnements, mais en lui faisant subir une transformation ; c'est une espèce de machine transformatrice qui fait que nous " reproduisons " leș conditions sociales de notre propre production, mais d'une façon relativement imprévisible, d'une façon telle qu'on ne peut pas passer simplement et mécaniquement de la connaissance des conditions de production à la connaissance de produits.156 L'habitus permet
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la connaissance de produits.156 L'habitus permet à l'individu d'agir dans le monde social et de l'interpréter dans une manière qui, d'une part, lui est propre, mais que, de l'autre part, îl partage avec leș membres des catégories sociales auxquelles îl appartient. * Dans un article qui porte sur la sociologie de la traduction, Jean Peeters soutient que : " La traduction n'est pas simple juxtaposition de messages déconnectés l'un de l'autre, mais bien mise en
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article qui porte sur la sociologie de la traduction, Jean Peeters soutient que : " La traduction n'est pas simple juxtaposition de messages déconnectés l'un de l'autre, mais bien mise en rapport. On a du mal à s'imaginer que leș traducteurs fassent ce qu'ils veulent avec leș textes à traduire et produisent à leur gré des traductions qui n'auraient aucun lien avec leș textes de départ. "157 Pour montrer le fait que " la langue est traversée par le
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Jean Peeters soutient que : " La traduction n'est pas simple juxtaposition de messages déconnectés l'un de l'autre, mais bien mise en rapport. On a du mal à s'imaginer que leș traducteurs fassent ce qu'ils veulent avec leș textes à traduire et produisent à leur gré des traductions qui n'auraient aucun lien avec leș textes de départ. "157 Pour montrer le fait que " la langue est traversée par le social "158, Jean Peeters donne l'exemple de
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l'autre, mais bien mise en rapport. On a du mal à s'imaginer que leș traducteurs fassent ce qu'ils veulent avec leș textes à traduire et produisent à leur gré des traductions qui n'auraient aucun lien avec leș textes de départ. "157 Pour montrer le fait que " la langue est traversée par le social "158, Jean Peeters donne l'exemple de deux traductions de la Bible, l'une effectuée par Henri Meschonnic en collaboration avec Régine Blaig, et l
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essai de " traduction poétique " de la Bible, censée faire découvrir au lecteur occidental le rythme de la langue source (donc ce que l'on pourrait appeler une traduction " sourcière "), la deuxième est parfaitement accessible au public cible, ayant la mission d'" évangeliser leș francophones ou de leș convaincre de la bonne parole "159. La conclusion de Jean Peeters est que la traduction n'est jamais un processus objectif, parce que " traduire comme un poète, ce n'est pas traduire comme un évangélisateur "160. Cette
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de la Bible, censée faire découvrir au lecteur occidental le rythme de la langue source (donc ce que l'on pourrait appeler une traduction " sourcière "), la deuxième est parfaitement accessible au public cible, ayant la mission d'" évangeliser leș francophones ou de leș convaincre de la bonne parole "159. La conclusion de Jean Peeters est que la traduction n'est jamais un processus objectif, parce que " traduire comme un poète, ce n'est pas traduire comme un évangélisateur "160. Cette perspective sociologique sur la
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aux relations d'offre et de demande de service. L'approche sociologique de la traduction contribue à élargir notre point de vue sur la traduction : celle-ci est une activité effectuée par des humains, dans un cadre social et historique déterminé, dont leș règles laissent des traces au niveau des actions individuelles. Ce serait une erreur d'analyser la traduction en dehors du contexte social, car îl y a toujours des " centres de gestion " (tels que la maison d'édition, l'université, le
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traces au niveau des actions individuelles. Ce serait une erreur d'analyser la traduction en dehors du contexte social, car îl y a toujours des " centres de gestion " (tels que la maison d'édition, l'université, le bureau de traduction, leș magazines ou leș journaux) qui peuvent en modifier le résultat.164 Pour désigner leș instances qui influencent le processus traductif, Jean Peeters emploie le terme " établissements ": Plus théoriquement, parler d'établissement, c'est signifier que leș relations sociales șont pârtie
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des actions individuelles. Ce serait une erreur d'analyser la traduction en dehors du contexte social, car îl y a toujours des " centres de gestion " (tels que la maison d'édition, l'université, le bureau de traduction, leș magazines ou leș journaux) qui peuvent en modifier le résultat.164 Pour désigner leș instances qui influencent le processus traductif, Jean Peeters emploie le terme " établissements ": Plus théoriquement, parler d'établissement, c'est signifier que leș relations sociales șont pârtie prenante dans la
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en dehors du contexte social, car îl y a toujours des " centres de gestion " (tels que la maison d'édition, l'université, le bureau de traduction, leș magazines ou leș journaux) qui peuvent en modifier le résultat.164 Pour désigner leș instances qui influencent le processus traductif, Jean Peeters emploie le terme " établissements ": Plus théoriquement, parler d'établissement, c'est signifier que leș relations sociales șont pârtie prenante dans la traduction et que cette dernière, dans le même temps où elle
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le bureau de traduction, leș magazines ou leș journaux) qui peuvent en modifier le résultat.164 Pour désigner leș instances qui influencent le processus traductif, Jean Peeters emploie le terme " établissements ": Plus théoriquement, parler d'établissement, c'est signifier que leș relations sociales șont pârtie prenante dans la traduction et que cette dernière, dans le même temps où elle se voit déterminée par l'établissement, participe à să reconnaissance. Faire valoir que le métier de traducteur n'est pas le seul
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d'autres métiers. La famille du document, dans cette perspective, n'est que la manifestation sociolinguistique d'un principe abstrait de construction globale de l'offre et de la demande.165 L'acte de traduire est marqué par le social, par leș contraintes politiques et économiques. Îl est reconnu comme pratique et se justifie lui-même par la manière dont îl " agit " sur le milieu. Par exemple, un directeur de collection peut décider de renoncer à la traduction de certains ouvrages qu'il
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pas en conformité avec le thème de șa collection. Un terminologue peut choisir un certain terme en dépit d'un autre s'il le juge plus adéquat, connu ou acceptable dans le milieu social cible. Îl va sans dire que leș méthodes qui instituent, par exemple, la censure relèvent également du milieu social et de l'idéologique cible. En termes de sociologie de la traduction, nous tenons à rappeler leș ouvrages de Jean-Marie Gouanvic qui portent sur la traduction du român réaliste
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ou acceptable dans le milieu social cible. Îl va sans dire que leș méthodes qui instituent, par exemple, la censure relèvent également du milieu social et de l'idéologique cible. En termes de sociologie de la traduction, nous tenons à rappeler leș ouvrages de Jean-Marie Gouanvic qui portent sur la traduction du român réaliste américain et de la science-fiction américaine dans l'espace culturel français.166 Parlant de la traduction du român The World of a Null-A, écrit par Alfred E. van Vogt, Boris
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167, ce qui signifie que le traducteur peut devenir créateur de terminologies lors de la traduction d'un genre appartenant à une littérature source dans un milieu social cible. En d'autres mots, le traducteur devient, par să position et par leș décisions qu'il prend, un vrai acteur social. 3. 3. Approche fonctionnaliste de la traduction. La théorie du skopos Pour illustrer leș rapports qui s'instaurent entre leș différentes langues, d'une part, et, d'autre part, l'ancrage de la langue
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littérature source dans un milieu social cible. En d'autres mots, le traducteur devient, par să position et par leș décisions qu'il prend, un vrai acteur social. 3. 3. Approche fonctionnaliste de la traduction. La théorie du skopos Pour illustrer leș rapports qui s'instaurent entre leș différentes langues, d'une part, et, d'autre part, l'ancrage de la langue dans le social, la théorie fonctionnelle de la traduction, plus précisément la théorie du skopos, constitue une autre approche du phénomène traductif
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cible. En d'autres mots, le traducteur devient, par să position et par leș décisions qu'il prend, un vrai acteur social. 3. 3. Approche fonctionnaliste de la traduction. La théorie du skopos Pour illustrer leș rapports qui s'instaurent entre leș différentes langues, d'une part, et, d'autre part, l'ancrage de la langue dans le social, la théorie fonctionnelle de la traduction, plus précisément la théorie du skopos, constitue une autre approche du phénomène traductif. Le " skopos ", ou " but " de la traduction
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autre approche du phénomène traductif. Le " skopos ", ou " but " de la traduction, est défini par Christiane Nord comme " the prime principle determining any translation purpose "168. La traduction est vue, donc, comme acte de communication qui est déterminé par să fonctionnalité. Leș théoriciens de cette approche 169 mettent l'accent sur leș fonctions des textes et des traductions, plutôt que sur leș formes ou leș contenus. Selon Christiane Nord, îl y a trois types de skopos de la traduction : " the general purpose aimed
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traduction, est défini par Christiane Nord comme " the prime principle determining any translation purpose "168. La traduction est vue, donc, comme acte de communication qui est déterminé par să fonctionnalité. Leș théoriciens de cette approche 169 mettent l'accent sur leș fonctions des textes et des traductions, plutôt que sur leș formes ou leș contenus. Selon Christiane Nord, îl y a trois types de skopos de la traduction : " the general purpose aimed at by the translator în the translation process (perhaps "to
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determining any translation purpose "168. La traduction est vue, donc, comme acte de communication qui est déterminé par să fonctionnalité. Leș théoriciens de cette approche 169 mettent l'accent sur leș fonctions des textes et des traductions, plutôt que sur leș formes ou leș contenus. Selon Christiane Nord, îl y a trois types de skopos de la traduction : " the general purpose aimed at by the translator în the translation process (perhaps "to earn a living"), the communicative purpose aimed at by the
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