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zori/de ciomegele ciobanilor. " " [...] le soleil se couchera-t-il bientôt ? Je veux rendre mon âme/en même temps que leș serpents écrasés à l'aube/par leș gourdins des bergers. " (Călugărul bătrân îmi șoptește din prag/Le vieux moine me murmure sur le seuil) (Miclău, 1978 : 271) ; " [...] dis-moi și le crépuscule est encore loin ? Car je voudrais rendre l'âme/en même temps que leș serpents écrasés à l'aube/par leș bergers avec leurs gourdins. " (Le vieux moine sur le seuil
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me murmure sur le seuil) (Miclău, 1978 : 271) ; " [...] dis-moi și le crépuscule est encore loin ? Car je voudrais rendre l'âme/en même temps que leș serpents écrasés à l'aube/par leș bergers avec leurs gourdins. " (Le vieux moine sur le seuil me parle tout baș) (Stolojan, 1992 : 37) ; " [...] combien de temps reste-t-il jusqu'au coucher du soleil ?/ Je veux rendre l'âme/en même temps que leș serpents écrasés à l'aube/par leș lourds bâtons des bergers. " (Le
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Stolojan, 1992 : 37) ; " [...] combien de temps reste-t-il jusqu'au coucher du soleil ?/ Je veux rendre l'âme/en même temps que leș serpents écrasés à l'aube/par leș lourds bâtons des bergers. " (Le vieil ermite me parle tout baș sur son seuil) (Pop-Curșeu, 2003 : 61). Cette référence culturelle peut rester incompréhensible même pour le lecteur roumain contemporain. Pour expliciter l'apparente " contradiction ", Philippe Loubière accompagne leș vers traduits par une note de baș de page : " Faut-il encore beaucoup d'ici
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Loubière accompagne leș vers traduits par une note de baș de page : " Faut-il encore beaucoup d'ici au crépuscule ?/ Je veux rendre le souffle/En même temps que leș serpents brisés à l'aube/ Par leș bâtons des bergers.* " (Faiblement sur le seuil m'appelle le vieux moine) (Loubière, 2003 : 31). *Le poète fait allusion à une croyance roumaine rurale, à savoir que leș serpents, notamment lorsqu'ils șont frappés à mort par l'homme, ont la particularité de ne succomber
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savoir que leș serpents, notamment lorsqu'ils șont frappés à mort par l'homme, ont la particularité de ne succomber qu'après le coucher du soleil. Cette solution facilite la lecture et, en plus, offre au public cible un indice sur le folklore roumain.1570 Leș éléments qui individualisent le relief roumain șont parfois adaptés à la langue cible. Par exemple, le régionalisme " muncel " (littéralement : " colline ", " petite montagne ") est traduit par " le puy " (Trezire/Réveil) (Miclău, 1978 : 411). Par contre, le
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sous la terrasse de la nouvelle/lumière [...]. " (La curțile dorului/ À la cour du mystère) (Miclău, 1978 : 403) ; " Nous somme leș hôtes qui attendent sous le porche de la lumière nouvelle [...]. " (Au seuil du mystère) (Poncet, 1996 : 148) ; " Nous sommes des hôtes sur le seuil de la nouvelle lumière [...]. " (Aux cours du grand désir) (Villard, 2011 : 9). Leș culturèmes contenus par la poésie de Blaga constituent des difficultés de traduction pas du tout négligeables. Là où îl n'y a pas de correspondant dans
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depuis l'Antiquité, la métaphore a été désignée, parfois métaphoriquement (sic !), comparaison implicite, relation, erreur, mais aussi vérité, ornement stylistique, épiphanie, déviation, équation, mensonge, négociation, signe, magie, cliché, fiction, célébration, outil de connaissance, conflit conceptuel.1576 Ce trope est construit sur une tension ou " torsion métaphorique ", dans la terminologie de Ricœur.1577 Le traductologue à son tour doit analyser la métaphorisation " non comme une forme de substitution, où un terme est mis à la place d'un autre pour mieux rendre
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fusion " de sens.1581 La métaphore n'est pas seulement l'apanage du discours littéraire, mais elle représente un instrument essentiel dans l'organisation de notre système conceptuel, étant largement employée par leș sciences exactes : " Ainsi, la métaphore s'appuie sur un mapping, qui est un processus de l'établissement des correspondances entre un domaine-source (concepts familiers) et un domaine-cible (concepts inconnus). "1582 La métaphore pourrait être considérée, par conséquent, comme une représentation seconde du monde, que ce soit dans le
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au traducteur. Leș métaphores explicites (pures, construites par remplacement) peuvent être traduites en dehors du contexte, par rapport aux métaphores indirectes, qui ne peuvent pas être détachées de leur environnement.1584 Leș théoriciens de la métaphore ont proposé des visions différentes sur ce phénomène langagier. Une catégorie à part qui nécessite une attention particulière de la part du traducteur est la métaphore filée, construction cohérente où l'image se prolonge longuement et progressivement, d'une figure à l'autre, dans une séquence tout
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Arcând prend en considération une autre catégorie de métaphores, qu'il appelle " dévalorisantes ", construites autour d'une dépersonnification 1585, et qui șont traduites en général en argot ou dans un registre équivalent dans la langue cible. Paul Ricœur, s'appuyant sur la définition aristotélicienne de la métaphore 1586, introduit le concept de " métaphore vive ", originale et neuve, s'opposant aux métaphores mortes (lexicalisées, figées, clichés). Leș métaphores vives ne célèbrent le langage pour lui-même, mais transmutent la réalité poétique à un niveau
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à analyser și ce trope est traduisible et quelles seraient leș stratégies traductives à employer. Și l'on définit la figure comme une violation des normes du langage, la métaphore est, du mois en théorie, transposable, parce qu'elle repose sur une comparaison qui est dans l'esprit du locuteur : Or, si leș figures constituaient toujours des écarts, notamment dans le domaine des métaphores, îl serait a priori facile de leș transposer d'une langue dans une autre, car la notion
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de la métaphore/dépoétisation, soit une surpoétisation du texte cible, ne font qu'affecter le " régime figural "1597 du poème source et en altérer la textualité. De telles infidélités de traduction ont comme origine une conception inadéquate ou trompeuse du traducteur sur la métaphore et sur la fonction qu'elle accomplit dans le discours. Îl s'agit de " la médiocre perception, voire de la non-perception, par le traducteur de poésie, des mécanismes figuratifs, des régimes figuraux et des processus de signifiance "1598. En
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une surpoétisation du texte cible, ne font qu'affecter le " régime figural "1597 du poème source et en altérer la textualité. De telles infidélités de traduction ont comme origine une conception inadéquate ou trompeuse du traducteur sur la métaphore et sur la fonction qu'elle accomplit dans le discours. Îl s'agit de " la médiocre perception, voire de la non-perception, par le traducteur de poésie, des mécanismes figuratifs, des régimes figuraux et des processus de signifiance "1598. En d'autres mots, pour
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passer par l'" épreuve de la pesée " et, dans la " balance du traducteur ", par le souci de l'exactitude, c'est-à-dire de la mise au jour par, et grace à la traduction, de la signification profonde du texte, qui devrait idéalement l'emporter sur la tentation de neutralité, d'arasement ou d'effacement.1602 En ce qui suit, nous analysons leș choix opérés par leș traducteurs pour récupérer leș métaphores de Blaga dans la langue d'arrivée. 4. 1. 2. Traduire la métaphore de
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L'araignée) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 117) ; " leș éclats de bois pourri " (V. L'araignée) (Poncet, 1996 : 88). La traduction de Jean Poncet est beaucoup plus poétique que la version explicative de Veturia Drăgănescu-Vericeanu. " Pe coastă-n vreji de nouri/crește luna. " " Sur la côte, en des tiges de nuages/grandit la lune. " (Înfrigurare/Fièvre) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 95) ; " Sur le coteau, derrière leș sarments des nuages/monte la lune. " (Fièvre) (Poncet, 1996 : 62). Le nom " vreji " fait référence aux branches grimpantes d'une
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La traduction de Jean Poncet est beaucoup plus poétique que la version explicative de Veturia Drăgănescu-Vericeanu. " Pe coastă-n vreji de nouri/crește luna. " " Sur la côte, en des tiges de nuages/grandit la lune. " (Înfrigurare/Fièvre) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 95) ; " Sur le coteau, derrière leș sarments des nuages/monte la lune. " (Fièvre) (Poncet, 1996 : 62). Le nom " vreji " fait référence aux branches grimpantes d'une plante (par exemple de la vigne). L'équivalent " sarments " est plus poétique que " tiges ". Un cas particulier
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1978 : 345) ; " [...] un autour interprète/la roue du destin. " (Paysage d'antan) (Poncet, 1996 : 128). Și la traduction de Paul Miclău est littérale, celle de Jean Poncet, plus poétique, est le résultat de son interprétation. Un " tableau vertigineux "1604, construit sur un cumul de métaphores, est présenté par le poème Tămâie și fulgi (Encens et neige) : " [...] și fulgi de-aramă azvârliți din cer/par clopoțeii atârnați/de gâtul pașilor de cai pe drum. " Leș deux traductions de cette image identifiées dans
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Tămâie și fulgi (Encens et neige) : " [...] și fulgi de-aramă azvârliți din cer/par clopoțeii atârnați/de gâtul pașilor de cai pe drum. " Leș deux traductions de cette image identifiées dans notre corpus șont : " [...] et aux cous de leurs pas sur la route/leș chevaux portent des clochettes/comme des flocons d'airain que jette/la voûte. " (Tămâie și fulgi/Encens et neige) (Miclău, 1978 : 231) ; " [...] et leș grelots pendus/aux pas des chevaux sur la route ont l'air/de
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et aux cous de leurs pas sur la route/leș chevaux portent des clochettes/comme des flocons d'airain que jette/la voûte. " (Tămâie și fulgi/Encens et neige) (Miclău, 1978 : 231) ; " [...] et leș grelots pendus/aux pas des chevaux sur la route ont l'air/de flocons d'airain lancés au ciel. " (Encens et neige) (Poncet, 1996 : 74). Dans son " Avant-propos du traducteur ", Paul Miclău cîte ce fragment pour illustrer la présence des images arborescentes dans la poésie de Blaga
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de l'horizon la merveille,/l'or de la parole,/des larmes divines l'auréole. " (Catrenele fetei frumoase/Leș quatrains de la belle fille) (Miclău, 1978 : 553-555) ; " Une jeune fille c'est/l'azur de la vie,/le ciel du ciel,/le diamant sur l'anneau. [...] Une jeune fille c'est/le mirage à l'horizon,/l'or du langage,/une larme de paradis. " (Leș quatrains de la jeune fille) (Poncet, 1996 : 220-222) ; " Une belle fille c'est/la clarté de la durée/ La voûte des
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parce qu'elle reprend le nom " cer " (" ciel "). Și Paul Miclău et Jean Poncet offrent une version littérale, Paula Romanescu interprète la métaphore comme " la voûte des cieux ". podoaba inelului Paul Miclău : ornant l'anneau éternel Jean Poncet : le diamant sur l'anneau Paula Romanescu : la perle de l'anneau La métaphore d'origine se traduit, littéralement, par " l'ornement de l'anneau ". Cet ornement devient, dans la version de Jean Poncet, un " diamant ", et dans la version de Paula Romanescu
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l'horizon la merveille ", " le mirage à l'horizon " pour " mirajul din zariște ". Par șes choix traductifs, Paula Romanescu change souvent le sens illustré par la figure source. Leș traducteurs recréent leș métaphores du texte de départ en s'appuyant sur des symboles définitoires de la poétique de Blaga, comme la " corolle de merveilles " de son poème programmatique. On dirait donc que, dans leur interprétation des tropes, leș traducteurs imitent le style de l'auteur source : " Să se vadă, ce se poate
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Poncet, 1996 : 226). La traduction littérale de l'image d'origine est " Qu'on voie, à travers leș cils, ce que l'on peut voir. " Dans să version, Paul Miclău crée une métaphore inédite (" la corolle des cils "), s'appuyant sur le symbole de la " corolle ", présent chez Blaga dès son premier poème, Eu nu strivesc corola de minuni a lumii (Je n'écrase pas la corolle de merveilles du monde). Jean Poncet emploie un autre symbole préféré par Blaga, à savoir
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des cils "). Leș deux versions șont, en effet, plus poétiques que le texte de départ. Jean Poncet reprend lui aussi le symbole de la " corolle " à l'aide duquel îl crée une métaphore : " Pe buzele ei calde mi se naște sufletul. Sur șes lèvres chaudes mon âme ouvre să corolle. " (În lan/Le champ) (Poncet, 1996 : 72). La traduction littérale de ce vers est " Sur șes lèvres chaudes mon âme est né. " Le traducteur aboutit à une version métaphorique, plus poétique que le
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de la " corolle " à l'aide duquel îl crée une métaphore : " Pe buzele ei calde mi se naște sufletul. Sur șes lèvres chaudes mon âme ouvre să corolle. " (În lan/Le champ) (Poncet, 1996 : 72). La traduction littérale de ce vers est " Sur șes lèvres chaudes mon âme est né. " Le traducteur aboutit à une version métaphorique, plus poétique que le texte source. Démétaphorisation La démétaphorisation comprend plusieurs degrés : de la simplification de la figure, jusqu'à la suppression totale. Par exemple, dans la version
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