12,109 matches
-
connaissances extralinguistiques celles qui permettent l'anticipation du sens dans un contexte donné.213 3. 4. 2. 2. Leș étapes de la traduction L'un des mérites de la théorie interprétative est le fait qu'elle dissèque le processus de traduction dans leș trois phases différentes que nous avons présentées auparavant. Îl convient maintenant de leș analyser en détail. La compréhension L'idée de la compréhension en tânt que première étape de la traduction n'est pas nouvelle ; on peut la retrouver aussi chez Jean-Paul
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
213 3. 4. 2. 2. Leș étapes de la traduction L'un des mérites de la théorie interprétative est le fait qu'elle dissèque le processus de traduction dans leș trois phases différentes que nous avons présentées auparavant. Îl convient maintenant de leș analyser en détail. La compréhension L'idée de la compréhension en tânt que première étape de la traduction n'est pas nouvelle ; on peut la retrouver aussi chez Jean-Paul Vinay et Jean Darbelnet, qui affirment que la traduction doit " faire comprendre ".214
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
de la compréhension en tânt que première étape de la traduction n'est pas nouvelle ; on peut la retrouver aussi chez Jean-Paul Vinay et Jean Darbelnet, qui affirment que la traduction doit " faire comprendre ".214 La compréhension était valorisée au début par leș créateurs de la théorie du sens dans le contexte de l'interprétation de conférence, pour être appliquée ensuite aux textes écrits.215 La thèse de Marianne Lederer et de Danica Seleskovitch est que la compréhension du sens repose absolument sur l
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
se réalise à l'aide des connaissances linguistiques, absolument nécessaires au traducteur professionnel 217, mais également à l'aide des connaissances extralinguistiques ou du savoir encyclopédique 218, que Marianne Lederer et Danica Seleskovitch préfèrent désigner par la dénomination " compléments cognitifs ". Leș compléments cognitifs șont définis comme des " éléments pertinents, notionnels et émotionnels, du bagage cognitif et du contexte cognitif, qui s'associent aux significations linguistiques des discours et des textes, pour constituer le sens. Ils șont aussi indispensables à l'interprétation
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
chaîne sonore ou graphique que la connaissance linguistique. "219 Și l'on analyse le texte du point de vue de șes compléments cognitifs, îl peut être considéré comme une réalité extralinguistique à part entière.220 Soit le texte suivant : Vous leș voyez s'abattre sur leș bancs du Luxembourg comme des pierrots. Pour rendre le texte compréhensible pour lecteur roumain, le traducteur doit recourir à șes connaissances extralinguistiques et opérer une explicitation, par laquelle îl suggère que l'action a lieu
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
la connaissance linguistique. "219 Și l'on analyse le texte du point de vue de șes compléments cognitifs, îl peut être considéré comme une réalité extralinguistique à part entière.220 Soit le texte suivant : Vous leș voyez s'abattre sur leș bancs du Luxembourg comme des pierrots. Pour rendre le texte compréhensible pour lecteur roumain, le traducteur doit recourir à șes connaissances extralinguistiques et opérer une explicitation, par laquelle îl suggère que l'action a lieu à Paris et îl s
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
traduction que nous proposons est la suivante : Astfel îi vedeți cum se așază pe băncile din Grădina Luxemburg ca niște vrăbiuțe. Le rôle des compléments cognitifs s'avère donc crucial dans la pratique de la traduction, car " [...] chaque langue choisit différemment leș traits saillants par lesquels elle dénomme objets et concepts, ainsi que leș particularités par lesquelles elle caractérise leș idées "221. Și l'écart culturel entre le texte de départ et le public d'arrivée est grand, le traducteur recourt à
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
așază pe băncile din Grădina Luxemburg ca niște vrăbiuțe. Le rôle des compléments cognitifs s'avère donc crucial dans la pratique de la traduction, car " [...] chaque langue choisit différemment leș traits saillants par lesquels elle dénomme objets et concepts, ainsi que leș particularités par lesquelles elle caractérise leș idées "221. Și l'écart culturel entre le texte de départ et le public d'arrivée est grand, le traducteur recourt à des explicitations, afin de combler cette différence.222 Dans l'optique de la
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
ca niște vrăbiuțe. Le rôle des compléments cognitifs s'avère donc crucial dans la pratique de la traduction, car " [...] chaque langue choisit différemment leș traits saillants par lesquels elle dénomme objets et concepts, ainsi que leș particularités par lesquelles elle caractérise leș idées "221. Și l'écart culturel entre le texte de départ et le public d'arrivée est grand, le traducteur recourt à des explicitations, afin de combler cette différence.222 Dans l'optique de la théorie du sens, toute communication est
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
valable pour le discours de manière générale, car, en toute circonstance, par rapport aux idées que le discours exprime, să forme matérielle est toujours indication plutôt que description "224. Face au caractère elliptique du discours 225, le traducteur doit associer leș compléments cognitifs à la forme linguistique du texte pour en déceler le sens. L'implicite varie d'un individu à l'autre, d'une langue à l'autre et d'une culture à l'autre.226 Le traducteur professionnel se
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
forme linguistique du texte pour en déceler le sens. L'implicite varie d'un individu à l'autre, d'une langue à l'autre et d'une culture à l'autre.226 Le traducteur professionnel se gardera donc de préserver leș synecdoques d'une langue dans să traduction 227 ; să tache est plutôt de " désigner dans să langue le même tout affectivo-cognitif en une synecdoque adéquate, qui créera l'équivalent de la synecdoque originale "228. La traduction interprétative s'avère être une
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
s'agit des contraventions que l'on reçoit en France și on n'a pas garé la voiture dans un endroit adéquat ou și on n'a pas payé le parking. Ce type de " contractuels " qui " glissent " des contraventions sous leș essuie-glaces des voitures n'existe pas en Roumaine. S'il veut préserver le sens du texte de départ, le traducteur devra expliciter cet implicite, en introduisant, par exemple, une note de baș de page, dans laquelle îl spécifiera de quels
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
de contraventions îl s'agit. Și, par contre, son intention est d'adapter le contenu source au lecteur cible, îl remplacera cette référence culturelle par l'équivalent le plus proche (comme, par exemple, le terme plus générique de " police locale "). Leș deux choix traductifs șont l'expression de son travail d'interprétation. La déverbalisation Selon la théorie interprétative, le sens est un souvenir mental. Par conséquent, le processus qui suit après toute lecture ou écoute du message est la déverbalisation, c
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
sens d'un texte original et le restituer ensuite dans la langue d'arrivée. Pour prouver ce propos, nous citons un exemple de traduction par interprétation offert par Georgiana Lungu-Badea. Pendant șes travaux dirigés de traduction, l'auteur observe que leș étudiants offrent parfois de très bonnes versions en roumain grace à leur travail interprétatif, auquel s'ajoute le désir de préserver le style du texte source : " Certains étudiants ont démontré une excellente maîtrise de la langue maternelle et de șes multiples
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
bonnes versions en roumain grace à leur travail interprétatif, auquel s'ajoute le désir de préserver le style du texte source : " Certains étudiants ont démontré une excellente maîtrise de la langue maternelle et de șes multiples possibilités d'expression, en traduisant "leș trois S : sous, sexe, santé" par "tripleta/tripticul/cei trei S : sfanți, sex, sănătate", en gardant de cette façon le registre stylistique de la langue et n'étant plus obligés de changer la syntaxe pour résoudre le problème [...]. "230 3. 4
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
et du traductologue du niveau strictement linguistique des énoncés à la saisie du sens.231 Îl faut donc savoir dépasser le niveau des mots pour parvenir au message : " [...] compétences linguistiques, compréhension du sujet, curiosité, esprit critique, honnêteté intellectuelle, telles șont leș qualités que doit posséder le traducteur "232. Puisqu'elle englobe harmonieusement leș deux formes d'activité traduisante l'interprétation de conférence et la traduction écrite -, la théorie du sens a été jugée comme une " théorie réconciliatrice de la traduction "233. Selon
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
du sens.231 Îl faut donc savoir dépasser le niveau des mots pour parvenir au message : " [...] compétences linguistiques, compréhension du sujet, curiosité, esprit critique, honnêteté intellectuelle, telles șont leș qualités que doit posséder le traducteur "232. Puisqu'elle englobe harmonieusement leș deux formes d'activité traduisante l'interprétation de conférence et la traduction écrite -, la théorie du sens a été jugée comme une " théorie réconciliatrice de la traduction "233. Selon l'approche interprétative, la traduction est vue comme une équivalence de fonction
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
statut indépendant par rapport aux autres sciences du langage.236 Cet avantage comporte bien évidemment un risque : celui d'associer la théorie du sens à la simple intuition, c'est-à-dire de contester son caractère scientifique. Avec cette observation, nous anticipons leș limites de cette approche appliquée à la pratique de traduction. 3. 4. 3. Limites de l'approche interprétative de la traduction Leș limites de l'herméneutique en tânt que théorie philosophique ont été formulées par șes praticiens. Par exemple, Paul Ricœur
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
théorie du sens à la simple intuition, c'est-à-dire de contester son caractère scientifique. Avec cette observation, nous anticipons leș limites de cette approche appliquée à la pratique de traduction. 3. 4. 3. Limites de l'approche interprétative de la traduction Leș limites de l'herméneutique en tânt que théorie philosophique ont été formulées par șes praticiens. Par exemple, Paul Ricœur voit dans l'interprétation à la fois une récollection du sens et une démystification 237, tandis que Jacques Derrida l'analyse
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
que théorie philosophique ont été formulées par șes praticiens. Par exemple, Paul Ricœur voit dans l'interprétation à la fois une récollection du sens et une démystification 237, tandis que Jacques Derrida l'analyse dans son ambivalence : l'orientation vers leș origines et le désir de transcender l'histoire.238 Quant à Umberto Eco, îl avertit contre le danger d'une interprétation infinie : " D'un côté, on assume qu'interpréter un texte signifie mettre en lumière la signification voulue par l
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
un texte signifie mettre en lumière la signification voulue par l'auteur ou, en tout cas, să nature objective, son essence qui, en tânt que telle, est indépendante de notre interprétation. D'un autre côté, on assume, au contraire, que leș textes peuvent être infiniment interprétés. "239 Le grand adversaire de la théorie du sens est Jean-René Ladmiral. Un premier reproche qu'il adresse aux auteurs de cette approche traductologique est d'avoir exclu leș textes littéraires de leur champ de recherche
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
autre côté, on assume, au contraire, que leș textes peuvent être infiniment interprétés. "239 Le grand adversaire de la théorie du sens est Jean-René Ladmiral. Un premier reproche qu'il adresse aux auteurs de cette approche traductologique est d'avoir exclu leș textes littéraires de leur champ de recherche : [...] une des réserves qu'appellera le concept de déverbalisation tient au fait qu'il est apparu dans le cadre de " la théorie interprétative de la traduction " (T.I.T) qu'ont développée Danica Seleskovitch et
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
To) au texte-cible (Tț) implique un saut (saltus). Îl se produit donc un processus de déverbalisation entre le texte original qui n'est "déjà plus" là et să traduction qui n'est "pas encore". "241 Entre autres, Ladmiral, tout comme leș représentants de l'approche interprétative, reconnaît aussi qu'" on ne traduit pas des mots, mais des idées ", qu'il appelle aussi " sémantèmes ".242 Néanmoins, la déverbalisation est pour Ladmiral un moment intermédiaire entre leș deux phases de la traduction, qui șont
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
241 Entre autres, Ladmiral, tout comme leș représentants de l'approche interprétative, reconnaît aussi qu'" on ne traduit pas des mots, mais des idées ", qu'il appelle aussi " sémantèmes ".242 Néanmoins, la déverbalisation est pour Ladmiral un moment intermédiaire entre leș deux phases de la traduction, qui șont pour lui la lecture-interprétation et la réexpression.243 Îl se manifeste soit en plan matériel, par la prise de notes, soit en plan psychologique, et îl devient ainsi une interphase mentale de la conscientisation du
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
touche personnelle ", en faisant le " théorème du salto mortale de la déverbalisation " [...], c'est précisément pour y apporter un élément de dramatisation soulignant la tension psychologique qu'implique un țel travail de reformulation (rewording) quand îl lui faut aussi rompre toutes leș amarres d'avec la forme de l'énoncé-source. [...] Quant au salto mortale, îl ressortit à la rhétorique d'une phénoménologie existentielle du processus de la traduction ; et și l'on se figurait pouvoir en trouver le répondant dans la réalité objective
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]