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1992 : 53). On observe que l'adjectif " păduratici " (littéralement : " forestiers ") est traduit par un néologisme par Sanda Stolojan (" sylvestres "). " puterile păsărești " " leș forces des oiseaux " (Am inteles păcatul ce apasă peste casa mea/J'ai compris le péché qui pèse sur mă maison) (Miclău, 1978 : 299) ; " leș forces oiselières " (J'ai compris le péché qui pèse sur mă maison) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 157) ; " leș puissances aillées " (J'ai compris le péché qui pèse sur mă maison) (Stolojan, 1992 : 49). La traduction de
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Sanda Stolojan (" sylvestres "). " puterile păsărești " " leș forces des oiseaux " (Am inteles păcatul ce apasă peste casa mea/J'ai compris le péché qui pèse sur mă maison) (Miclău, 1978 : 299) ; " leș forces oiselières " (J'ai compris le péché qui pèse sur mă maison) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 157) ; " leș puissances aillées " (J'ai compris le péché qui pèse sur mă maison) (Stolojan, 1992 : 49). La traduction de Paul Miclău est explicative. Par contre, Veturia Drăgănescu-Vericeanu opte pour le moț " oiselières ", ce qui constitue
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mea/J'ai compris le péché qui pèse sur mă maison) (Miclău, 1978 : 299) ; " leș forces oiselières " (J'ai compris le péché qui pèse sur mă maison) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 157) ; " leș puissances aillées " (J'ai compris le péché qui pèse sur mă maison) (Stolojan, 1992 : 49). La traduction de Paul Miclău est explicative. Par contre, Veturia Drăgănescu-Vericeanu opte pour le moț " oiselières ", ce qui constitue un contresens, parce que " oiselier " est, en effet, un nom qui désigne une personne qui élève
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figural, provoquée par une mauvaise interprétation (" buvez et vous réchauffez " ; " buvez du vin, réchauffez-vous "). Ce choix traductif affecte le niveau sémantique et stylistique du texte de départ. La poésie de Blaga se fait remarquer également grace aux énumérations surprenantes, fondées sur des associations de termes faisant pârtie du domaine concret ou abstrait. Voilà, à titre d'exemple, la description des paniers des pêcheurs dans un port : " [...] pescarii sosesc cu povară pe creștet./ În coșuri : țestoase, țipari, curcubee. " " [...] leș pêcheurs portent le
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associations de termes faisant pârtie du domaine concret ou abstrait. Voilà, à titre d'exemple, la description des paniers des pêcheurs dans un port : " [...] pescarii sosesc cu povară pe creștet./ În coșuri : țestoase, țipari, curcubee. " " [...] leș pêcheurs portent le fardeau sur la tête :/tortues, anguilles, arcs-en-ciel aux paniers. " (Boare atlantică/Brise atlantique) (Miclău, 1978 : 417). Cette énumération se prête à la traduction littérale : și leș " tortues " (" țestoase ") et leș " anguilles " (" țipari ") șont à retrouver d'habitude dans le panier d'un
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qu'en accordant une attention particulière au choix des termes employés dans le texte-traduction. Nous présentons ci-dessus une liste de termes poétiques sélectionnés de notre corpus : " rază " (" rayon de soleil ") " lueur " (Stelelor/Ô, étoiles) (Miclău, 1978 : 195) ; " pe-o stâncă " (" sur un rocher ") " sur un roc " (Pan/Pan) (Miclău, 1978 : 199) ; " o stâncă " (" un rocher ") " une roche " (Pan/Pan) (Poncet, 1996 : 58) ; " a privi " (" regarder ") " mirer " (În marea trecere/Au fil du grand parcours) (Loubière, 2003 : 21) ; " și-n ochii mei
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une attention particulière au choix des termes employés dans le texte-traduction. Nous présentons ci-dessus une liste de termes poétiques sélectionnés de notre corpus : " rază " (" rayon de soleil ") " lueur " (Stelelor/Ô, étoiles) (Miclău, 1978 : 195) ; " pe-o stâncă " (" sur un rocher ") " sur un roc " (Pan/Pan) (Miclău, 1978 : 199) ; " o stâncă " (" un rocher ") " une roche " (Pan/Pan) (Poncet, 1996 : 58) ; " a privi " (" regarder ") " mirer " (În marea trecere/Au fil du grand parcours) (Loubière, 2003 : 21) ; " și-n ochii mei te oglindești " " et
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trecere/Au fil du grand parcours) (Loubière, 2003 : 21) ; " și-n ochii mei te oglindești " " et dans mes yeux tu te mires " (Noapte/La nuit) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 77) ; " codru " (" bois ") " la sylve " (Gorunul/Le chêne) (Poncet, 1996 : 38) ; " pe cărări " (" sur leș sentiers ") " sur leș sentes " (V. Paianjenul/V. L'araignée) (Poncet, 1996 : 88) ; " în văzduhuri zmeu " (" cerf-volant dans leș cieux ") " cerf-volant dans leș nues " (Trezire/Réveil) (Miclău, 1978 : 411) ; " frunzele satului " (" leș feuilles du village ") " leș ramures du village " (Fum
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du grand parcours) (Loubière, 2003 : 21) ; " și-n ochii mei te oglindești " " et dans mes yeux tu te mires " (Noapte/La nuit) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 77) ; " codru " (" bois ") " la sylve " (Gorunul/Le chêne) (Poncet, 1996 : 38) ; " pe cărări " (" sur leș sentiers ") " sur leș sentes " (V. Paianjenul/V. L'araignée) (Poncet, 1996 : 88) ; " în văzduhuri zmeu " (" cerf-volant dans leș cieux ") " cerf-volant dans leș nues " (Trezire/Réveil) (Miclău, 1978 : 411) ; " frunzele satului " (" leș feuilles du village ") " leș ramures du village " (Fum căzut/Fumée penchée
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Paianjenul/V. L'araignée) (Poncet, 1996 : 88) ; " în văzduhuri zmeu " (" cerf-volant dans leș cieux ") " cerf-volant dans leș nues " (Trezire/Réveil) (Miclău, 1978 : 411) ; " frunzele satului " (" leș feuilles du village ") " leș ramures du village " (Fum căzut/Fumée penchée) (Stolojan, 1992 : 61) ; " sura poveste " (" histoire grise ") " conte en grisaille " (Timp fără patrie/Temps apatride) (Poncet, 1996 : 180) ; " laudă somnului " (" éloge du sommeil ") " louange au sommeil " (Perspectiva/Perspective) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 185) ; " louange du sommeil " (Perspective) (Stolojan, 1992 : 75) ; " noapte întreagă " (" nuit entière ") " nuit sans
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parmi vous " (Către cititori/Aux lecteurs) (Stolojan, 1992 : 23) ; Le nom " margine " (" bord ") est traduit par " margelle " : M-aplec peste margine :/nu știu e-a mării/ori a bietului gând ? " " Je me penche : suis-je au bord de la mer/ou bien sur la margelle/d'une pauvre pensée ? je ne sais. " (Un om s-apleacă peste margine/Un homme se penche) (Stolojan, 1992 : 33) ; Le nom " pivniță " (" cave ") est traduit par " oubliette " ou " cellier " : " pivnițele pământului " " leș oubliettes de la terre " (Din cer
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en secret, honorent la patrie. " (Inscripție/Inscription) (Poncet, 1996 : 174). Le verbe " a largi " (" élargir ") est interprété, dans ce contexte, comme " honorer ". " vântul ce vine din luna/și-n țară sună " " un souffle de vent venu de la lune/et qui sur la terre gémit " (Drum prin cimitir/La route du cimetière) (Poncet, 1996 : 182). Le verbe " a sună " (" sonner " ; dans ce contexte : " battre ", " souffler ") est interprété par Jean Poncet comme " gémir ". Son choix augmente la poéticité du texte cible. " arătările și
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margine de drum ? " " Pourquoi ai-je désiré un autre sourire que celui de l'ouvrier/qui fait jaillir leș étincelles de pierre au bord de la route ? " (Am inteles păcatul ce apasă peste casa mea/J'ai compris le péché qui pèse sur mă maison) (Miclău, 1978 : 297). Le traducteur emploie l'expression " ouvrier [...] qui fait jaillir leș étincelles de pierre " afin de désigner le " casseur/tailleur de pierres ". În mijlocul dimineții stă taurul neînjugat. Le taureau libre au milieu du matin sans bornes
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desquels îl recrée l'image source. 5. 2. Dépoétisation et traduction poétique Nous présentons dans cette section leș décisions traductives qui mènent à un appauvrissement du texte cible au niveau sémantique et stylistique. Ces choix des traducteurs peuvent être rangés sur une échelle croissante, en fonction de leur gravité. Nous analysons leș banalisations provoquées par l'emploi d'un registre non-poétique, leș changements sémantiques et leș simplifications au niveau sémantique et stylistique, leș changements de la voix du texte, leș omissions et
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Le choix inadéquat du registre ou des termes est observable surtout aux niveaux des images : Și-ar înflori pe buza ta atâta vraja/de n-ai fi frământata,/ Sfânto,/de voluptatea-ascunsă a păcatului ? " " Et comment un țel charme saurait fleurir sur țes lèvres,/și tu n'étais pas agitée,/Ô, sainte,/par la volupté secrète du péché ? " (Lumină raiului/La lumière du paradis) (Miclău, 1978 : 161). L'adjectif " agitée " employé dans ce contexte affecte la poéticité du texte cible. Nous proposons
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doucement à l'extrême,/je ferme leș paupières [...]. " (Noapte/La nuit) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 77). L'expression " doucement à l'extrême " est dépourvue de poéticité, voire maladroite. " Mai curg aceleași stele pe fruntea lui în stoluri [...] ? " " Leș mêmes étoiles, coulent-elles encore sur son front par bandes ? " (Gândurile unui mort/Leș pensées d'un mort) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 101). Le texte source propose une analogie entre leș étoiles et leș oiseaux qui volent ensemble. L'emploi du terme " bande " dépoétise le texte d'arrivée
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Paianjenul/V. L'araignée) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 117). Le nom " pietrar ", qui désigne le " casseur/tailleur de pierres ", est traduit par " paveur " par Veturia Drăgănescu-Vericeanu : " paveur " ( Am inteles păcatul ce apasă peste casa mea/J'ai compris le péché qui pèse sur mă maison) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 157) ; " casseur de pierres " (J'ai compris le péché qui pèse sur mă maison) (Stolojan, 1992 : 49) " tailleur de pierre " (J'ai compris le péché qui pèse sur mă maison) (Pop-Curșeu, 2003 : 85) ; " tailleur de pierre
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pierres ", est traduit par " paveur " par Veturia Drăgănescu-Vericeanu : " paveur " ( Am inteles păcatul ce apasă peste casa mea/J'ai compris le péché qui pèse sur mă maison) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 157) ; " casseur de pierres " (J'ai compris le péché qui pèse sur mă maison) (Stolojan, 1992 : 49) " tailleur de pierre " (J'ai compris le péché qui pèse sur mă maison) (Pop-Curșeu, 2003 : 85) ; " tailleur de pierre " (J'ai compris le péché qui ronge mă maison) (Loubière, 2003 : 55). Des changements sémantiques peuvent
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mea/J'ai compris le péché qui pèse sur mă maison) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 157) ; " casseur de pierres " (J'ai compris le péché qui pèse sur mă maison) (Stolojan, 1992 : 49) " tailleur de pierre " (J'ai compris le péché qui pèse sur mă maison) (Pop-Curșeu, 2003 : 85) ; " tailleur de pierre " (J'ai compris le péché qui ronge mă maison) (Loubière, 2003 : 55). Des changements sémantiques peuvent être observés également au niveau des images : " Eu cred ca veșnicia s-a născut la sat
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caches, derrière mes paupières ") " tu te caches,/derrière mes sourcils " (Ceasul care nu apune/L'heure qui ne décline pas) (Miclău, 1978 : 597). La version cible est illogique et dépourvue de poéticité. " Pe buzele ei calde mi se naște sufletul. Sur șes lèvres chaudes renaît mon âme. " (În lan/Au champ) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 105). Le verbe " a se naște " (" naître ") du texte source est traduit par " renaître ", ce qui produit un changement sémantique pas du tout négligeable. " O, lumea [...]/ne este
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soi-même (voir la version littérale de Paul Miclău), dans la version de Jean Poncet îl s'adresse à son propre âme, en tânt qu'entité séparée . Leș versions de Paul Miclău, Veturia Drăgănescu-Vericeanu et Jean Poncet contiennent parfois des interventions sur l'original qui mènent à des changements de la voix du texte. Ces décisions traductives déterminent, en général, une altération du message de départ. 5. 2. 4. Omissions Nous avons remarqué quelques situations où des éléments du texte source șont omis
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Par exemple, dans leș vers ci-dessous, l'expression " a se ridica o șchioapa de la pământ " (littéralement : " se soulever de la terre d'un empan ") constitue une difficulté de traduction : " Pe coate încă o dată/mă mai ridic o șchioapa de la pământ [...]. " " Allongé sur la terre/je me révèle sur leș coudes [...]. " (Un om s-apleacă peste margine/Un homme se penche sur le bord) (Miclău, 1978 : 267) ; " À terre, accoudé, je me soulève encore d'un empan [...]. " (Un homme se penche par-dessus le
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l'expression " a se ridica o șchioapa de la pământ " (littéralement : " se soulever de la terre d'un empan ") constitue une difficulté de traduction : " Pe coate încă o dată/mă mai ridic o șchioapa de la pământ [...]. " " Allongé sur la terre/je me révèle sur leș coudes [...]. " (Un om s-apleacă peste margine/Un homme se penche sur le bord) (Miclău, 1978 : 267) ; " À terre, accoudé, je me soulève encore d'un empan [...]. " (Un homme se penche par-dessus le bord) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 135) ; " Accoudé une
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terre d'un empan ") constitue une difficulté de traduction : " Pe coate încă o dată/mă mai ridic o șchioapa de la pământ [...]. " " Allongé sur la terre/je me révèle sur leș coudes [...]. " (Un om s-apleacă peste margine/Un homme se penche sur le bord) (Miclău, 1978 : 267) ; " À terre, accoudé, je me soulève encore d'un empan [...]. " (Un homme se penche par-dessus le bord) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 135) ; " Accoudé une fois encore/à râs de terre je me soulève [...] " (Un homme se penche
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1978 : 267) ; " À terre, accoudé, je me soulève encore d'un empan [...]. " (Un homme se penche par-dessus le bord) (Drăgănescu-Vericeanu, 1974 : 135) ; " Accoudé une fois encore/à râs de terre je me soulève [...] " (Un homme se penche) (Stolojan, 1992 : 33) ; " Sur le coude encore une fois/je me soulève de terre [...]. " (Un homme se penche au bord de la falaise) (Poncet, 1996 : 98) ; " Sur leș coudes encore une fois/je me soulève à un pouce du sol [...]. " (Un homme se penche au-dessus
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