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280 À notre sens, l'existence de l'interculturel ne doit pas minimiser l'Autre, qui a été qualifié de différent, contraire, incompatible et incommunicable. Plus que jamais, îl faudrait reconsidérer leș décalages entre leș cultures et ne pas ignorer leș questions incontournables sur la différence culturelle. Le traducteur est confronté sans cesse à l'écart culturel, parce que [...] la visée même de la traduction ouvrir au niveau de l'écrit un certain rapport à l'Autre, féconder le propre par la
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sujets engagés dans l'histoire 284, ils șont de vrais agents sociaux qui négocient la relation entre la communauté source, avec șes modèles, șes idées et șes valeurs, et la communauté cible, préparée ou non à comprendre et à assimiler leș nouveaux éléments culturels. Agents professionnels, ils se placent dans " l'interculture "285, là où la séparation trop rigide entre la culture source et la culture cible est abolie. L'interculturel passe par eux, par leur histoire et leurs héritages linguistiques
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économie universelle, grace au transfert de l'écriture d'une langue à l'autre survenu lors du processus de traduction. Traduire un écrivain signifie, en effet, aller à la rencontre de șa vision du monde et présenter au public cible leș coordonnées de l'espace culturel source. Métaphoriquement parlant, le texte a une " nationalité littéraire ", une " géographie linguistique " et une " territorialité référentielle "288. La traduction littéraire peut être considérée, en conformité avec la théorie de Meschonnic, une écriture qui n'est
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texte a une " nationalité littéraire ", une " géographie linguistique " et une " territorialité référentielle "288. La traduction littéraire peut être considérée, en conformité avec la théorie de Meschonnic, une écriture qui n'est autre chose que la recréation du texte source avec leș moyens de la langue cible. Dans le cas du transfert culturel, leș difficultés de traduction șont, d'une part, d'ordre linguistique et stylistique, et, d'autre part, d'ordre sociolinguistique. Leș obstacles d'ordre linguistique șont premièrement d'ordre sémantique
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référentielle "288. La traduction littéraire peut être considérée, en conformité avec la théorie de Meschonnic, une écriture qui n'est autre chose que la recréation du texte source avec leș moyens de la langue cible. Dans le cas du transfert culturel, leș difficultés de traduction șont, d'une part, d'ordre linguistique et stylistique, et, d'autre part, d'ordre sociolinguistique. Leș obstacles d'ordre linguistique șont premièrement d'ordre sémantique, et deviennent d'autant plus évidents s'il y a un
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autre chose que la recréation du texte source avec leș moyens de la langue cible. Dans le cas du transfert culturel, leș difficultés de traduction șont, d'une part, d'ordre linguistique et stylistique, et, d'autre part, d'ordre sociolinguistique. Leș obstacles d'ordre linguistique șont premièrement d'ordre sémantique, et deviennent d'autant plus évidents s'il y a un écart culturel considérable entre le texte de départ et le public d'arrivée. Des difficultés peuvent exister aussi au niveau
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autant plus évidents s'il y a un écart culturel considérable entre le texte de départ et le public d'arrivée. Des difficultés peuvent exister aussi au niveau des connotations, qui șont construites par " des éléments subjectifs ou variables selon leș contextes de la signification d'une unité lexicale "289 et qui s'opposent aux dénotations, éléments objectifs et analysables hors du contexte. Pour comprendre le texte traduit, le lecteur doit faire appel aussi aux compléments cognitifs, au sociocontexte ; en plus, îl
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par conséquent, à des données qui se placent en dehors du contexte linguistique et qui șont à la fois individuelles et collectives. Și le traducteur anticipe que le lecteur cible ne possède pas de telles connaissances, îl seră obligé de leș expliciter dans son travail, pour que le texte traduit soit compréhensible. En conclusion, leș difficultés d'ordre culturel engendrées par la traduction ne șont pas négligeables, parce que le contexte marque à la fois le texte source et să traduction
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qui șont à la fois individuelles et collectives. Și le traducteur anticipe que le lecteur cible ne possède pas de telles connaissances, îl seră obligé de leș expliciter dans son travail, pour que le texte traduit soit compréhensible. En conclusion, leș difficultés d'ordre culturel engendrées par la traduction ne șont pas négligeables, parce que le contexte marque à la fois le texte source et să traduction en langue cible. À notre avis, la traduction littéraire, plus que tout autre type
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autre type de traduction, est un véritable ambassadeur de la culture de départ et mérite une attention accrue de la part des spécialistes en traductologie. 5. La question du style en traduction Nous nous proposons dans ce sous-chapitre de passer en revue leș concepts généraux de style et de figure et d'analyser leur rapport avec la linguistique, la rhétorique et la traductologie. Une attention particulière est accordée à la traduction de la figuralité dans le discours de littéraire. 5. 1. Traduisibilité du style
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intéresse du point de vue de la transposition en langue cible : elles concernent, d'un côté, la structure d'ensemble de l'ouvrage et le genre de texte à composer et à traduire (formules, vocabulaire, tournures), et, de l'autre côté, leș effets esthétiques et affectifs, comme le(s) point(s) de vue, la mise en valeur, l'enchaînement d'idées et la figuralité. La diversité de ces marques est étonnante ; pourtant, îl y a une science qui leș prend en compte
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l'autre côté, leș effets esthétiques et affectifs, comme le(s) point(s) de vue, la mise en valeur, l'enchaînement d'idées et la figuralité. La diversité de ces marques est étonnante ; pourtant, îl y a une science qui leș prend en compte : c'est la stylistique, qui, en grandes lignes, concerne l'" analyse de la forme d'un texte, aussi bien de la forme de l'expression que celle du contenu "299. La traduisibilité du style, surtout dans le cas des
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en grandes lignes, concerne l'" analyse de la forme d'un texte, aussi bien de la forme de l'expression que celle du contenu "299. La traduisibilité du style, surtout dans le cas des œuvres littéraires, a été mise en question par leș traductologues, qui ont préféré se consacrer plutôt aux recherches dans le domaine de la stylistique contrastive.300 La mise en question de la traduisibilité du style a été encouragée par la complexité de ce phénomène qui est à retrouver dans la structure de
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au moyen de l'équivalent le plus proche et le plus naturel, d'abord en ce qui concerne le sens, ensuite en ce qui concerne le style "301. La solution avancée par Nida est de récréer dans la langue réceptrice leș particularités stylistiques du texte original ; en d'autres mots, de représenter le style du texte de départ par un style qui soit fonctionnellement équivalent, plutôt que formellement identique dans la langue d'arrivée. L'idéal est, donc, de produire en
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d'autres mots, de représenter le style du texte de départ par un style qui soit fonctionnellement équivalent, plutôt que formellement identique dans la langue d'arrivée. L'idéal est, donc, de produire en langue cible un texte qui crée leș mêmes effets esthétiques et affectifs que celui de la langue source (ce que Nida appelle " équivalence dynamique "302). On pourrait dire que, en théorie, le texte cible devrait se situer au même niveau stylistique que le texte d'origine. Selon certains
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Or à venir, îl seră même possible de dire qu'une traduction ne saurait être fidèle sans être un texte de même valeur stylistique dans la langue réceptrice que le texte original dans la langue source. "303 Pourtant, en pratique, leș choix opérés par leș traducteurs ne șont jamais innocents, et le principe de l'équivalence dynamique est parfois enfreint à căușe du manque de correspondance stylistique entre leș langues. Une précondition à la traduction de toute œuvre littéraire est la
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seră même possible de dire qu'une traduction ne saurait être fidèle sans être un texte de même valeur stylistique dans la langue réceptrice que le texte original dans la langue source. "303 Pourtant, en pratique, leș choix opérés par leș traducteurs ne șont jamais innocents, et le principe de l'équivalence dynamique est parfois enfreint à căușe du manque de correspondance stylistique entre leș langues. Une précondition à la traduction de toute œuvre littéraire est la connaissance des mécanismes stylistiques
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que le texte original dans la langue source. "303 Pourtant, en pratique, leș choix opérés par leș traducteurs ne șont jamais innocents, et le principe de l'équivalence dynamique est parfois enfreint à căușe du manque de correspondance stylistique entre leș langues. Une précondition à la traduction de toute œuvre littéraire est la connaissance des mécanismes stylistiques. Du reste, tout dépend du pouvoir créateur du traducteur: Créer la surprise, piquer l'intérêt, ouvrir leș portes de l'imaginaire, sans perdre le
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căușe du manque de correspondance stylistique entre leș langues. Une précondition à la traduction de toute œuvre littéraire est la connaissance des mécanismes stylistiques. Du reste, tout dépend du pouvoir créateur du traducteur: Créer la surprise, piquer l'intérêt, ouvrir leș portes de l'imaginaire, sans perdre le contact avec le lecteur, sans créer une barrière de perplexité qui romprait le lien de connivence indispensable entre le producteur du texte [...] et son destinataire, telle est la tache du traducteur confronté aux
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traductologue, reste hors discussion " l'attitude qui se veut intermédiaire, en cherchant une sorte d'équivalence chimérique et qui ne satisfait à personne "306. Nous analysons en détail la traduisibilité des marques stylistiques du texte poétique de Lucian Blaga dans leș Chapitres V et VI de notre thèse. 5. 2. Traduisibilité de la figure Și le style a été compris comme l'un des facteurs qui créent la littérarité, la figure a été souvent proclamée écart par rapport à la norme de la
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quotidienne : par exemple, en rhétorique, tout usage de la langue qui " s'éloigne plus ou moins de ce qui eût été l'expression simple et commune "307 constitue une figure. Analysant ce controversé phénomène langagier et essayant de systématiser șes traits fondamentaux, leș linguistes ont déclaré qu'il n'y a pas de figure sans " écart " et pas d'écart sans norme.308 Le concept d'" écart " est préféré aussi par Genette, qui considère que la figure de style constitue un " écart entre
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et le sens ", un " espace intérieur du langage " qui a à la base une similarité d'ordre sémantique : " L'existence et le caractère de la figure șont absolument déterminés par l'existence et le caractère des signes virtuels auxquels on compare leș signes réels en posant leur équivalence sémantique. "309 Toute figure entretient, en effet, un rapport subtile avec le référent qu'elle est censée représenter, référent, " visible en transparence, comme un filigrane, ou un palimpseste, sous son texte apparent "310. Leș
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leș signes réels en posant leur équivalence sémantique. "309 Toute figure entretient, en effet, un rapport subtile avec le référent qu'elle est censée représenter, référent, " visible en transparence, comme un filigrane, ou un palimpseste, sous son texte apparent "310. Leș figures de style, ces " fleurs de la rhétorique ", posent deux problèmes d'ordre théorique. Le premier fait référence à la tache de leur nomenclature. En ce sens, un ouvrage de référence est le " traité complet " des figures de Fontanier, qui constitue
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premier fait référence à la tache de leur nomenclature. En ce sens, un ouvrage de référence est le " traité complet " des figures de Fontanier, qui constitue " la taxinomie la plus riche et systématique en la matière "311. On y retrouve leș figures de signification, de construction, d'élocution, de style et de pensée.312 Le deuxième problème concerne la tache d'établir leș conditions d'emploi et leș fonctions des figures : elles peuvent acquérir un rôle purement ornemental ; elles contribuent à
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de Fontanier, qui constitue " la taxinomie la plus riche et systématique en la matière "311. On y retrouve leș figures de signification, de construction, d'élocution, de style et de pensée.312 Le deuxième problème concerne la tache d'établir leș conditions d'emploi et leș fonctions des figures : elles peuvent acquérir un rôle purement ornemental ; elles contribuent à accroître la littérarité (poéticité) du texte, et, dans une perspective rhétorique, elles constituent d'efficaces instruments de persuasion. Établir quelle est la
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