12,109 matches
-
traduction est une opération premièrement linguistique, nous considérons que l'analyse linguistique doit précéder toute discussion sur la traduction du texte poétique. C'est pourquoi nous reprenons la théorie de Jakobson sur la fonction poétique, afin d'analyser son actualité. * Leș formalistes russes 353 ont analysé le discours lyrique en fonction du schéma jakobsonien de la communication et de șa théorie sur la fonction poétique. Le texte a été évalué selon le processus de production et de réception dans un contexte bien
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
poétique utiliser le moț "message" que și une valeur est imposée, non une information ou de la signification "356. Voilà donc une opposition très clăire entre le langage courant et le langage de la poésie. Cette opposition a été embrassée aussi par leș linguistes, qui ont fait de la " langue poétique " une idée tout à fait nette et spécifique. Dans leur argumentation, ils se șont appuyés sur l'analyse de la fonction prédominante de ce type de discours et ont décidé qu'" en opposition au langage
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
poétique " une idée tout à fait nette et spécifique. Dans leur argumentation, ils se șont appuyés sur l'analyse de la fonction prédominante de ce type de discours et ont décidé qu'" en opposition au langage courant, langage de pure communication où leș formes phoniques, morphologiques, etc. n'ont aucune autonomie, dans la langue poétique la fonction de communication passe au second plan "357. La fonction poétique est, par conséquent, celle qui a la primauté dans le cas du discours de la poésie : dans
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
la sphère de la fonction poétique à la poésie, ou de confiner la poésie à la fonction poétique, n'aboutirait qu'à une simplification excessive et trompeuse. Elle est seulement, dans un certain type de message, la fonction dominante, déterminante, réduisant leș autres à un rôle accessoire. "362. Par conséquent, la fonction poétique doit être placée au centre de toute préoccupation linguistique 363, y compris traductologique. Nous nous demandons quelle est la matérialisation concrète de la fonction poétique dans le discours : comment se
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
matérialisation concrète de la fonction poétique dans le discours : comment se réalise-t-elle réellement ? Quelles seraient șes marques dans le texte ? Îl est évident que, par rapport au discours courant, le discours poétique se place à un niveau supérieur ; îl joue sur leș multiples valences de la langue, à la fois sur le plan formel et sémantique : " le langage poétique ne s'écarte pas des virtualités expressives de la langue, îl leș honore et leș développe, ou, du moins, îl leș expose davantage "364. Le
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
courant, le discours poétique se place à un niveau supérieur ; îl joue sur leș multiples valences de la langue, à la fois sur le plan formel et sémantique : " le langage poétique ne s'écarte pas des virtualités expressives de la langue, îl leș honore et leș développe, ou, du moins, îl leș expose davantage "364. Le message poétique, résultant d'une réflexion approfondie sur le matériau verbal, est donc loin d'être le produit du hasard ou du manque de logique : La poésie
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
poétique se place à un niveau supérieur ; îl joue sur leș multiples valences de la langue, à la fois sur le plan formel et sémantique : " le langage poétique ne s'écarte pas des virtualités expressives de la langue, îl leș honore et leș développe, ou, du moins, îl leș expose davantage "364. Le message poétique, résultant d'une réflexion approfondie sur le matériau verbal, est donc loin d'être le produit du hasard ou du manque de logique : La poésie définie comme message
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
supérieur ; îl joue sur leș multiples valences de la langue, à la fois sur le plan formel et sémantique : " le langage poétique ne s'écarte pas des virtualités expressives de la langue, îl leș honore et leș développe, ou, du moins, îl leș expose davantage "364. Le message poétique, résultant d'une réflexion approfondie sur le matériau verbal, est donc loin d'être le produit du hasard ou du manque de logique : La poésie définie comme message où la fonction poétique a le
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
a le rôle principal et non comme langage versifié, musical, etc. n'est pas jeu gratuit sur l'ordre des mots fournis à l'avance par la pensée (concept mis en forme esthétique). [...] Îl y a message poétique quand tous leș éléments utilisés șont nécessaires à la compréhension du message global et, inversement, quand le fonctionnement globalisant a conditionné la présence de chacun de ces éléments.365 Dans un premier temps, îl semble que l'organisation particulière du matériel verbal accorde
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
discours narratif par des traits de nature stylistique : cette distinction est " celle de la métaphore-poésie et de la métonymie-prose "369. Voilà une remarque catégorique qui sépare le discours lyrique, par să fonction et șes caractéristiques, de tout autre discours, littéraire ou non-littéraire : " Leș tropes șont donc rapprochés des pôles de la poésie et de la prose, tout en étant situés dans une histoire littéraire : "romantisme" et "symbolisme" pour la métaphore-poésie ; "réalisme" pour la métonymie-prose. Jakobson en vient à opposer ces deux pôles de façon radicale
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
et de son fonctionnement, est, peut-être, son trăit le plus particulier. Le discours poétique a un public cible bien défini, car îl se fond dans la pratique du langage. La poésie devient porteuse de signification et établit des relations entre leș locuteurs et, à travers la traduction, entre leș cultures. En ce sens, le discours poétique n'a jamais cessé d'être un fait social: La poésie est dans le renouvellement d'un rapport entre l'individu-langage et la société-langage. Și
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
le plus particulier. Le discours poétique a un public cible bien défini, car îl se fond dans la pratique du langage. La poésie devient porteuse de signification et établit des relations entre leș locuteurs et, à travers la traduction, entre leș cultures. En ce sens, le discours poétique n'a jamais cessé d'être un fait social: La poésie est dans le renouvellement d'un rapport entre l'individu-langage et la société-langage. Și, quoi qu'elle dise, la poésie ne réinvente
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
poétique : signifiant, signifié, signifiance Cettte section est une étude du signe poétique en fonction de șes composantes (signifiant et signifié). Cette démarche nous permet d'aboutir au concept de signifiance, concept-clé de notre analyse. * La question centrale que se posent leș sémioticiens à propos du discours poétique vise l'existence et le fonctionnement du signe poétique, conçu par la théorie saussurienne comme unité du signifiant et du signifié.377 Le discours poétique, réunion de tous leș signes d'un poème, est
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
question centrale que se posent leș sémioticiens à propos du discours poétique vise l'existence et le fonctionnement du signe poétique, conçu par la théorie saussurienne comme unité du signifiant et du signifié.377 Le discours poétique, réunion de tous leș signes d'un poème, est structuré, selon Greimas, comme un signe complexe. La tache de déchiffrer ce type de signe revient exclusivement au lecteur avisé de poésie : Un texte poétique quelconque se présente comme un enchaînement syntagmatique de signes, ayant
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
tache de déchiffrer ce type de signe revient exclusivement au lecteur avisé de poésie : Un texte poétique quelconque se présente comme un enchaînement syntagmatique de signes, ayant un commencement et une fin marqués par des silences ou des espaces blancs. Leș signes, définis selon la tradition saussurienne par la réunion d'un signifiant et d'un signifié, peuvent être de dimensions inégales : un moț, une phrase șont des signes, mais aussi un discours, dans la mesure où îl se manifeste comme
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
la densité qui caractérise le discours de la poésie et qui se définit, selon Greimas, par " le nombre de relations structurales qu'exige la construction de l'objet poétique "381. En ce qui suit, nous définissons ce que nous entendons par leș composantes du signe poétique. Pour ce faire, nous employons le modèle saussurien, selon lequel le signifiant est identifié avec le niveau formel du discours, tandis que le signifié est considéré le niveau sémantique : " La décomposition du signe qu'est le
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
ce faire, nous employons le modèle saussurien, selon lequel le signifiant est identifié avec le niveau formel du discours, tandis que le signifié est considéré le niveau sémantique : " La décomposition du signe qu'est le discours poétique met en place leș articulations parallèles du signifiant et du signifié : nous dirons que le signifiant y est présent comme niveau prosodique du discours et le signifié comme son niveau syntaxique. "382 La thèse sur " la fusion du son et du sens "383 a
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
a été reprise en sémiotique en termes de " postulat de la corrélation du plan de l'expression et du plan du contenu "384. Greimas voit dans la relation signifiant-signifié une unité indestructible : îl refuse d'" envisager isolément le signifié poétique ", dont leș structures propres lui paraissent " tout entières commandées par "la nécessité de mener de pair deux discours parallèles" "385. En d'autres mots, la dualité du signe poétique n'altère pas son unité et să motivation dans le discours : " Car îl
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
dualité du signe poétique : " Le langage, on le sait, s'analyse à deux niveaux, phonique et sémantique. La poésie s'oppose à la prose par des caractères qui existent à ces deux niveaux. "387 En ce sens, Jean Cohen emploie leș critères phoniques et sémantiques dans l'analyse du discours poétique et opère une distinction entre : 1) le " poème en prose ", qui est un " poème sémantique ", 2) ce qu'il appelle leș " poèmes phoniques " qui " ne mettent en œuvre que leș
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
deux niveaux. "387 En ce sens, Jean Cohen emploie leș critères phoniques et sémantiques dans l'analyse du discours poétique et opère une distinction entre : 1) le " poème en prose ", qui est un " poème sémantique ", 2) ce qu'il appelle leș " poèmes phoniques " qui " ne mettent en œuvre que leș ressources sonores du langage ", et 3) la poésie " phono-sémantique " ou " poésie intégrale "388. À notre avis, la plupart des poèmes, à vers fixe ou libre, qui valorisent leș deux niveaux, du
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
leș critères phoniques et sémantiques dans l'analyse du discours poétique et opère une distinction entre : 1) le " poème en prose ", qui est un " poème sémantique ", 2) ce qu'il appelle leș " poèmes phoniques " qui " ne mettent en œuvre que leș ressources sonores du langage ", et 3) la poésie " phono-sémantique " ou " poésie intégrale "388. À notre avis, la plupart des poèmes, à vers fixe ou libre, qui valorisent leș deux niveaux, du son et du sens, s'inscrivent dans cette dernière
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
qu'il appelle leș " poèmes phoniques " qui " ne mettent en œuvre que leș ressources sonores du langage ", et 3) la poésie " phono-sémantique " ou " poésie intégrale "388. À notre avis, la plupart des poèmes, à vers fixe ou libre, qui valorisent leș deux niveaux, du son et du sens, s'inscrivent dans cette dernière catégorie. Paradoxalement, nous pouvons définir le signe poétique à la fois par son dualisme (puisqu'il est formé d'un signifiant sonore et visuel et d'un signifié
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
qui créent, selon Michael Riffaterre, să signifiance.392 Le propre du signe poétique est de ne pas exister seul, mais d'être connecté en permanence aux autres signes du discours, ce qui fait du texte un réseau complexe de signes. Leș éléments qui contribuent à la création du signifiant poétique (qui șont d'ordre prosodique, sonore et visuel) peuvent être considérés des signes à signification complexe, qui doivent être pris en compte lors du processus de traduction. Ces signes poétiques se
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
qui șont d'ordre prosodique, sonore et visuel) peuvent être considérés des signes à signification complexe, qui doivent être pris en compte lors du processus de traduction. Ces signes poétiques se font remarquer par leur autonomie dans l'enchaînement discursif : " Leș signes habituels de la langue (que l'on songe aux sons, à la prosodie, au sens des mots ou à la structuration syntaxique) au lieu d'être appréhendés comme pratiquement utilisables, se découvrent coordonnés par des rapports nouveaux, qui leur font
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]
-
à la structuration syntaxique) au lieu d'être appréhendés comme pratiquement utilisables, se découvrent coordonnés par des rapports nouveaux, qui leur font recouvrer leur autonomie. "393 Dans un premier temps, la " forme " a signifié pour l'analyse du discours poétique " leș vers à rime, rythme et mesure régulières ". Prenons l'exemple de Jakobson qui, dans son étude du poème Leș Chats de Charles Baudelaire, souligne l'importance du signifiant poétique dans le cas des poèmes à forme fixe.394 Dans une
[Corola-publishinghouse/Science/1467_a_2765]